Semi-marathon des Sables d’Olonne

Date :19 septembre 2021
Classement :228ème/1500 (15,2%)
Temps :1h35’51
Taux d’autosatisfaction75%

A chaque semaine son semi ! Après Paris et Nice, celui-ci n’était pas vraiment prévu mais comme Bruno de Run Spirit a eu la gentillesse de nous inviter, il n’était pas possible de refuser.

Cette course est support des championnats de France (classement à part) et tout le gratin français de la discipline est donc présent avec notamment plusieurs athlètes olympiques.

Je n’ai absolument aucune idée de mon état de forme du jour, le temps de récupération a été court et j’ai choppé un petit rhume au cours de la semaine.

Je pars donc aux sensations et jette un œil au chrono à chaque vibration de ma montre. Je suis sur les mêmes bases qu’à Paris, autour de 4’20 au kilomètre. Même raisonnement, je décide de chercher à maintenir le rythme avec toujours pour objectif de finir sous les 4’30.

La première boucle passe bien, la fin de la seconde est difficile et je commence à perdre du temps sur les relances qui précèdent le retour sur le bord de mer. Arrivé sur celui-ci, je constate que le vent a forci et que ça ne va pas vraiment arranger mon affaire. Effectivement, à partir du 15ème, je navigue autour de 4’40 du kilomètre sans véritable capacité à inverser la tendance.

Je ne suis pas dans le dur mais je me sens bridé et pas en mesure d’aller chercher mieux. A l’arrivée sur le stade, je joue quand même le jeu du sprint final histoire de faire monter les pulsations.

Je regarde le chrono et constate que je suis 1′ plus lent qu’à Paris. Néanmoins, la moyenne est la même et le GPS indique 140m de plus, je suis donc bien sur les mêmes bases. Dans un sens c’est rassurant car ça prouve que j’absorbe bien la charge, dans l’autre, ça démontre que mon niveau est bien autour des 1h35 et qu’il va falloir s’y mettre si je veux aller chercher mieux.

Cécile signe un bon chrono en 1h28, pas très loin de son record personnel.

https://www.strava.com/activities/5987888547

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Ironman 70.3 Nice 2021

Date : 12 septembre 2021

Temps : 5h48’22’’

Classement : 474ème / 1540 (30,78%)

Taux d’autosatisfaction : 89%

Arrivée le vendredi soir à Cannes, direction Nice pour un retrait express des dossards avant un retour à Mandelieu. Test des jambes et du vélo le samedi matin puis direction de nouveau la promenade des anglais pour y déposer vélo et accessoires de course. Dîner aux petits oignons chez Phil et Anne avec des pâtes complètes au programme et glace locale obligatoire.

Dimanche matin, réveil 4h45, ça pique un peu, 3 coups de pompe histoire de se rassurer, pipi, combi et direction le départ natation. Le port du masque est toujours de rigueur, tout comme le rolling start, ce départ natation édulcoré qui nous prive de la lessiveuse tant appréciée.

6h30, je laisse Cécile s’élancer quelques secondes avant moi puis plonge dans cette piscine géante avec une belle envie d’en découdre. Je passe rapidement la combi 2XU aux parements roses et me dirige vers la première bouée éclairée. Au fil des minutes, le jour se lève et le parcours jusqu’ici invisible commence à se dessiner. Malgré le fait que toutes les conditions sont réunies pour nager en toute tranquillité, j’ai la chance de trouver un petit malin qui a envie de se frotter à moi. Je ne boude pas mon plaisir et tel un chien qui ne supporte plus qu’on le renifle, je le remets gentiment à sa place. Sans forcer mon talent, je sors de l’eau en 35’, pas de quoi pavoiser.

Transition à la coule et départ vélo sur un rythme de cyclotouriste motivé. Quelques furieux en CLM me déposent mais globalement, je suis dans le rythme de la course. Au km 15, Cécile pointe le bout de sa roue, on papote un peu et je fais l’effort pour la suivre. Je monte avec elle jusqu’au sommet du col de Vence et l’écart se fait dés le début de la descente. Je perds beaucoup de places et de nombreuses têtes connues (les athlètes doublés dans l’ascension) repassent devant. Je boucle les 90km en 3h16, à 28km/h, là encore, c’est correct mais pas exceptionnel.

