Cormaris XPlore 2018, que du plaisir !

Descente VTT

Course : Cormaris Odyssée XPlore (6/15/3)
Lieu : Cordemais (44)
Date : 14 octobre 2018 
Résultat : 26ème/105 (24,76%)
Temps : 1h30'45"
Taux d'auto-satisfaction : 90%

Kona ou Cordemais ? Ironman d’Hawaï ou X-Duathlon XPlore ? J’ai longtemps hésité mais finalement, c’est pour le second que j’opte. Chuong en bon camarade m’a attribué le dossard numéro 1 et m’a intégré à son teasing sur les potentiels vainqueurs de l’épreuve. Je ne vais pas jouer les timorés, je prends cela avec fierté et je vais tout faire pour honorer mon rang même si les dossards 2 et 3 sont portés par Mathias et Marine, tous deux qualifiés pour les championnats du Monde X-Terra à Mauï. Hawaï, je vous dis !

FavorisSur la ligne de départ, je me cache en 3eme ligne, j’ai reconnu le parcours la veille et je sais que ça va grimper. Je gère les 2 tours de Trail à 12,5km/h, pas dingue mais au moins je ne termine pas cuit. Léo Paul m’encourage « Allez Antoine, tu remontes à vélo ! ». Il a raison le gamin, c’est maintenant que la course commence et qu’il faut envoyer les watts. Dès la sortie du parc, je suis au duel avec un mec, je prends le dessus et pars à la poursuite du reste de la meute. Je double pas mal, 2 gars me passent et coupent leur effort. Je les engueule et repasse devant. Un des 2 m’accroche la roue, je lui montre que ça ne me plait pas trop (1. je zigzag, 2. je me retourne régulièrement 3. je me mouche abondamment). Rongé par la culpabilité, il me dit de me décaler à gauche pour qu’il prenne un relai. Il se ravise aussitôt stipulant que ça va bientôt être technique et qu’il risque de me gêner. Tu crois pas si bien dire, mec, je déboule dans les singles comme une furie, les pierres et racines ne sont que poussière sous mes Fasttracks aiguisés. Même dans le pierrier, je lâche les freins, le parcours est Top, légèrement plus technique que les années précédentes mais néanmoins bien roulant (19,7 km/h de moyenne). Les bénévoles jaune et noir m’encouragent, certains me reconnaissent, d’autres pas (Blaireau Renaud ! ;O)). Un d’eux balance à son pote « il a déjà pas mal remonté ! ». Je ne sais pas s’il parle de moi moi mais peu importe, je gratte place par place, je suis le numéro 1, le Boss, le taulier le King of the pop, le Kid de Mineapolis !!!

Retour au parc, j’ai repris 16 places (plus certainement quelques relais) et je suis désormais 24ème. Dans la transition, je mets la pression à un cadet qui me dépose au départ de la Cap, j’ai laissé pas mal d’énergie dans ma remontada sur le bike et je termine en footing rapide les 3 derniers kilomètres.

Je passe la ligne après 1h30 de pur bonheur, 2ème V2 comme en 2016. Le speaker annonce : « Antoine, vainqueur de l’édition 2014 en termine » Je l’interromps immédiatement « Non, non, ça risque pas, il doit y avoir erreur… ». Je veux bien être mytho mais quand même, il y a des limites à ne pas dépasser.

 

Merci à mes parents pour les encouragements par contre pour la prise de photos, il y a encore du boulot… Encore un excellent moment passé à Cordemais, rendez-vous pris pour 2019, je reviendrai encore plus fort et pour Hawaï, pas trop de risques…

Vidéo de la course avec les Strokes en bande son !!!

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Belle Île à la folie

Course : Trail du Ponant (Belle-Île en Trail)
 Lieu : Belle-Île en mer (56) 
Date : 22 septembre 2018 
Résultat : 90ème / 530 (16,98%) 
Temps
 : 4h49’41’’ 
Taux d’auto-satisfaction : 100%

Quel plus bel endroit que Belle-Île pour pratiquer le Trail ? Les 2000 personnes tirées au sort pour participer à cette 5ème édition connaissent la réponse : aucun !

