Perlim et Pinpin font le Triathlon M de la Baule

  • Course : Triathlon Audencia La Baule Format M
  • Lieu : La Baule (44)
  • Résultat : 110ème /1000 (11%)
  • Temps : 2h26’21 »
  • Taux d’auto-satisfaction : 95%

Quoi de mieux pour terminer cette saison de triathlon (sans aucun doute ma meilleure) qu’un retour aux sources sur le Triathlon de la Baule. C’est en effet ici, qu’en septembre 2018, j’ai attrapé le virus de ce sport.

Les années ont passé mais l’expérience et la régularité à l’entraînement me permettent de maintenir un niveau de performance honorable (ou du moins pas trop minable…).

Samedi 21, je suis sur place pour assister aux finales femmes et hommes du Grand Prix. Toutes les stars du Triathlon courte distance sont au rendez-vous dont Cassandre Beaugrand qui remporte l’épreuve, le champion du monde Vincent Luis et Mario Mola vainqueur chez les hommes. On notera aussi la présence de Charlotte Morel, tête d’affiche des Sardines de Marseille. Je suis véritablement impressionné par le niveau de tous ces athlètes, principalement en natation et cap, le vélo n’ayant pour utilité que de constituer des packs façon Tour de France.

Après une excellente nuit à Pornichet chez Olivia et Gilles et leurs supers enfants, je prends donc la direction de la Baule pour participer au triathlon M.

Dans le parc je retrouve José alias Perlim et sa bande de Casimirs du Triathlon Club Nantais. Je, alias Pinpin, me dirige ensuite vers mon emplacement au milieu d’une quinzaine de stadistes. Je m’installe rapidement et vais me positionner vers le départ natation. Un départ « mass start » avec 1000 pingouins, ça fait réfléchir d’autant plus qu’une petite houle vient pimenter l’expérience. J’opte pour un positionnement en 4ème ligne contrairement à Perlim qui part en pôle position.

Je vais vite regretter mon manque d’audace car dés les premiers mètres il devient impossible de nager. On manque tout simplement de place… Je fais un espèce de crawl water polo brassé qui me permet juste d’avancer. A l’approche de la première bouée rouge, ça se décante un peu, je saisis l’opportunité pour prendre l’espace et enfin poser ma nage. Tout se passe bien mais dans le dernier bord un kayak un peu trop zélé nous oblige à nous nager de nouveau les uns sur les autres. Je sors finalement de l’eau en 32’ avec 2100m au GPS, on est plus proche d’une nat de Half que de M.

Bonne transition et c’est parti pour la balade à bicyclette. Très rapidement un groupe se crée. Je l’anime avec un autre gars plutôt dévoué puis j’harangue les autres en leur demandant de prendre des relais. Le groupe s’organise et nous reprenons pas mal de gars. Le rythme n’est pas dingue mais correct et toujours plus rapide qu’en solo. J’essaye d’être toujours dans le 1er tiers afin de ne pas me faire prendre en cas de cassure. Je passe même en tête occasionnellement.

Nous arrivons à T2 et je vois Perlim qui est déjà vélo à la main. L’explication en cap va bien avoir lieu ! Je foire ma transition car même si j’ai bien mémorisé le lieu de mon emplacement, des numéros apposés sur les racks me font douter. Le ton monte même avec un étudiant bénévole qui me certifie que mon emplacement est à un endroit alors que je sais pertinemment que ce n’est pas le bon. Finalement, j’arrive à retrouver mes baskets, je les enfile et pars finir le boulot.

Le départ est vent de dos, je regarde mon chrono, 4’10, c’est bon, je suis en jambes. Avant le premier 1/2 tour, je croise Perlim qui me fait un coeur avec ces mains, c’est beau l’amour ! Non content d’avoir sa tenue de Casimir, il a eu la bonne idée de mettre une casquette qu’il porte à l’envers façon rappeur des années 80. Impossible de le louper, c’est une cible idéale que je rattrape au 5ème km. Je lui adresse un coup d’épaule viril et le dépose. J’entends quelques encouragements de Gilles, Olivia, Dorothée et d’autres que je n’identifie pas. Je reste régulier sur la fin de course, sans pour autant me mettre minable. Je double Laura dans les derniers mètres et boucle l’épreuve en 2h26, en 110ème position.

