XTERRA France, les années se suivent et ne se ressemblent pas !

Course : XTerra France
Lieu : Xonrupt (Vosges)
Date : 01 juillet 2018
Résultat : 335ème/717(46,7%)
Temps : 4h 25'53'' (27'/2h46/1h06)
Taux d’auto-satisfaction : 95%

Un an après ma grosse galère au XTerra France 2017, nous sommes de retour à Xonrupt. Pour ce week-end de 3 jours, nous sommes accompagnés de Matthieu, Julie et Fred. Cécile et Julie sont engagées sur la première édition du Swim Run, les Hommes sur le XTerra Classic.

Samedi, 15h30, alors que toute la France est scotchée devant sa télé pour suivre France-Argentine, les filles entament leur course. Elles prennent la tête de l’épreuve dés le départ pour ne pas la lâcher. Nous suivons le show Mbappé sur nos téléphones (ok parfois la technologie a du bon) et encourageons les gazelles en vrac comme des tifosis enragés. Interview, podium, coupe, les filles sont à l’honneur et affichent fièrement les couleurs du Stade.

Le temps d’admirer El Matador renvoyer CR7 à la maison et c’est l’heure du dodo. Dimanche matin, je suis dans ma bulle puis direction le lac de Xonrupt.

13h30, départ de la course, je porte le dossard 109, le même qu’en Suisse, hasard ou perfection de l’organisation ? Je pars aux avant-postes mais le positionnement de la première bouée à 200m du départ joue parfaitement son rôle de goulot d’étranglement. Résultat, ça bastonne et je dois passer en 2 temps pour reprendre mon souffle. Ça commence fort, la mise sous pression est immédiate. Je sors de l’eau en 27’, comme d’habitude…

Transition pépère et c’est parti pour 2 boucles de 20 kilomètres. Le dénivelé est au début du parcours, pas le temps de se mettre en jambes, ça attaque direct. C’est dense, le moindre concurrent qui déchausse et c’est toute la chenille qui s’arrête. Matthieu me dépasse rapidement, je le laisse filer, pas question de me cramer, je suis dans la gestion de l’effort. Ça se passe plutôt bien, je suis prudent mais dans le rythme. J’attaque la dernière descente vers la fin de la première boucle quand un hurluberlu m’accroche le guidon et m’entraîne au sol. Le temps de lui expliquer la vie et je reprends ma course avec une aile droite bien éraflée. Passage sur les rampes caractéristiques de Xonrupt, ça passe sans problème. Un petit single avec poussée obligatoire et on remet ça pour un tour. Les concurrents se sont répartis, il y a beaucoup plus d’espace et au final, ce second tour passe mieux même si au chrono le temps est strictement identique.

Dépose du vélo avec un énorme soulagement et je me lance à l’assaut des 2 boucles de 5km de Cap. Ça monte encore dur mais ça reste globalement « courable ». Je marche néanmoins quand la pente devient trop raide. Les derniers kilomètres sont roulants, je me cale sur le rythme d’un triathlète de la Flèche que je rattrape sur les derniers mètres, nous franchirons la ligne ensemble dans un bel élan de fraternité. Je retrouve également Fred qui part pour son second tour, bravo à lui qui sera finisher du Xterra France une semaine après avoir réalisé son premier triathlon classique. Matthieu est toujours costaud puisqu’il me colle 30 minutes et se classe 144ème. Pour ma part, je continue ma progression et j’intègre la première moitié du classement malgré un vélo encore un peu timoré. La malédiction de Xonrupt est conjurée, place à la récupération  avant de se relancer pour être au Top le 28 juillet.

J’ai passé un Excellent week-end sous le soleil des Vosges, en compagnie de personnes fort agréables, encore merci et bravo à Julie, Cécile, Matthieu et Fred !

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XTERRA Switzerland, que la montagne est belle !