T2 plutôt dynamique et c’est parti pour un semi ensoleillé. Je ne connais que trop bien le parcours et la chaleur qui sévit à cette heure de la journée. Je ne néglige aucun ravitaillement, l’ambition est d’être régulier et de ne pas se mettre dans le mal sur les 16 premiers kilomètres. Il sera alors temps d’aviser pour le finish. Je suis autour de 5’ au kilo, je n’ai pas le sentiment de pouvoir faire mieux mais pense pouvoir maintenir le rythme sur la distance, c’est ce que je fais, terminant ma cap en 1h45.

Je retrouve Cécile et Samuel sur la ligne d’arrivée, je suis plutôt bien et j’ai le sentiment d’avoir fait une course « aboutie ». Viens l’heure de l’analyse et de la comparaison, je gagne 9 minutes par rapport à 2018 et environ 300 places au classement général, je suis dans le premier tiers, confirmation que j’ai plutôt fait une bonne course. Cécile me colle 14’ sur l’ensemble de la course, ce qui n’est pas choquant au regard de nos formes respectives actuelles.

La semaine prochaine, direction la Vendée pour de nouvelles aventures !

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Semi-marathon de Paris 2021, Magnifique ou Guignolo ?

Temps : 1h34’56 »

Classement : 1.666ème/25.000 (6,66%)

Taux d’auto-satisfaction : 90%

Dimanche 5 septembre 2021, le semi-marathon de Paris 2020 va enfin voir le jour, 18 mois de préparation supplémentaire, ça va forcément porter ses fruits ! En réalité, j’aborde cette course sans véritable préparation spécifique, je suis entrainé pour être en forme à cette période mais pas de focus particulier sur la course à pied.

La météo est bonne, il fait beau, un peu chaud mais c’est très largement supportable.

Arrivé une heure avant le départ sur site, je soigne mon échauffement afin principalement de réveiller les muscles et faire monter le cardio.

Je suis dans le Sas -1h35, ce qui m’assure un départ sans trop de gène et donc une perte de temps réduite sur les premiers kilomètres. Pas vraiment d’objectif fixé, j’attends de voir comment passent les premiers kilomètres pour aviser. 4’22, 4’19, 4’19, les premiers kilomètres sont encourageants même si le parcours est roulant, je décide de viser les 4’30 au kilo sur l’ensemble de la course, considérant que je suis en train de me constituer une petite cagnotte dans l’optique de cet objectif.

Au kilomètre 5, j’ingurgite un gel, ce dernier fait de la résistance et décide de s’attaquer à ma gorge. Je passe de longues minutes à me racler cette dernière et à refouler tout ce qui est susceptible de perturber mon système respiratoire. Bizarrement, je me retrouve un peu esseulé, mes partenaires de course préférant prendre leurs distances.

Mon rythme est plutôt bon, je navigue à proximité des 4’30, soit au dessus de mon seuil maximal SV1 à 4’34. Je suis plutôt bien et je me dis que si ça continue comme ça, j’essaierai d’accélérer dans les 5 derniers.

Au 16ème kilomètre, ça ne se passe pas vraiment comme prévu, mes quadris se durcissent et je n’ai plus le dynamisme nécessaire au maintien de mon allure, néanmoins, cardiaquement tout va bien. A défaut d’accélérer, il faudra donc limiter les dégâts.

La montée de l’avenue Daumesnil est plutôt pénible, le passage sous le tunnel étouffant et je ne goûte que moyennement les montagnes russes au retour sur les quais.

Je perds du temps sur ce finish mais j’arrive néanmoins à boucler l’épreuve en 1h34’56 », justifiant ainsi largement mon dossard -1h35. L’année prochaine, je prendrai un dossard -1h, ça aura un peu plus de gueule !

En synthèse, résultat qui ne casse pas trois pattes à un canard mais étant donné ma forme des derniers mois, c’est plutôt satisfaisant donc ne faisons pas la fine bouche et savourons cette reprise des compets. Suite des aventures dés ce week-end…

Petite dédicace à Bébel qui nous a quitté cette semaine et qui aura illuminé les dimanche soirs de ma jeunesse.

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Championnat de France LD 2020 (3-100-20) – Chaville (92)

Semi-marathon de Paris : annulé, Triathlon L de Cannes : annulé, Half d’Aix : annulé, Etape du Tour : annulée, le triathlon L de Deauville était donc ma seule chance de courir en 2020. Et puis, Cécile s’est inscrite au Championnat de France LD de Cagnes et puis, j’ai fait pareil et j’ai revendu mon dossard pour Deauville.