Perlim n’est pas très loin, on se retrouve, on fait la photo Finishers, Perlim et Pinpin sont enfin réunis. Je plie les gaules, direction la capitale. J’ai vraiment passé un excellent moment sur la côte Atlantique, cette course est la fête du triathlon et un bel événement populaire. J’y reviendrai sûrement dans les prochaines années.

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Embrunman : Le Mythe

  • Course : Embrunman
  • Lieu : Embrun (05)
  • Résultat : 412ème /1181 (34,88%)
  • Temps : 14h08’56
  • Taux d’auto-satisfaction : 100%

Certains se lancent sur l’Embrunman sans trop réfléchir, dés les premières années de pratique, en se disant que ça passera ou que ça cassera. Pour ma part, l’histoire est toute autre puisqu’il m’aura fallu plus de 10 ans pour me lancer dans l’aventure. Pourtant, dés 2013, après l’Ironman de Nice, il était déjà clair dans mon esprit que ma prochaine course sur ce format serait Embrun. Le cru 2019 et la 36ème édition de cette course mythique aura donc été la bonne.

Afin de mettre toutes les chances de mon côté, je décide de me donner les moyens de mon ambition dés le mois de février ; coaching personnalisé, stages à Lanzarote et Fréjus, attention accrue sur mon alimentation et mon sommeil, reconnaissance du parcours (déjà parcouru en 2011) et  bien sûr, volume d’entraînement conséquent.

Malgré cela, j’appréhende cette course comme aucune autre. Il faut dire que la reconnaissance du parcours vélo incite fortement à l’humilité et la banderole suspendue à l’entrée de la ville indiquant qu’il s’agit du « triathlon le plus difficile au monde » n’arrange rien à mon affaire (je vous entends déjà polémiquer sur cette affirmation qui n’a de valeur que pour celui qui l’énonce…).

Après quelques péripéties automobiles, notre 308 n’étant pas décidée à rejoindre les Hautes Alpes, nous arrivons à Embrun le 13 au soir. La journée du 14 est consacrée au retrait des dossards, aux derniers entraînements TRES souples et au repos.

Jeudi 15 août, 4h15, le réveil sonne, c’est le moment fatidique, il faut y aller ! Dans le parc à vélo, je retrouve Greg et sa bonne humeur habituelle, sa présence me permet de sortir un peu de mon stress et donc de mieux profiter de ce moment d’exception. Je suis au départ de l’Embrunman, la natation nocturne au milieu des montagnes et d’un public déjà nombreux, c’est maintenant ! Pas question de prendre des risques et de faire le Kakou, je me place en retrait des premières lignes où la bataille risque d’être virile. La lumière au bout du lac et la rapide levée du jour facilitent l’orientation, je me serais bien passé du snorkeling au milieu des algues vertes mais pour le reste tout se passe bien malgré une forte densité de nageurs tout au long du parcours. Mon cerveau est en ébullition permanente, je ne peux cesser de penser à ce qui m’attend par la suite.

Je sors de l’eau en 1h10, le doute est omniprésent, je n’ai pas mon entrain habituel, je prends mon temps à la transition et fais le choix de privilégier mon confort en enfilant un coupe vent. Ma stratégie sur le vélo est assez simple, elle se résume en un mot : gestion. Visiblement tout le monde n’a pas pris la même option car je me fais doubler par beaucoup d’athlètes. Je résiste à l’emballement général même si moralement ce n’est pas forcément facile à vivre. La première montée passée, le terrain devient plus favorable sur les balcons de la Durance. J’arrive bien frais au pied de l’Izoard que je monte au train constatant déjà que certains se sont peut-être vus trop beaux. Je récupère mon ravito perso au sommet quelque peu embouteillé mais je ne m’attarde pas. La descente est très rapide, je dépasse les 73km/h, le vélo vibre de toutes parts. La suite du parcours est connue, la côte de Pallon ne m’entame pas plus que ça, nous prenons le vent de face, parfois assez fortement et finalement, la ville d’Embrun se profile à l’horizon. Je n’en ai pas pour autant fini avec la petite reine, il me reste la montée de Chalvet. Je croise Juju, déjà parti sur la Cap, qui me semble en forme, nous échangeons nos encouragements. Il fait chaud dans Chalvet et cette ascension est interminable, je prends un coup au moral et je me demande vraiment où je vais trouver les ressources pour courir le marathon.