Course : XTerra Switzerland
Lieu : Vallée de Joux (Suisse)
Date : 23 juin 2018
Résultat : 155ème/310(50%)
Temps : 3h 03'21'' (27'/1h32/1h00)
Taux d’auto-satisfaction : 90%

Aujourd’hui, c’est en Suisse et plus exactement dans la vallée de Joux (à seulement 17km de Mouthe, le village le plus froid de France) que je vous propose de suivre mes aventures de sportif amateur. Nous arrivons dans notre Air BnB le jeudi soir après 5h de route, Antoinette nous accueille et nous donne quelques infos pratiques (transports, restaurants…).

Vendredi, c’est jour de reconnaissance des parcours, nous rejoignons le village des Charbonnières et entamons la boucle VTT. Au bout d’un km, ça se gâte, le sol est rocailleux et une côte bien raide se présente à nous, nous obligeant à pousser. Cécile est en stress, voire en colère, le XTerra Suisse est censé être facile mais ce début de parcours ne laisse rien présager de bon… Par la suite, le circuit s’avère plus simple et surtout très varié (caillasse, pré à vaches, racines, descente, montée en lacets, rampe…). Bref, un parcours varié, roulant et agréable sur lequel il y a moyen de se faire plaisir sans prendre trop de risques et sans puiser dans ses ressources (de l’avis de plusieurs participants, la version 2018 est plus difficile que les éditions antérieures). Après réflexion, Cécile prend la sage décision de basculer du format Classic au Light. Les organisateurs effectuent la modification sans broncher, une certaine  grosse structure internationale dans le triathlon classique devrait s’inspirer de cette philosophie, suivez mon regard… En soirée, nous faisons la boucle de 5km de course à pied, c’est à 90% du Trail, plutôt roulant à l’exception d’une ascension où seule la marche est envisageable. 

Samedi, jour de course, Cécile part à 9h30, elle fait une nat correcte, une T1 pourrie, un VTT audacieux, une T2 encore pourrie avec un AR pour récupérer sa ceinture porte dossard et une course à pied monstrueuse (1er temps féminin et 11ème au scratch). Elle se classe 36ème au scratch, 5ème féminine et 1ère Vétéran. Pas mal pour une revenante.

Je suis encore bien stressé, le temps me semble long, vivement que ça parte que toute cette pression disparaisse et que je débranche enfin le cerveau !!! 14h, une trentaine de coureurs Élite se jette à l’eau, 310 amateurs de lancent à leur poursuite 1’ derrière. Je prends quelques petites tapes derrière la tête mais c’est très gerable. J’ai du mal à voir ma position, je nage avec application, en cherchant la meilleure glisse et la meilleure orientation possible. Je sors en 27’, comme souvent… La T1 sera trop longue, chaussettes + gants = 2’15 et le 241ème temps overall, il y a une grosse marge de progrès ici… À VTT, je suis dans la course, mon vélo Disco flambant neuf y est peut-être pour quelque chose. Je me fais peu doubler et j’accroche les roues des rares concurrents qui me rattrapent. Une petite chute pour le plaisir, une frayeur en bord de ravin mais sinon tout va bien. Cécile court partout et m’encourage à de multiples endroits du parcours, j’apprécie. Après un jeu de passe-passe avec un italien (pas le temps de parler foot, dommage…), je le double dans le parc, en T2.

J’attaque la Cap pas trop entamé et je me dis que je peux même prendre du plaisir sur les 10km qui m’attendent. C’est bien le cas, je remonte 13 places, Jean-Marc me met un tour dans la redoutable ascension, on s’encourage. Dans le dernier kilomètre, je suis à la lutte avec un mec qui me rend bien 20 ans, je perd mon duel à regret. Je passe la ligne en 155ème position, 10ème de ma catégorie, de très loin mon meilleur classement sur XTerra, 38’’ derrière Thibaut, mon ex-président à Versailles et juste devant une petite jeune très prometteuse, Anne-Claire Defix qui jouera bientôt les premiers rôles sur le circuit.

Je peux donner plus sur les 3 disciplines mais je dois surtout optimiser mes transitions comme je le fais sur Triathlon classique. La marge de progrès est bien là mais cette course est encourageante pour la suite de la saison. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir, dans un environnement paradisiaque et sous un temps splendide. Rendez-vous à Xonrupt dans une semaine pour de nouvelles aventures.