Ce vendredi 25 septembre, tout est prêt pour aller chercher le titre dans le Sud, les billets de train achetés, le taxi réservé, la dog sitter confirmée. Cécile blessée ne peut pas courir et a finalement reporté son dossard sur 2021. Néanmoins, elle va m’accompagner avec son vélo, fera un petit tour du côté du Tanneron et m’encouragera sur la course.

Oui, mais non, sur les coups de 11h, je pose la question qu’il ne faut pas poser : « T’as vraiment envie d’y aller ? ». Après quelques minutes de discussions, non, oui, non, oui, oui, non, non, comme tu veux… la sentence tombe, on n’y va pas mais je vais me faire mon Championnat de France à la maison (histoire de rentabiliser la presta de coaching, les stages et de ne pas avoir fait tout cet entraînement pour rien…).

Un Longue Distance, c’est long mais un Longue Distance seul, c’est Très long (très belle phrase issue de ma culture footballistique). Je décide donc de rechercher un adversaire suffisamment fort pour m’accompagner mais pas trop pour que je puisse au final triompher. Orion et Walter ont les profils idéaux, Orion vient de se faire deux triathlons L dans des conditions pourries (Vercors et Ventoux men), il est donc cramé et Walter traine une blessure au genou qui l’handicape fortement sur la Cap.

Le second décline l’invitation prétextant une envie d’aller rouler cool en chevreuse (comprenez j’ai pas envie d’être le dindon de la farce) quand le premier accepte de m’accompagner sans trop réfléchir.

Samedi 26 septembre, 6h45, Orion pointe le bout de son guidon dans ma rue. Nous sautons dans ma 308 de compétition, direction la piscine de Boulogne Billancourt. Orion enfile son magnifique maillot de bain « frites » que je viens de lui offrir (maillot de bain qu’il portera sur toutes les prochaines séances club) et nous voilà partis pour la natation de ce triathlon improvisé. Orion pense que 2000m c’est déjà bien mais je persiste dans mon acharnement et me la colle sur 3000m en 55′, les spécialistes apprécieront !

Retour à Chaville et le gang des Cervélo R5 part à la conquête de la vallée de Chevreuse ! Orion me prévient d’entrée : « Je reste dans les roues, je suis crevé, c’est ta course et j’assume pleinement ! ». Il va respecter son engagement et ne passera devant que dans les côtes, histoire de me rappeler que dans ce domaine, actuellement, je suis vraiment nul (dixit l’intéressé lui-même…). Le vent est de la partie (21km/h selon Strava) et j’ai l’impression que nous l’avons toujours de face. Après 100 bornes ajustées par quelques vire-vire dans les rues de Cat City et 1000m de D+, nous arrivons à T2 en 3h32, soit un magnifique 28,3km/h de moyenne et 179 watts développés (amis statisticiens régalez-vous !)

Le parcours Cap est simple, tu montes sur le plateau, dans la forêt de Meudon, tu cours 10 bornes tout droit (ou presque), tu fais demi-tour et tu rentres. Cécile nous suivra en VTT et portera mon ravitaillement liquide, j’ai également pris un gel, ce qui s’avèrera largement insuffisant pour la distance à parcourir… Comme prévu, mon ami Orion n’est pas en grande forme, dés le départ, il envisage de réduire la distance de moitié et essaye même de me dissuader de faire les 20 bornes. Pas question, je vais le gagner ce titre de Champion de France. Au troisième kilomètre, je lui porte le coup de grâce, j’approche les 12km/h et je sais que cette vitesse supersonique va lui être fatale. Ce que je ne sais pas encore, c’est qu’elle va aussi m’être fatale… A 7,12km, Cécile vient à ma hauteur avec le VTT ravito/ouvreur, elle me dit qu’Orion est au plus mal 4km derrière (je pense qu’elle exagère légèrement…), elle m’invite à boire et me dit que je risque de ne pas la revoir tout de suite. 10ème kilomètre, je m’offre quelques pas de marche et savoure mon gel, c’est parti pour le retour à la maison. Les kilomètres s’enchainent et toujours pas de vélo ravito, le seul point d’eau sur le parcours est à sec, je commence à m’énerver, à être fatigué et à perdre le moral. Au kilomètre 15, je craque et commence à marcher, les 5 derniers kilomètres seront une alternance course/marche, seul dans la forêt, c’est dur… Cécile est au chevet d’Orion, incapable de retrouver son chemin et qui rentre tranquillement à la maison en lui faisant la causette. Au final, j’affiche un joli 10km/h à l’issue de cette Cap Trail qui ne restera pas dans les annales du sport.