J’arrive dans le parc après 8h10 de selle, en même temps que Sébastien de Cormaris et Cyprien, ex-Versaillais. J’opte pour un changement intégral et je me transforme en traileur avec sac à dos et fiolles sur les pectoraux. Je ne veux pas être tributaire des ravitaillements et souhaite rester autonome au niveau de l’hydratation. Le démarrage est difficile, Cécile vient à mes côtés et essaye de me motiver. Je marche à l’approche du premier ravitaillement puis mon cerveau switch radicalement. Je décide d’arrêter de subir et de passer en mode conquérant. Il n’y a plus de place pour le doute, je suis caissu, je vais aller au bout. Je n’ai qu’une obsession, courir, je m’autorise la marche uniquement dans la montée la plus raide du parcours. C’est dans cette côte que Xavier vient m’encourager, lors de mon second passage. Il trouve les mots justes, extrêmement positifs et renforce ma motivation. Un peu plus loin, Charlotte et Fred en remettent une couche. Les encouragements de Cécile et des très nombreux supporters anonymes (la ville d’Embrun vit pour son triathlon, on sent que c’est une institution ici), me rendent encore plus fort. Malgré les douleurs articulaires, je ne lâche rien et remonte 90 places sur la Cap. Dans les 500 derniers mètres, un gars essaye de me doubler, je contre son attaque, il en remet une couche et se déclenche une crampe qui le stoppe net, je ne le reverrai plus. Je passe finalement la ligne après 14h08 minutes, en 412ème position après une course que je ne pouvais espérer meilleure. Sourire et émotion sont au rendez-vous de ce moment inoubliable.

William Mennesson également licencié au Stade Français a gagné la course depuis plus de 4h, performance exceptionnelle. 

Greg, Julien, Guillaume, Ludovic, Germain et Cyprien, Lionel, Laurent, Anthony, Cyrille, Vincent, Hervé, Adeline (très impressionnante), Damien, Julien, Pierrick, Laurent, Nicolas, Sébastien , Alexis, Antoine et Yvonnick sont tous finishers et garderons un souvenir impérissable de ce 15 août 2019. Merci à Charlotte pour le coaching aux petits oignons, à Xavier, Dorothée, Mickaël, Séverine et Jean-Marc pour les encouragements. Enfin, merci à Cécile pour son total soutien et pour continuer à partager avec moi cette passion plutôt folle.

A chacun son Graal !

La course en images ici : https://www.facebook.com/TrimaxMag/videos/731899017247587/

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M de l’Alpe d’Huez, dernière répétition

Avec le sourire !
  • Course : Triathlon M de l’Alpe d’Huez
  • Lieu : L’Alpe d’Huez (38)
  • Résultat : 221ème /1232 (17,9%)
  • Temps : 2h43’51 »
  • Taux d’auto-satisfaction : 90%

Avant de prendre le départ d’une course, je devrais toujours relire mes Race Reports des éditions précédentes… Si j’avais fait cela, je me serais peut-être épargné le départ natation catastrophique et anxiogène que j’ai vécu vendredi dernier… 

Positionné aux avant-postes avec un mec qui me touche à droite, un à gauche, un devant et un derrière, le départ dans l’eau part vite, très vite, beaucoup trop vite. Au bout de 15m, je suis en hypoxie et je privilégie la brasse mamie au crawl phelpsien. Une fois mes esprits repris et une partie de la troupe passée, je retrouve un rythme convenable et une place plus conforme à mes qualités de nageur.

Je sors en 24’58, 317ème temps et je me dirige tranquillement vers mon vélo. Bonne transition mais au moment de repartir, un concurrent me percute à l’arrière, je ne prends pas le temps de me retourner et lui lance un « Tu fais quoi, mec ? » suffisamment méprisant pour le remettre à sa place (derrière !). Sur les premiers kilomètres, je laisse les plus excités me doubler mais j’arrive à reprendre quelques gus. Quand quelques minutes plus tard, je les vois débouler avec une bonne vingtaine de copains, je ne laisse pas passer le train et m’insère dans le flux. La règle du drafting est une bonne chose mais il faut que les organisateurs se donnent les moyens de la faire respecter sinon, cela n’a aucun sens. Après une quinzaine de kilomètres à bonne allure, les choses sérieuses commencent au pied de l’Alpe. Vu la charge des dernières semaines, les jambes sont plutôt lourdes, je décide donc de jouer la sécurité et de me focaliser sur le capteur de puissance. Je fixe ma limite haute à 280 watts et monte donc au train. Les kilomètres s’enchainent et je vis très bien la chose, pas de lassitude, pas de chaleur excessive (merci aux nombreux spectateurs qui nous arrosent), je suis dans mon rythme et j’ai même quelques ressources pour accélérer sur les derniers virages. 