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XTERRA Belgique « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire »

Course : XTerra Belgique
Lieu : Namur (Belgique)
Date : 9 juin 2018
Résultat : 493ème/726(68%)
Temps : 5h 03'46'' (33'/2h53/1h48)
Taux d’auto-satisfaction : 75%

Pour ces retrouvailles avec le circuit XTerra, j’ai choisi la Belgique et plus exactement la charmante cité de Namur. J’ai embarqué dans mon aventure Phil, un ami de toujours qui se défini comme sportif du dimanche, sa femme Anne et bien sûr Cécile. Nous arrivons le jeudi soir, nous installons dans notre Air BnB cosy mais noisy et filons dîner. Le lendemain matin, reconnaissance du parcours vélo et là, première montée en pression, ça va être physique ET technique. Cécile qui a basculé sur le format light prend la sage décision de ne pas faire la course, son épaule la remercie encore ! Phil et moi n’en menons pas large. 

La pression monte durant toute cette journée du vendredi qui s’achève dans un excellent restaurant italien où la serveuse a de sérieux airs d’Arielle Dombasle. Matthieu un ami stadiste qui s’est joint à nous vide le stock de pâtes du resto, l’ambiance est très agréable à tel point que la serveuse fait la bise à Cécile lors de notre départ. Je peine à trouver le sommeil, je suis stressé comme jamais, pas de Loulou et Boutin qui tienne. 

Jour J, réveil à 7h pour emmener Phil au départ du light, je ne me sens vraiment pas dans mon assiette, boule au ventre, nausée et j’en passe… Phil assure comme un chef et fait une course pleine, se classant 289ème sur 462 partants, seules les transitions sont hnettement optimisables. 

Je retrouve Matthieu, seul autre stadiste inscrit sur le Full, il me trouve « fermé ». Tu m’étonnes, nous ne sommes pas encore partis que j’ai déjà laissé un influx de dingue dans l’avant course. Lorsque le départ est donné à 14h30, c’est la délivrance, je ne suis pas au taquet mais une chose est sûre maintenant, c’est parti. 26’57 plus tard, je sors de la Meuse sans dégât, j’ai nagé à mon rythme ou plutôt à l’économie. 

Je suis en cours de transition quand Matthieu me rejoint dans le parc, son objectif était de me voir avant de prendre le vélo, il l’a donc atteint ! Après quelques mètres de vélo, ça bouchonne au sommet d’une passerelle métallique à descendre, j’imagine qu’il y a une chute sur l’obstacle et pense être plus malin en le contournant. Au final, mauvaise option, Matthieu me passe, je ne le reverrai plus. J’attaque l’ascension vers la citadelle, nous sommes sur une route pavée, même si ça monte, l’effort est modéré. Arrivés au sommet, nous avons deux boucles de 19km à réaliser, cette boucle va crescendo en termes de difficulté et ayant consciencieusement reconnu le parcours la veille, je sais très exactement à quoi m’attendre. Les côtes s’enchainent, sur ou à côté du vélo, un seul objectif : avancer ! Je suis vraiment fatigué, d’une fatigue lourde, générale, je pense à l’abandon, ce serait si simple d’arrêter après cette première boucle qui me semble interminable. Mes supporters m’attendent, Phil court à mes côtés, il me dit que ce n’est rien 20km et que ça va le faire, il y a un peu d’ironie dans ses paroles mais ses encouragements me font comprendre qu’il n’y a pas d’autre issue possible que de continuer. La deuxième boucle est vraiment difficile, je frôle la chute à 2 reprises, je suis vraiment en totale gestion de l’effort, pas du tout en mode guerrier. Après 3h16 de VTT et 1400m de D+ avalés, je passe pour la 2nde fois la descente ultra technique de la Coupe de Belgique de Descente 2014 (cf. vidéo), je descends les marches vélo sur le dos et me débarrasse de mon encombrante monture pour enfin chausser les runnings. 