Je passe la ligne d’arrivée en 6h26’28 » et remporte donc ce titre grandement mérité de Champion de France à domicile. Félicitations à mon dauphin (titre plutôt mal choisi étant donné qu’il nage comme une pierre), Orion et puisqu’il faut un troisième sur le podium, j’attribue ce titre à Walter car étant mon voisin c’est d’autant plus pratique…

Ma saison de triathlon se termine sur cette magnifique performance, en ces temps compliqués, j’espère avoir réussi à vous tirer un petit sourire à travers ce compte-rendu de course.

Je ne sais pas où nous allons avec ce virus mais je sais que les départs de Jo et d’André ne feront que noircir le tableau de cette année de merde, même si ça ne sert à rien, je leur dédie cette course, ils resteront à jamais dans ma mémoire.

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Cormaris Trail : Et de 4 !!!!

  • Course : Cormaris Trail (28 km)
  • Lieu : Cordemais (44)
  • Résultat : 65ème /431 (15,08%)
  • Temps : 2h26’40 »
  • Taux d’auto-satisfaction : 95%

A un mois du semi-marathon de Paris, cette course tombe à point nommé dans ma préparation. Ce qui tombe également bien dans la région nantaise, c’est la pluie et là, je vous garantie qu’elle s’est fait plaisir… Les sentiers se transforment en ruisseaux et on hésite à troquer les runnings pour une belle paire de bottes. Je retrouve Cyrille le Mytribeur sur la ligne de départ, juste le temps d’échanger quelques mots et c’est parti pour le Mud Day longue distance. Très rapidement, mes pieds baignent dans l’eau, heureusement que la température extérieure est clémente sinon ce serait un véritable enfer. Les 2 premières féminines sont dans mon champ de vision pendant de nombreux kilomètres mais il m’est impossible de combler l’écart. Les dernières côtes sont difficiles à franchir, les jambes sont lourdes, très lourdes. Je franchis la ligne d’arrivée après 2h26 d’effort, en 65ème position.

Le maître des lieux avait prévenu, ce serait une course pour guerriers, c’en fut une, le combat continue ! José, seul nantais à renoncer à la retraite sportive malgré des douleurs costales termine dans le 1er quart du 12km, à quelques minutes de Léo Paul, bravo Jojo !!! Matthieu et Aurelie gagnent le relai et s’offrent leur moment de gloire sur le podium Cormaris. Laura gagne le relai féminin pour son retour aux sources. Pour conclure, un grand merci à Renaud, André, Alain, Arnaud, Didier, Karine, Anne et tous les bénévoles qui sous l’impulsion de Chuong rendent cette course possible.

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Cross de Sartrouville – 8 décembre 2019

  • Course : Cross de Sartrouville (8,570 km)
  • Lieu : Sartrouville (78)
  • Résultat : 55ème /80 (68,75%)
  • Temps : 39’57 »
  • Taux d’auto-satisfaction : 75%

Dimanche 8 décembre, le temps est nuageux avec de fréquentes averses, la température extérieure avoisine les 13 degrés. Je gare ma 308 sur le parking du parc Youri Gagarine, la tête dans les étoiles et me dirige vers le local des inscriptions. On m’attribue le dossard 1225, même si nous ne serons que 80 alignés sur la course 6 réservée aux Juniors et Vétérans 1 et plus (il arrive un âge où on ne compte plus). Je reconnais les lieux et regarde les jeunes en découdre sur leurs courses respectives. Je suis dans ma bulle, concentré sur mon objectif. Le speaker essaye de m’impressionner en déroulant le cv des favoris, octuple Champion de France de Cross, 2h06 sur Marathon, participation aux championnats d’Europe… Il semblerait que je sois en position d’outsider, peu importe, je me dirige vers les vestiaires et pousse la porte de celui réservé aux Elites. Un mec est là, je lui demande si les pointes sont indispensables ou si ça peut passer en running. Il me fait une réponse de normand m’indiquant que si c’est gras on met les pointes, mais que dans le cas contraire ce n’est pas la peine. Il me précise qu’il ne va pas courir et sort un débardeur blanc avec pour seule signe distinctif un écusson du drapeau algérien. Je pense qu’il se moque de moi (en fait il préparait le maillot pour un autre athlète…). Il en faut plus pour me décourager, je chausse mes running et pars m’échauffer. Le parcours est un vrai labyrinthe, au bout de 10’, je me dis qu’il va falloir regagner le départ, sauf que je ne sais plus où il est. Je pars à droite et j’entends le speaker sur ma gauche. Je finis par demander mon chemin. Vu la nature du parcours, pas de doute, les pointes s’imposent.