Vu la proximité de l’Half de Nice, Cécile et moi avons eu la « sagesse » de nous inscrire sur le Trail du Ponant (45km et 1200m de D+). L’organisation « last minute » se goupille plutôt bien et nous récupérons les dossards à 22h45 ce vendredi soir. Notre hôtel est situé à quelques pas de la ligne de départ et nous sommes réveillés à 7h pour le lancement de l’Ultra des Vagues. 3h plus tard, nous sommes aux avant-postes pour le départ de notre course. Je laisse filer Cécile, mon objectif se résume en un mot : plaisir. Le début de course sert de repère, je n’ai pas des jambes de feu mais aucune douleur significative. Les paysages sont sublimes, le vent se lève, accompagné d’un crachin qui nous rappelle que nous sommes bien en Bretagne. Je suis trempé mais je me régale, comme d’habitude, je me laisse prendre au jeu de la course, je ne lâche rien et je cours dés que le terrain le permet. Je ne m’attarde pas aux ravitaillements et je grapille des places. Dans les 5 derniers kilomètres mes ligaments commencent à siffler. Je ralentis l’allure mais continue à trottiner. Étant donné ma forme du jour, je fais la course parfaite. Je passe la ligne avec le sourire et le sentiment d’avoir donné le meilleur de moi. Cécile est déjà sous la douche, elle m’a devancé de 17’ (pas de quoi pavoiser) et se classe 47ème au scratch. Philou Vomito m’attend sur la ligne pour l’interview et la photo Finish. Il a brillamment terminé le 19km en 1h45 (66ème place), pas mal pour un coureur du dimanche ! Il est grand temps de se ruer sur le cidre et les crêpes dans le Top resto sélectionné par Anne, logisticienne hors-pair.

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Une première édition de l’Ironman 70.3 de Nice bien éprouvante

Course : Ironman 70.3 Nice 
Lieu : Nice (06)
Date : 16 septembre 2018
Résultat : 778ème/2400 (32,41%)
Temps : 5h57'39'' 
Taux d’auto-satisfaction : 80%

Jeudi après-midi, départ de Paris, arrivée dans la nuit à Mandelieu la Napoule, dodo et réveil tranquille.

Vendredi, nous allons nager, la Méditerranée est très chaude, nous ne devons pas être loin des 26 degrés, natation sans combi en perspective ? J’oublie lunettes et bonnet de bain sous le parasol, je retrouverai les lunettes pas le bonnet, souvenir de mon dernier 70.3 à Barcelone…

Samedi matin, nous arrivons à Nice. La grande kermesse Ironman est en place, nous faisons quelques emplettes à la boutique histoire de faire prospérer nos amis chinois et récupérons les dossards. Déjeuner dans le vieux Nice, aussi touristique que le quartier latin de Paris, puis nous allons à l’hôtel pour récupérer la chambre. Nous l’obtenons avec près de 2h de retard, enchaînons avec 45’ de vélo et filons déposer nos montures au parc. Dîner et au lit, nous n’avons pas vu passer la journée.

Dimanche matin, réveil à 5h15, pas de grasse matinée pour les triathlètes, nous traversons le vieux Nice et croisons des jeunes filles encore à la bière, nous arrivons à l’entrée du parc, … qui n’est plus l’entrée du parc… Pour des raisons de sécurité évidentes, tout est archi baricadé, nous devons donc faire une longue boucle pour regagner nos vélos. Nous entrons dans le parc quand le speaker annonce sa fermeture dans 5’ (large…). Nous croisons Amir (you ouh ouh ouh ouh) et Cécile lui dit qu’elle veut l’entendre chanter sur le vélo, ça n’arrivera pas vu qu’elle va lui coller 1h18 sur le vélo… (pédaler ou chanter, il faut choisir).

Direction la plage pour le départ en mode rolling start, la combinaison est autorisée. Nous nous plaçons dans le sas 34-36, surestimant légèrement mon niveau, autour de 37. Nous apercevons Bibi, Benjamin et Carole qui partirons légèrement avant nous. La natation est TOP, l’eau est superbe, les poissons au rendez-vous, la température idéale, un peu de houle, juste comme il faut pour perturber les bons nageurs, bref je prends mon pied. Sortie en 39’, avec 200m de plus au GPS, je suis à mon niveau. 

Transition où j’inverse les sacs Cap et Vélo (-10 secondes, pas une catastrophe), j’enfile mes chaussettes et pars casqué, au petit trot.

Superbe montée sautée sur le vélo et c’est parti pour le périple à bicyclette. Une première côte bien raide puis la montée du col de Vence. Le pourcentage moyen est autour de 7%, autrement dit, ça grimpe mais ça reste roulant. Je suis dans

une bonne dynamique et grappille des places. A quelques mètres du sommet, Cécile revient à ma hauteur, m’encourage et me laisse sur place. J’attaque la descente, j’ai préféré un vélo classique à mon contre la montre et je me dis que je vais mieux gérer cette partie que je n’affectionne pas particulièrement. Ce n’est pas du tout le cas, je me fais énormément doubler, j’ai l’impression que tous mes efforts dans la montée sont anéantis et je commence à baisser les bras. Au niveau de St Laurent du Var, le terrain est plat, je me remets dans la course et appuie de nouveau sur les pédales. A la descente de vélo, un concurrent scotché sur la ligne m’envoie son pied dans la cuisse, petit stress mais pas de bobo.