Dans ma tête, la course est gagnée, je suis venu à bout de ce parcours épique et j’ai près d’une heure d’avance sur la barrière horaire, je prends mon temps pour plaisanter avec Cécile et mes amis, je profite des ravitaillements même si je me suis déjà pas mal alimenté sur le vélo et je profite pleinement de l’évènement (il était temps !). La course à pied est encore un sacré morceau avec près de 500m de D+ mais au moins la question ne se pose pas dans les côtes, elles sont tellement raides que la marche s’impose.

Il est près de 19h30 lorsque je franchis la ligne en 493ème position, j’ai laissé la 492ème par galanterie à une féminine à qui visiblement mon geste n’a fait ni chaud ni froid… Je suis content de retrouver Matthieu qui en a terminé depuis plus d’une heure et qui a eu la gentillesse de m’attendre pour la photo de famille, Cécile et mes amis sont aussi là pour me féliciter, merci pour leur patience.

Morgane Riou remporte son premier Xterra en Europe, Fabien Combaluzier se classe 19ème et Julien Buffe 31ème. Bravo à eux, ils ont grandement contribué à me donner envie de pratiquer ce sport tellement exigeant mais tellement excitant !!!

Aujourd’hui, j’ai vraiment atteint mes limites physiques et techniques sur cette épreuve qui restera comme une des plus difficiles que j’ai vécue. Le VTT demande beaucoup d’énergie aussi bien sur le plan physique que mental, une concentration permanente est nécessaire car sinon c’est la chute qui peut être provoquée par la moindre racine inamicale. Je suis encore un débutant sur ce type d’épreuve et même si mon classement est bien moins valorisant que sur Triathlon Classique, je prends un tel plaisir que j’ai vraiment envie de persister.

En attendant la version 2018, ci-après la vidéo de l’édition 2017 qui je l’espère vous donnera envie…

Prochaine course dans 15 jours en Suisse dans la région de Plaine de Joux, sauf météo défavorable, ça devrait être plus simple…

 

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Vélo gagnant chez les Catalans !

Course : Ironman 70.3
Lieu : Barcelone (Espagne)
Date : 20 mai 2018
Résultat : 466ème/2238(20,8%)
Temps : 5h 22'51'' (33'/2h53/1h48)
Taux d’auto-satisfaction : 80%

Début de la saison de Triathlon avec cet Ironman 70.3 à Barcelone, Cécile qui accumule les bobos n’est pas en mesure de nager avec son épaule fracturée, elle reste donc à la maison et suivra mes exploits à distance. Anthony qui m’accompagne depuis le début de mes aventures triathletiques fait le voyage avec moi. Nous parcourons les 950km en 2 temps, faisant étape à Clermont Ferrand.

L’Hotel Balmes de Calella est plutôt agréable et situé à proximité du départ, seule l’isolation laisse à désirer. Nous prenons possesion des lieux.

Veille de course, nous attaquons par un petit footing souple de 20’ enchaîné par 30’ de bike plus soutenu. À vélo, les sensations sont bonnes et je commence à réfléchir à ma stratégie de course. J’ai beaucoup roulé depuis quelques temps après un hiver dédié au VTT et je décide donc de miser d’avantage  que d’habitude sur cette discipline, même si j’ai fait le choix du vélo classique quand beaucoup de compétiteurs sont en vélo de chrono, certains ayant même opté pour la roue pleine.

Dimanche matin, 5h, le réveil est difficile mais pas plus que ça, nous avons mis à profit les derniers jours pour bien dormir. Petit déjeuner « comme d’habitude » et nous nous dirigeons vers le départ. Anthony retrouve la section « bébés nageurs » et j’opte pour le sas 30’. Nicholas KB est surpris de mon choix mais après discussion décide de me rejoindre. ACDC scande « Thunder » dans la sono et les pros partent dans cette ambiance infernale (Spéciale dédicace à Orion, lancez la vidéo ci-après pour une expérience utilisateur vraiment exceptionnelle !).