Ca vend du rêve !!! Ou est Charlie ?

Sur la grille de départ, je n’en mène pas large, pas le temps de discuter, ça part plein balle. Après quelques mètres, je constate qu’il y a plus de monde devant que derrière. Peu importe, je suis venu pour me mettre la misère et je vais me la mettre, bien comme il faut. Ces parcours en mode petits serpentins et montagnes russes sont terribles car on est en permanence en contact visuel avec ses adversaires et non moins amis… Je passe un bon moment avec un chevelu qui me colle aux basques, j’arrive néanmoins à m’en extirper. Finalement, je passe la ligne en 55ème position, il y en a encore 25 derrière, ouf !!! Direction la douche où je retrouve mes potes de gadoue. Bonne expérience même si je n’étais pas vraiment au niveau de cette course. Sartrouville c’est costaud, j’ai pris cher comme en témoigne la photo, limite flippante, mais je n’ai qu’une envie : retourner au combat !

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Cross de Chaville – 24 novembre 2019

  • Course : Cross de Chaville (8km)
  • Lieu : Chaville (92)
  • Résultat : 62ème /128 (48,43%)
  • Temps : 41’37 »
  • Taux d’auto-satisfaction : 90%

Pour cette 40ème édition du cross de Chaville, la pluie des jours précédents a laissé la place à un beau soleil d’automne. La température est idéale et les participants sont venus en nombre. Pour ma part, j’ai pris quelques kilos, je ne sais pas bien si je termine ma saison ou si je commence la nouvelle, j’ai une petite gêne musculaire au niveau du fessier mais j’ai surtout une grosse envie de m’amuser. Je retrouve Dimitri, habitué de l’épreuve et Mathilde, Versaillaise exilée à Lyon, dans la zone de départ. Le starter est un peu sur les nerfs et il lâche les fauves sans mise en garde préalable. J’essaye de partir suffisamment vite pour me placer mais pas trop pour ne pas me griller. Le peloton s’étale le long de 8km et 200m de D+. Je suis accompagné de Dani qui compte une multitude de supporters et de l’homme en noir qui essaie à plusieurs reprises de me doubler (en vain). Moi qui pensais m’amuser, j’en bave sévère, mon cardio est au Max (173 bpm) et mes pointes écrasent le sol comme le ferait un éléphant après un festin de bananes. Dans la dernière descente, Dani me grille la priorité, je la laisse filer mais garde le contact. Dans les derniers mètres, aucune place à la galanterie, je fais le sprint et reprends ma place au prix d’un bel effort. Dimitri et Mathilde sont déjà au ravitaillement, on partage rapidement nos impressions et chacun reprend son chemin. Après course, je m’interroge sérieusement sur mon côté masochiste car malgré la douleur ressentie à la suite d’un effort aussi intense, je n’ai qu’une envie : remettre ça !

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Cormaris Odyssée V 7.0

  • Course : Duathlon X-pert Cormaris Odyssée (6/26/3)
  • Lieu : Cordemais (44)
  • Résultat : 52ème /154 (33,77%)
  • Temps : 1h20’20 »
  • Taux d’auto-satisfaction : 90%