Je pose le vélo après 1h42 d’effort, 292ème temps, je suis 258èmeaprès T2. Dés les premières foulées, je constate que mes jambes répondent bien. Je me trouve rapidement à la lutte avec un gars du Triathlon Club Nantais, je pense à José et je me dis que si c’est un de ces potes, il n’est pas question qu’il finisse devant moi. Ce petit challenge m’aide dans ma motivation, je cours sur les 7km malgré le dénivelé et l’altitude qui invitent à la marche. Quand certains ont les quadris qui commencent à siffler, je retrouve mes jambes de 20 ans et je boucle le 6èmekilomètre (majoritairement en descente) en 3’51. Dans le sprint final, je ne laisse personne revenir et je colle 8 places et 11 secondes à mon ami nantais.

Je termine 221ème, mon meilleur classement à l’Alpe, de bonne augure avant la prochaine échéance… J’arrive dans la dernière ligne droite, plus que quelques séances clés avant de retrouver un maximum de fraicheur pour profiter au maximum de cette longue et belle journée du 15 août ! 

Cécile malgré un mal de tête persistant gagne dans sa catégorie, termine 18ème féminine au scratch (start list bien relevée) me colle 31″ dans la face et a les honneurs du blog d’ OnLineTri

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Ironman 70.3 Les Sables : 5h tout rond !

  • Course : Ironman 70.3 Les Sables d’Olonnes
  • Lieu : Les Sables d’Olonnes (85)
  • Résultat : 486ème /2361 (20,6%)
  • Temps : 5h00’24 »
  • Taux d’auto-satisfaction : 90%

Une semaine après Noirmoutier, retour en Vendée pour la première édition de l’Ironman 70.3 des Sables d’Olonnes. Cécile est restée à Paris pour finaliser sa préparation pour Nice et je suis accompagné de mes parents qui vont assurer ma logistique de course. Nous arrivons sur place le samedi midi, je retire mon dossard et nous prenons possession de notre maisonnette à Talmont St Hilaire. Je pars pour 30’ de vélo, histoire de faire le job jusqu’au bout puis vient l’heure du Bike Check-in. Nous finissons cette journée par un excellent dîner avec pour plat principal des linguines, sauce à l’encre de seiche accompagnées de St Jacques. Juste le temps d’assister à la victoire de Toulouse en finale du Top 14 et c’est l’heure d’aller se coucher.

Réveil 7h30, petit-déjeuner traditionnel et direction le parc à vélos pour les derniers réglages. 10h30, je m’élance dans l’Océan Atlantique avant de rapidement bifurquer vers le fameux chenal du Vendée Globe. Grâce au Rolling Start, pas de pression, nous nageons sereinement sous les encouragements du public amassé sur les digues. Sortie en 32’, transition pépère avec enfilage de chaussettes et c’est parti pour 90km de vélo dans la campagne vendéenne.

Mon vélo fait un bruit de crécelle lorsque je passe sur les plus petits pignons mais ça n’influe en rien sur mon rendement. Je veille à bien mouliner et je fais attention à ne pas me charger inutilement les jambes. Le parcours est roulant même si les organisateurs ont quand même réussi à trouver 600m de D+. J’ai pris l’option de tout faire sur la plaque car je ne fais pas une confiance aveugle à mon vélo en cas de changement de plateau (mon P3 n’a pas vu de vélociste depuis un petit moment…). Finalement, ça passe sans problème. Je ne suis pas bien posé sur ma selle qui harcèle mon postérieur, la position aéro n’est pas très confortable, je commence à trouver le temps long et j’ai hâte de chausser les runnings. Je boucle le circuit vélo en 2h41 (33,4km/h), les derniers kilomètres sont pénibles, je me fais doubler par des grappes de coureurs qui semblent ignorer que le drafting n’est pas autorisé.

Je réussis une transition express et m’élance sur le semi à grandes foulées à près de 15km/h sur le premier kilomètre. Au fil du temps, je réduis mon allure et tourne plutôt autour des 13km/h, je gère mon effort jusqu’aux 2 derniers kilomètres sur lesquels j’essaye d’accélérer avec ce qu’il me reste d’énergie.   