Notre tour arrive rapidement, le circuit est parfaitement balisé avec une multitude de bouées, seul le soleil rasant est un peu perturbant, je ne force pas mon talent et sors de l’eau en 33’. Dans la tente de transition, je me retrouve à côté de Lucas que je chambre allègrement : « C’est quoi ce bordel ? Vas falloir apprendre à nager ! ».

Premiers pas à côté du vélo et je reconnais les fesses d’Olivier, le fils de notre président vénéré (je parle de Pierre, pas de Manu), quelques coups de pédales puis je le dépasse et l’encourage. Je suis tout de suite dans une bonne dynamique, je veux en faire plus que d’habitude sans pour autant me carboniser. Au sommet du Col Sacreu, je retrouve Nicholas, on échange sur nos temps natation et il m’apprend que je viens de lui reprendre 3’. Le mec n’est pas un perdreau de 6 semaines et ça confirme que je suis dans le bon tempo. Après la descente, j’abandonne Nicholas et vois passer Ben. Dans la montée vers Montseny, Matthieu pointe le bout de son nez. Un poil taquin, je lui demande si il a nagé en dos car c’est un bon rouleur (40ème temps vélo) et nous sommes déjà à plus d’1h30 de course. Il me répond qu’il a alterné Pap et brasse, j’aime cette ambiance d’éternels gamins ! La descente dans le parc naturel est dangereuse, pas mal de gars sont au tas, les bénévoles nombreux s’activent. Un mec derrière moi fait siffler ses freins sur les jantes carbone, c’est assez stressant genre crissement de craie sur le tableau, vous voyez ? J’arrive au parc à vélo, descente expresse et direction la tente pour chausser les running. J’ai à peine le temps de prendre mon sac rouge que Lucas ramène sa fraise, seconde couche : « Ben alors Lucas, qu’est ce que tu fout ? Vas falloir apprendre à faire du vélo ! ». Passé le temps des blagues, je l’encourage et lui confirme qu’il peux passer sous les 5h (pour moi ce sera plus dur…).

Après 500m, Lucas me dépose, je ne le reverrai pas. Javier Gomez se dirige vers une nouvelle victoire, en 4h01, c’est énorme, j’ai la chance de le croiser, ce qui n’est pas toujours le cas tellement il est costaud. Je cours à 13km/h mais je sens que ça va être compliqué, je fais le plein de fraîcheur aux ravitaillements mais ça ne suffit pas. Après 7km, je suis contraint de réduire mon allure pour ne pas exploser, je tourne plus autour de 11,5 km/h. Il fait chaud, trop chaud, j’en bave. Le parcours est ainsi fait que l’on se croise régulièrement, je vois Anthony qui est 3’ derrière mais court comme un lapin, l’écart n’est pas suffisant, il me reprend à 1,5km de l’arrivée. Anthony m’attend sur la ligne, on immortalise le moment, il me colle 11’ au global du fait de son départ plus tardif en natation. Je suis à ma place dans le classement et globalement satisfait de ma course, je pense que ma stratégie était la bonne compte tenu de ma forme du moment à pied et de la météo.

Nous assistons à la remise des prix et à l’attribution des slots. 4 stadistes sont slotables mais seul Julien s’envolera vers l’Afrique du Sud, lui et son amie sont aux anges, nous partageons avec eux cet excellent moment. Le Stade Français et sa trentaine de participants remporte le titre de Vice Champion d’Europe (EMEA), nous avons l’honneur de représenter le club et essayons de nous faire entendre. En conclusion, un bon week-end, une bonne et belle course et un seul regret, l’absence de ma moitié qui m’a néanmoins soutenu a distance. 

Tous les résultats des stadistes disponibles ici.

 

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Tous sur le podium !

Course : Trail du Marival
Lieu : Viroflay (92)
Date : 25 mars 2018
Résultat : 6ème/77(7,79%)
Temps : 39'12'' 
Taux d’auto-satisfaction : 60%

Première édition du Trail du Marivel, où deux distances sont proposées, 9 et 19 km. Une semaine après le 30 de l’Ecotrail, Cécile et moi optons pour le 9, histoire de regagner un peu de vitesse et de ne pas virer définitivement diesel. Quelques potos de Versailles Triathlon sont présents mais majoritairement sur la plus longue distance.