Après deux années orientées X-triathlon, retour sur le format X-pert pour cette 7ème édition de Cormaris Odyssée. Pas beaucoup de têtes connues dans le parc à vélo, seuls Matthieu et Léo Paul ont eu le courage de s’inscrire sur la même épreuve que le Champion. Même Chuong a déserté les lieux préférant festoyer avec ses collègues de boulot, du côté de la Sicile. Après un échauffement avec Matthieu et sa Chérie, place au briefing et à l’aérobic. Sous l’arche de départ, je me positionne en troisième rideau avec pour objectif de ne pas gêner et de ne pas être gêné. Je suis sur un rythme de 15km/h, ce qui est la limite actuelle de mes capacités. Pas de problèmes de repérage dans le parc car je porte le numéro 2. Je réalise une bonne transition et j’enfourche mon R5 préféré au P3 principalement pour ses freins à disques plus efficaces sur route mouillée. Le parcours est tout plat mais les relances nombreuses. Je me retrouve rapidement avec 3 larrons avec qui nous nous alternons dans le respect des règles du drafting. On dirait Hawaï avec les mecs alignés à 7m d’intervalle, sauf que nous sommes à … Cordemais. Je roule fort mais je m’autorise une petite fioriture lorsque je croise les bénévoles de chocs, Renaud, son père et mes parents, en les saluant d’une main (Youhou c’est le gros délire !!!). Dans les derniers kilomètres, je double Léo Paul qui semble à la peine sur son vélo. T2 bien maîtrisée et départ tonitruant en cap. J’ai Léo Paul aux fesses et son pote Julo en ligne de mire. Autant dire que les 2,8km ne sont pas une partie de plaisir et que j’ai le cœur et les jambes au taquet. J’échoue à 1 seconde de Julo et 13 secondes devant Léo Paul. Calé entre le junior et le cadet, le vieux est à sa place. Je reprends mes esprits et retrouve Matthieu dans la zone d’arrivée. Il m’a collé 2’ et attend sa Chérie qui va remporter la course féminine, pas mal pour une reprise post-grossesse ! On partage la même analyse, même si le temps de course est court, l’intensité sur Duathlon est vraiment dure et il faut une certaine dose de masochisme pour participer à ce type d’épreuves. Une douche rapide, une bise à la famille et aux amis et je repars retrouver Cécile et les canidés à la capitale. Petite coupure avant le lancement de la prochaine saison qui s’annonce encore riche.

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Perlim et Pinpin font le Triathlon M de la Baule

  • Course : Triathlon Audencia La Baule Format M
  • Lieu : La Baule (44)
  • Résultat : 110ème /1000 (11%)
  • Temps : 2h26’21 »
  • Taux d’auto-satisfaction : 95%

Quoi de mieux pour terminer cette saison de triathlon (sans aucun doute ma meilleure) qu’un retour aux sources sur le Triathlon de la Baule. C’est en effet ici, qu’en septembre 2018, j’ai attrapé le virus de ce sport.

Les années ont passé mais l’expérience et la régularité à l’entraînement me permettent de maintenir un niveau de performance honorable (ou du moins pas trop minable…).

Samedi 21, je suis sur place pour assister aux finales femmes et hommes du Grand Prix. Toutes les stars du Triathlon courte distance sont au rendez-vous dont Cassandre Beaugrand qui remporte l’épreuve, le champion du monde Vincent Luis et Mario Mola vainqueur chez les hommes. On notera aussi la présence de Charlotte Morel, tête d’affiche des Sardines de Marseille. Je suis véritablement impressionné par le niveau de tous ces athlètes, principalement en natation et cap, le vélo n’ayant pour utilité que de constituer des packs façon Tour de France.

Après une excellente nuit à Pornichet chez Olivia et Gilles et leurs supers enfants, je prends donc la direction de la Baule pour participer au triathlon M.

Dans le parc je retrouve José alias Perlim et sa bande de Casimirs du Triathlon Club Nantais. Je, alias Pinpin, me dirige ensuite vers mon emplacement au milieu d’une quinzaine de stadistes. Je m’installe rapidement et vais me positionner vers le départ natation. Un départ « mass start » avec 1000 pingouins, ça fait réfléchir d’autant plus qu’une petite houle vient pimenter l’expérience. J’opte pour un positionnement en 4ème ligne contrairement à Perlim qui part en pôle position.

Je vais vite regretter mon manque d’audace car dés les premiers mètres il devient impossible de nager. On manque tout simplement de place… Je fais un espèce de crawl water polo brassé qui me permet juste d’avancer. A l’approche de la première bouée rouge, ça se décante un peu, je saisis l’opportunité pour prendre l’espace et enfin poser ma nage. Tout se passe bien mais dans le dernier bord un kayak un peu trop zélé nous oblige à nous nager de nouveau les uns sur les autres. Je sors finalement de l’eau en 32’ avec 2100m au GPS, on est plus proche d’une nat de Half que de M.