Je passe finalement la ligne d’arrivée après 5h00 d’effort et réalise mon meilleur temps sur cette distance, encourageant pour la suite… Dans le parc, je croise Audrey qui vient de faire une très belle course et se classe 7ème de sa catégorie ainsi que Nicholas qui a eu quelques difficultés à conclure la Cap. Mention spéciale du jury à Gautier qui boucle son premier L en moins de 6h et qui nage mieux que moi, juste en s’accrochant à une bouée et en se laissant porter par le courant. ;O) Du côté des intouchables, Van Lierde remporte l’épreuve et Quentin se classe 8ème. Direction Nantes pour attraper le TGV de 20h03 et filer vers la capitale. Cette première édition de l’Ironman 70.3 aura été une réussite absolue avec un temps de rêve, des parcours et une organisation au top et une ferveur populaire qu’on croyait ne pouvoir trouver que de l’autre côté du rhin. 

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Noirmoutier, 10 ans après…

  • Course : Triathlon M de Noirmoutier
  • Lieu : Noirmoutier (85)
  • Résultat : 37ème /174 (21%)
  • Temps : 2h39
  • Taux d’auto-satisfaction : 90%

Le triathlon de Noirmoutier fête sa 10ème édition. Il y a 10 ans, je m’allignais sur le format Sprint de Noirmoutier pour ce qui était mon 2ème triathlon après le découverte de La Baule. Nous nagions alors dans le canal du port de Noirmoutier, roulions déjà sur Champs Pierreux et courrions en centre ville. Si je ne me trompe pas, Laurent Touzot était déjà aux commandes de l’organisation.  10 ans plus tard, la motivation et le plaisir sont-ils toujours là ?

Après une bonne semaine de stage dans le sud et un gros coup de fatigue en milieu de semaine, je ne savais pas comment mon corps allait réagir sur cette course au format M.  Noirmoutier, c’est un peu chez moi car ça fait plus de 35 ans que j’y passe mes vacances. Je la connais par cœur cette île, jusque dans ses moindres sentiers. Le port du Morin d’où nous allons nous élancer est un petit port pour plaisanciers, la plage qui s’y adosse est faite de sable fin et les algues parfois abondantes ont déserté les lieux cette année. 

Le départ est donné vers 11h30, le temps est instable mais il ne pleut pas. La mer verte est des plus calmes contrairement aux jours précédents où la tempête sévissait. Nous faisons d’ailleurs 1’ d’applaudissements à la mémoire des 3 sauveteurs en mer et du pêcheur décédés quelques jours plus tôt dans un naufrage aux Sables d’Olonnes. Départ natation, je suis en première ligne, tout à gauche, le coup de pistolet est donné et je trouve rapidement mon rythme et ma place, il faut dire que nous sommes moins de 200 et qu’il y a de la place. Sortie à l’Australienne, je nage jusqu’à racler le sable, petit trot, plongeon et c’est reparti pour la seconde boucle.  Je sors 35ème en 31’, on est plus autour de 1800 que 1500m mais ce n’est pas pour me déplaire. Je passe dans le parc et constate que le dossard numéro 5 est déjà reparti. Ce numéro 5, ce n’est pas Zidane mais c’est José, mon pote de toujours qui a fait une nat énorme sortant 13ème en 29’. Bravo Champion ! 

Je m’élance donc à sa poursuite, le parcours est plat de chez plat, nous devons réaliser 3 tours de 15,5km d’un parcours en forme de L où nous nous croisons souvent. José me nargue à chaque passage et ça me fait bien marrer. Je reviens progressivement, je ne dois pas m’énerver, rester régulier et ça va le faire. Après presque 2 tours, je le dépasse et lui lance un laconique « End of the game ! ». La bête est blessée et se rebiffe, il me repasse dans le virage en épingle et tente de m’arroser avec son bidon, geste pas très fair-play qui aurait pu lui valoir une pénalité mais bon, comme il est pote avec les arbitres, je laisse couler. Finalement, je reprends les commandes de façon définitive. Je poursuis mon chemin et croise Cécile, Arthur, Chuong et beaucoup de Cormaris. Le Triathlon Club Nantais est également en force, il y a du orange et noir partout !