Au départ du 9, j’observe les concurrents. Côté féminin, le plateau a l’air assez relevé, au moins 4 potentielles prétendantes à la victoire mais côté masculin, ça semble assez léger. Entre les jeunes au look improbable et les traileurs confirmés qui partent avec leur maison sur le dos, je me dis qu’il y a peut-être un truc à faire.

Cécile et moi partons en première ligne, nous sommes respectivement 3ème et 4ème jusqu’au kilomètre 3 où je commence à perdre du terrain. À l’approche de la première descente, je n’ai plus Cécile en vue, je me relâche, à tel point que je sors du parcours. J’interroge 2 randonneuses qui m’indiquent que j’ai raté un virage. Je rebrousse chemin, reprends le fil de la course et constate que je suis toujours 5ème, un improbable m’ayant préalablement dépassé. Un mec portant un horrible T-shirt orange (sûrement un mec de la DDE) revient sur moi, inutile de lutter, je sais que le podium masculin va m’échapper mais je préfère gérer ma fin de course plutôt que de tenter une résistance vaine.

La fin de course est sereine, personne ne revient de l’arrière et je termine 6ème au scratch, 4ème homme et 1er Master (c’est vrai que je masterise pas mal). J’ai donc le droit à mon podium, Cécile rate la photo au moment où je fais le cake bras au ciel mais je ramène à la maison sac à dos et T-shirt New Balance. Cécile est 2ème au scratch et 1ère féminine. Comme dirait l’autre, « On n’a pas fait le voyage pour rien ! ».

 

https://www.strava.com/activities/1470566477/embed/fcd0a65a3f156dcded014fe5ecd863ff24493ace

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La Remontada

Course : Ecotrail 30 
Lieu : Meudon (92)
Date : 17 mars 2018
Résultat : 137ème/2717(5,04%)
Temps : 2h37'15'' 
Taux d’auto-satisfaction : 85%

3ème participation à l’Ecotrail et toujours le même plaisir de faire cette course sur ces chemins que je connais si bien. Pas de préparation spécifique pour ce trail qui n’est pas un objectif prioritaire de ma saison, je vais courir sur mon foncier plutôt bien entretenu cet hiver.

La météo n’est pas Top, pluies éparses annonce météo France. Je suis allé faire un dernier repérage vendredi soir, c’est gras mais pas catastrophique. Sachant que les 10 derniers kilomètres sont sur bitume, je prends la même option que l’an passé et décide de courir en chaussures de running classiques (Mizuno Wave Rider), je sais que c’est un risque mais je le prends.

Samedi matin, 9h15 la pluie fait son apparition, elle ne s’arrêtera plus de tomber… Nous nous incrustons dans la première vague et rejoignons l’ami Quentin venu affiner sa préparation marathon avec au programme les 20 premiers kilomètre en footing et les 10 derniers allure marathon. Nous partons de l’observatoire de Meudon et dés les premiers mètres, je sens que je suis parti pour travailler ma proprioception, le terrain est très glissant et par moment, nous n’avons pas d’autres solutions que de courir dans les flaques.

Nous sommes rapidement trempés de la tête aux pieds, j’essore mon bandeau, mon short flottant est littéralement incrusté dans mes cuisses, mes chaussettes et chaussures ne sont qu’eau. Je n’ai donc pas d’autre choix que de laisser passer un nombre important de participants mieux chaussés que moi et je laisse pas mal d’énergie dans mes exercices d’équilibriste. Au kilomètre 10, je suis 205ème. Les kilomètres s’égrainent et je commence à remonter quelques places dont notamment 3 féminines. La mienne de féminine s’est fait la malle depuis longtemps avec l’ami Quentin. Arrivée au quinzième kilomètre, la boue commence à se raréfier au bénéfice du bitume, si je veux que ma stratégie s’avère gagnante, c’est ici que la course commence et qu’il va falloir envoyer les watts. Et c’est bien ce qui se passe, le changement, c’est maintenant, la REMONTADA est lancée !