Bonne transition et c’est parti pour la balade à bicyclette. Très rapidement un groupe se crée. Je l’anime avec un autre gars plutôt dévoué puis j’harangue les autres en leur demandant de prendre des relais. Le groupe s’organise et nous reprenons pas mal de gars. Le rythme n’est pas dingue mais correct et toujours plus rapide qu’en solo. J’essaye d’être toujours dans le 1er tiers afin de ne pas me faire prendre en cas de cassure. Je passe même en tête occasionnellement.

Nous arrivons à T2 et je vois Perlim qui est déjà vélo à la main. L’explication en cap va bien avoir lieu ! Je foire ma transition car même si j’ai bien mémorisé le lieu de mon emplacement, des numéros apposés sur les racks me font douter. Le ton monte même avec un étudiant bénévole qui me certifie que mon emplacement est à un endroit alors que je sais pertinemment que ce n’est pas le bon. Finalement, j’arrive à retrouver mes baskets, je les enfile et pars finir le boulot.

Le départ est vent de dos, je regarde mon chrono, 4’10, c’est bon, je suis en jambes. Avant le premier 1/2 tour, je croise Perlim qui me fait un coeur avec ces mains, c’est beau l’amour ! Non content d’avoir sa tenue de Casimir, il a eu la bonne idée de mettre une casquette qu’il porte à l’envers façon rappeur des années 80. Impossible de le louper, c’est une cible idéale que je rattrape au 5ème km. Je lui adresse un coup d’épaule viril et le dépose. J’entends quelques encouragements de Gilles, Olivia, Dorothée et d’autres que je n’identifie pas. Je reste régulier sur la fin de course, sans pour autant me mettre minable. Je double Laura dans les derniers mètres et boucle l’épreuve en 2h26, en 110ème position.

Perlim n’est pas très loin, on se retrouve, on fait la photo Finishers, Perlim et Pinpin sont enfin réunis. Je plie les gaules, direction la capitale. J’ai vraiment passé un excellent moment sur la côte Atlantique, cette course est la fête du triathlon et un bel événement populaire. J’y reviendrai sûrement dans les prochaines années.

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Embrunman : Le Mythe

  • Course : Embrunman
  • Lieu : Embrun (05)
  • Résultat : 412ème /1181 (34,88%)
  • Temps : 14h08’56
  • Taux d’auto-satisfaction : 100%

Certains se lancent sur l’Embrunman sans trop réfléchir, dés les premières années de pratique, en se disant que ça passera ou que ça cassera. Pour ma part, l’histoire est toute autre puisqu’il m’aura fallu plus de 10 ans pour me lancer dans l’aventure. Pourtant, dés 2013, après l’Ironman de Nice, il était déjà clair dans mon esprit que ma prochaine course sur ce format serait Embrun. Le cru 2019 et la 36ème édition de cette course mythique aura donc été la bonne.

Afin de mettre toutes les chances de mon côté, je décide de me donner les moyens de mon ambition dés le mois de février ; coaching personnalisé, stages à Lanzarote et Fréjus, attention accrue sur mon alimentation et mon sommeil, reconnaissance du parcours (déjà parcouru en 2011) et  bien sûr, volume d’entraînement conséquent.

Malgré cela, j’appréhende cette course comme aucune autre. Il faut dire que la reconnaissance du parcours vélo incite fortement à l’humilité et la banderole suspendue à l’entrée de la ville indiquant qu’il s’agit du « triathlon le plus difficile au monde » n’arrange rien à mon affaire (je vous entends déjà polémiquer sur cette affirmation qui n’a de valeur que pour celui qui l’énonce…).

Après quelques péripéties automobiles, notre 308 n’étant pas décidée à rejoindre les Hautes Alpes, nous arrivons à Embrun le 13 au soir. La journée du 14 est consacrée au retrait des dossards, aux derniers entraînements TRES souples et au repos.