Je pose le vélo et pars en même temps qu’un mec de l’Asptt Angers qui vient de me doubler avec sa roue lenticulaire. Le mec court comme une gazelle et je le laisse partir à regret. Le parcours est un mélange de sable, terre et bitume, en bord de mer puis au cœur des marais salants, j’adore ! Je grappille 6 places et j’en perds 2 puis une 3ème dans le sprint final face à un breton hargneux de Quimper. Je prends la 37ème place en 2h39. José, Cécile, Chuong qui gagne 20′ par rapport à l’année dernière et les Cormaris sont tous finishers, à l’exception de Karine victime d’une crevaison au 16ème kilomètre. Cécile malgré des conditions très défavorables arrive néanmoins à se hisser sur le podium et remporte la traditionnelle bourriche d’huitres. Dans l’après-midi, place aux enfants et notamment à Anna, la fille de Chuong qui s’impose haut la main dans sa catégorie.

En conclusion, cette course fut une totale réussite alors, on remet ça dans 10 ans ?

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On est pas là pour cueillir du Mimosa !

  • Course : TriGames Mandelieu – 1.9/90/21
  • Lieu : Mandelieu (06)
  • Résultat : 64ème /248 (25,6%)
  • Temps : 5h31’
  • Taux d’auto-satisfaction : 85%

Après le long de Cannes, j’ai choisi pour cette seconde compétition de la saison, le TriGames Mandelieu (format Half), à une dizaine de kilomètres de la ville au fameux festival. En effet, mon projet étant de courir tous les triathlons de France, autant être méthodique et y aller région par région. 

Pour me compliquer un peu la tâche, mon voyage est prolongé de 3h (Sncf, oui c’est possible !!!) et la météo est plutôt clémente pour un mois de novembre.

En consultant la Start list, on constate que le nombre d’inscrits tourne autour de 250 ( 300 selon les organisateurs ) et qu’il n’y aura pas que des peintres. Navarro, Mennesson, Pasteur, Maurel, Limousin comptent parmi les favoris.

Dimanche 7h30, c’est l’heure de se lancer dans le grand bain ! La natation dans une eau fraîche (16 degrés) se passe sans encombre dans une mer est d’huile. Je réalise un désormais habituel 32’ (58ème chrono), à mon niveau.

Le parcours vélo est magnifique, empruntant la route du bord de mer et ses roches rouges somptueuses, avant de rentrer dans les terres pour nous emmener sur les cols du Testanier et de Tanneron par les grands ducs. Je ne m’économise pas, je grappille des places dans les ascensions mais peine à suivre le rythme sur le plat. Outre mes cuisses de moineau, mon vélo ne m’avantage pas face aux Clm et autres vélos avec prolongateurs, de mes adversaires. La route est détrempée, incitant à la prudence dans les descentes même si les freins à disque sont un gage de sécurité appréciable. Mon chrono de 3h11 (102ème) n’est pas transcendant mais il est à relativiser du fait des conditions météo. 

Pas de précipitation en T2, je fais ce que j’ai à faire et c’est parti pour 4 boucles de 5,3 km. Un petit passage dans le sable, deux escaliers, pour le reste, le parcours est plat et sinueux au cœur de la marina. Dés le premier tour, je sens que je suis bien, les jambes répondent et je prends du plaisir à courir. Je me fais bien doubler par 2 ou 3 mecs mais globalement je dépasse énormément de concurrents. C’est un peu le bazar car les coureurs du M sont aussi sur le circuit. J’essaye de me repérer aux chouchous et dossards et j’arrive même à reconnaître certains mecs qui m’avaient doublé à vélo. L’attache de ma puce me cisaille la cheville, j’ai beau être matinal, j’ai mal… Je boucle le semi en 1h37 (48ème temps), avec le sentiment d’avoir fait le job mais sans m’être vraiment mis la misère. 

J’arrache dans les derniers mètres la 64ème place à un sociétaire de l’As Monaco et passe La finish Line en 5h31.

Cécile est également Finisheuse, elle est déçue de sa course mais il faut bien avouer, à sa décharge, que les conditions n’étaient pas faites pour l’avantager. Elle termine néanmoins 1ère de sa catégorie et 5ème féminine.

Pas de démobilisation en vue, on reprend le chemin de l’entraînement car la route est encore longue…

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Même sans cannes, à Cannes, pas question de finir avec une canne ou pire de caner !