Je dévalle pleine balle le parc de St Cloud, je traverse les rivières, j’arrive au ravitaillement du 20ème kilomètre, je suis 170ème. Mon alimentation est maîtrisée, je prends un gel tous les 5km depuis le départ et je bois régulièrement, je ne jette même pas l’ombre d’un regard à ce ravitaillement. J’arrive sur les quais et je trouve mon rythme, je double de nombreux participants, ma foulée est plus légère, leurs chaussures frappent le bitume quand les miennes le caressent. A 2,5 kilomètres de l’arrivée, j’aperçois la silhouette de Cécile. Elle est toujours accompagnée de son Body Guard. C’est à la sortie du parc André Citroën que je reviens sur eux, j’essaye de redynamiser Cécile mais je sens qu’elle est dans le dur, ce ne sont vraiment pas des conditions météo pour elle. Je l’encourage à me suivre, elle est à  bout de forces mais s’accroche. Quentin est fidèle à son engagement initial et reste à ses côtés. Nous franchissons la ligne d’arrivée à quelques secondes d’intervalles, je suis 137ème. Cécile me demande de lui enlever ses gants trempés et est prise en charge par un bénévole qui l’enveloppe dans une couverture de survie et l’embarque dans la tente de secours. Je les suis et entre dans cette tente aux allures de cour des miracles. Il y a un ou deux mecs mais surtout la première féminine toute grelotante avec des traces de chutes sur le visage, la 3ème dans un état similaire en pleurs et la 4ème, ma 4ème, qui ne sent plus ses membres et est allongée dans une civière pour éviter la perte de conscience. Il faudra de longues minutes pour que les secouristes arrivent à joindre l’ambulance qui emmène toute cette petite troupe bien au chaud dans le gymnase Emile Anthoine.

Tout est bien qui finit bien, nous partons nous réchauffer dans un célèbre café américain, du côté de la Motte Piquet, une chose est sûre, cette édition 2018 de l’Ecotrail restera gravée dans nos mémoires.

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Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !

Course : Cormaris Trail (12km) 
Lieu : Cordemais (44)
Date : 04 février 2018
Résultat : 46ème/400(11,5%)
Temps : 1h01'14'' 
Taux d’auto-satisfaction : 95%

Jamais la devise des Cormaris n’aura autant été justifiée, tant l’implication de tous aura fait de cette épreuve une réussite avec près de 1000 participants recensés.

En ce qui nous concerne, nous bénéficions d’un accueil VIP organisé par Manu le responsable du magasin Endurance Shop de Nantes. Nous avons même droit à une photo par Thierry Sourbier, le pape de la photo de Triathlon. C’est donc vêtu d’un magnifique T-shirt blanc et rose personnalisé, offert par le même Shop, que je m’élance aux avant-postes.

Je laisse partir la meute et reste au contact de la première féminine (pas très longtemps…). Les premiers kilomètres sont très roulants mais par la suite, les côtes, la boue, les pierres, les racines et les longues flaques rendent la tâche ardue. Je ne joue pas vraiment le jeu dans l’ascension de la côte de Pierres que je monte néanmoins honorablement. Au kilomètre 5, Cécile me dépose proprement. Malgré son envie de voir José me piler, Chuong m’encourage craignant certainement de terribles représailles. Les kilomètres se succèdent, un petit train de quatre coureurs me double, j’essaye de raccrocher les wagons mais rien à faire, je n’ai pas les watts.

Je maintiens mon rang, termine dans le même chrono que l’an passé mais perds 20 places au général, preuve que le niveau est de plus en plus élevé. Cécile est 1’ devant, José 3’ derrière, tout est bien qui finit bien. Comme l’an passé, Cécile est deuxième féminine et rapporte un magnifique trophée à la maison. Une douche, un bon repas chez Papa-Maman et retour à la capitale pour rattaquer le boulot dés demain.

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