Jeudi 15 août, 4h15, le réveil sonne, c’est le moment fatidique, il faut y aller ! Dans le parc à vélo, je retrouve Greg et sa bonne humeur habituelle, sa présence me permet de sortir un peu de mon stress et donc de mieux profiter de ce moment d’exception. Je suis au départ de l’Embrunman, la natation nocturne au milieu des montagnes et d’un public déjà nombreux, c’est maintenant ! Pas question de prendre des risques et de faire le Kakou, je me place en retrait des premières lignes où la bataille risque d’être virile. La lumière au bout du lac et la rapide levée du jour facilitent l’orientation, je me serais bien passé du snorkeling au milieu des algues vertes mais pour le reste tout se passe bien malgré une forte densité de nageurs tout au long du parcours. Mon cerveau est en ébullition permanente, je ne peux cesser de penser à ce qui m’attend par la suite.

Je sors de l’eau en 1h10, le doute est omniprésent, je n’ai pas mon entrain habituel, je prends mon temps à la transition et fais le choix de privilégier mon confort en enfilant un coupe vent. Ma stratégie sur le vélo est assez simple, elle se résume en un mot : gestion. Visiblement tout le monde n’a pas pris la même option car je me fais doubler par beaucoup d’athlètes. Je résiste à l’emballement général même si moralement ce n’est pas forcément facile à vivre. La première montée passée, le terrain devient plus favorable sur les balcons de la Durance. J’arrive bien frais au pied de l’Izoard que je monte au train constatant déjà que certains se sont peut-être vus trop beaux. Je récupère mon ravito perso au sommet quelque peu embouteillé mais je ne m’attarde pas. La descente est très rapide, je dépasse les 73km/h, le vélo vibre de toutes parts. La suite du parcours est connue, la côte de Pallon ne m’entame pas plus que ça, nous prenons le vent de face, parfois assez fortement et finalement, la ville d’Embrun se profile à l’horizon. Je n’en ai pas pour autant fini avec la petite reine, il me reste la montée de Chalvet. Je croise Juju, déjà parti sur la Cap, qui me semble en forme, nous échangeons nos encouragements. Il fait chaud dans Chalvet et cette ascension est interminable, je prends un coup au moral et je me demande vraiment où je vais trouver les ressources pour courir le marathon.

J’arrive dans le parc après 8h10 de selle, en même temps que Sébastien de Cormaris et Cyprien, ex-Versaillais. J’opte pour un changement intégral et je me transforme en traileur avec sac à dos et fiolles sur les pectoraux. Je ne veux pas être tributaire des ravitaillements et souhaite rester autonome au niveau de l’hydratation. Le démarrage est difficile, Cécile vient à mes côtés et essaye de me motiver. Je marche à l’approche du premier ravitaillement puis mon cerveau switch radicalement. Je décide d’arrêter de subir et de passer en mode conquérant. Il n’y a plus de place pour le doute, je suis caissu, je vais aller au bout. Je n’ai qu’une obsession, courir, je m’autorise la marche uniquement dans la montée la plus raide du parcours. C’est dans cette côte que Xavier vient m’encourager, lors de mon second passage. Il trouve les mots justes, extrêmement positifs et renforce ma motivation. Un peu plus loin, Charlotte et Fred en remettent une couche. Les encouragements de Cécile et des très nombreux supporters anonymes (la ville d’Embrun vit pour son triathlon, on sent que c’est une institution ici), me rendent encore plus fort. Malgré les douleurs articulaires, je ne lâche rien et remonte 90 places sur la Cap. Dans les 500 derniers mètres, un gars essaye de me doubler, je contre son attaque, il en remet une couche et se déclenche une crampe qui le stoppe net, je ne le reverrai plus. Je passe finalement la ligne après 14h08 minutes, en 412ème position après une course que je ne pouvais espérer meilleure. Sourire et émotion sont au rendez-vous de ce moment inoubliable.

William Mennesson également licencié au Stade Français a gagné la course depuis plus de 4h, performance exceptionnelle. 

Greg, Julien, Guillaume, Ludovic, Germain et Cyprien, Lionel, Laurent, Anthony, Cyrille, Vincent, Hervé, Adeline (très impressionnante), Damien, Julien, Pierrick, Laurent, Nicolas, Sébastien , Alexis, Antoine et Yvonnick sont tous finishers et garderons un souvenir impérissable de ce 15 août 2019. Merci à Charlotte pour le coaching aux petits oignons, à Xavier, Dorothée, Mickaël, Séverine et Jean-Marc pour les encouragements. Enfin, merci à Cécile pour son total soutien et pour continuer à partager avec moi cette passion plutôt folle.

A chacun son Graal !

La course en images ici : https://www.facebook.com/TrimaxMag/videos/731899017247587/

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