Bisous, bisous
  • Course : Triathlon International de Cannes – 2/106/16
  • Lieu : Cannes (06)
  • Résultat : 365ème /1074 (33,98%)
  • Temps : 6h08’
  • Taux d’auto-satisfaction : 70%

Pour ce premier triathlon de la saison, Cécile et moi savions que nous ne serions pas dans les meilleures dispositions. Je travaillais ce vendredi et nous ne pouvions pas déposer Iron chez la dog sitter avant 22h, ce qui impliquait de faire le voyage Paris-Cannes d’une traite ce premier samedi des vacances de Pâques. Après un lever à 6h, un départ à 7, nous avons eu le droit à 11h de voiture à allure parfois très réduite.

Pour occuper le temps, rien de mieux que les réseaux sociaux et les infos des potes déjà sur place. Je vous en glisse quelques unes :

  • Ils annoncent beaucoup de vent pour demain
  • La mer est très froide
  • Ça va être le bordel dans le parc, il n’y aura pas de sacs Swim, Bike & Run
  • Le vent se lève, la mer est agitée
  • La température de l’eau ne cesse de descendre
  • Un tsunami est prévu entre 8h et 9h
  • Des icebergs seraient en formation…

Toutes ces nouvelles, d’une grande fiabilité ne font que faire monter le stress qui est déjà assez élevé du fait de la circulation plus que chaotique.

18h, nous arrivons enfin sur la croisette, Orion a gentiment récupéré nos dossards et nous procédons au Bike Check in. 

Grosse platée de grosses pâtes (j’aime pas les grosses pâtes !) et au lit pour un sommeil plus qu’agité. Réveil 5h30 (si l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, en ce moment nous sommes promis à un avenir radieux…) et direction le site du départ. La température de l’eau est annoncée à 15°, le ciel est gris, la température extérieure ne dépasse pas les 19°, bref on se sent plus en Normandie qu’en PACA…

Avant même le départ, Cécile est gelée, je vais goûter l’eau, elle est effectivement fraîche mais pour un Breton comme moi, ça devrait passer.

Départ natation en première ligne, ça bastone fort, les gars n’ont pas compris que ce n’était pas un sprint mais un L qui nous attendait. Je ne cherche pas la bagarre, j’essaye plutôt d’esquiver, c’est assez frustrant, la densité est telle que je n’arrive pas à poser ma nage, je subis et sur la fin de la seconde boucle, je commence vraiment à avoir froid. Je sors en 32’44 en 365ème position, « peut mieux faire ». 

Transition où je prends le temps d’enfiler mon coupe-vent et c’est parti pour 106 kilomètres de vélo. Je suis en mode tranquille, je n’est pas la « niaque » habituelle, je remonte bien lors des ascensions mais perds autant de place dans les descentes (techniques et dangereuses) et sur le plat (je vais monter un prolongateur sur mon R5, c’est une certitude). J’ai souvent trop chaud mais j’attends le 70ème kilomètre pour enlever mon coupe-vent. Au 80ème, Orion me rattrape, je lui demande ce qu’il a foutu, je commençais à me demander si il ne s’était pas noyé… Il m’informe que Cécile est sortie de l’eau, ce que je prends comme une bonne nouvelle (pas si bonne que ça en réalité car après sa sortie, elle était tellement frigorifiée que plutôt que de la laisser partir à vélo, les bénévoles l’ont emmenée sous la tente médicale pour se réchauffer). Je termine le vélo comme je peux avec un vent de face assez terrible et me fait doubler par un pack d’une bonne quinzaine de zozos en mode Tour de France. Je les chambre au passage ce qui les fait rigoler. Ce qu’ils ne savent pas c’est que j’ai noté tous les numéros de dossards et qu’ils figureront en bonne place sur mon prochain site « Balance ton drafteur ! ».

Quand je double un vélo !

T2, je prends le temps d’enfiler des chaussettes, important le confort sur la Cap et je pars sur un rythme tranquille autour de 12 km/h. J’arrive à maintenir ce rythme sur les 4 tours, grâce notamment aux encouragements nourris de Cécile et je boucle la distance à pied en 1h16 sans me mettre dans le rouge, plutôt satisfait de cette dernière partie.

J’échoue à 2’ d’Orion, en 365ème position, comme après la natation, tout ça pour ça… Je retrouve Cécile sur la ligne, elle est forcément très déçue mais elle a eu le courage de prendre le départ dans des conditions qui ne lui sont vraiment pas favorables et rien que ça c’est très courageux.

Bravo à tous les concurrents de ce difficile triathlon et plus particulièrement aux copains de My Tribe et du Stade Français.

Place à un peu de repos avant de reprendre l’entrainement vers d’autres objectifs aussi motivants.

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