Dés les premiers kilomètres de course à pied, je me dis que ça va être dur, je n’ai pas un gros moral, envie de marcher, de tout arrêter. J’ai chaud, trop chaud, je ne cours que pour atteindre les ravitaillements où je m’arrose abondamment et ingurgite ce qui me passe sous le nez. Ce parcours semble interminable, l’aéroport tellement loin, le Negresco tellement loin… Je croise Cécile mais aussi Nicholas, Benjamin et Fred, tous aux couleurs du Stade. Avec ces histoires de Rolling Start, difficile de connaître les écarts, ça enlève beaucoup au charme de la course, on a plus l’impression d’être en mode contre la montre individuel et en plus, fini la grosse montée d’adrénaline sur les départs en masse. 

Mon calvaire prend fin après 5h57 de course, Cécile m’a collé 23’ dont la quasi totalité sur le semi. Grâce à cette belle course, elle va chercher son slot pour le Mondial 2019 qui aura également lieu ici. C’est sa 4ème qualification, elle rejoint ainsi Diane déjà qualifiée à Vichy, bravo les filles !!!

Nicholas tient sa revanche de Calella et termine 6’ sous le par. Il fait le beau sur la photo d’arrivée mais la gazelle lui a quand même collé 17′ dans les dents alors calme le jeu bonhomme ;O).

Cette première édition est selon moi une réussite, la natation est superbe, le vélo exigeant (difficile d’être sous les 3h) et la course à pied toujours terrible avec cette vue dégagée et ce soleil omniprésent.

 

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La Madeleine, le Triathlon Montagnard

Course : Triathlon S de la Madeleine 
Lieu : St François Longchamp (73)
Date : 25 août 2018
Résultat : 32ème/150(21,33%)
Temps : 1h54'54'' 
Taux d’auto-satisfaction : 95%

A une semaine de l’évènement, je me décide pour participer à ce triathlon S au goût de M. Pas de sur-pression, j’ai déjà fait le M l’an passé et je ne suis donc pas dans l’inconnu. La météo est automnale, ce qui n’est pas pour me déplaire. Cécile est un peu moins heureuse et nous prenons l’option de descendre en voiture plutôt que de se taper une descente glaciale.

La natation consiste à contourner une île, à laisser 2 bouées à bâbord et à rejoindre T1. Je pars en première ligne aux côtés d’Anne Laure et boucle les 750m en 11’30. Dés la sortie de l’eau, je retrouve la même Anne Laure qui a le mérite d’avoir nagé aussi vite que moi mais sans combi…

Transition honorable et c’est parti pour le bike. Le tracé est simple, 6km de faux plat montant puis 14km de montée sèche avec des pourcentages autour des 12%. Ca pique mais pas besoin de réfléchir, on se cale tout à gauche et on appuie sur les pédales. A mi-parcours, on m’apostrophe, c’est Cécile qui revient à ma hauteur. Ce n’est pas une surprise, elle est en forme et le parcours est taillé sur mesure pour elle. Elle me passe mais ne me distance pas vraiment. A l’approche du sommet, je reviens sur elle et l’encourage « virilement » pour qu’elle revienne sur la fameuse Anne Laure échappée à l’avant.

Nous arrivons au sommet où se trouve la T2. Un arbitre zélé me fait repasser la ligne sous prétexte que mon pied droit a été posé après celle-ci. Je grogne un peu mais m’exécute. Cécile fait une bonne transition et se fait la malle à grandes enjambées. Je pars sur un rythme mesuré mais maitrisé, un chambérien me double mais sinon je maintiens ma position (ce qui est mon objectif vu les efforts consentis à vélo et ma forme actuelle en Cap). Dans les 500 derniers mètres, 2 filles me doublent, je récupère le chambérien ainsi qu’une des 2 filles sur le fil.

Je me classe 32ème et troisième de ma catégorie. Dans la zone de ravitaillement, la moyenne d’âge est autour de 18 ans, je me dis que tout n’est pas foutu et que je peux encore m’amuser quelques temps, y compris sur courte distance. 

Cécile échoue à une cinquante de secondes d’Anne Laure et se classe donc 2ème féminine et 26ème au scratch.

Bravo à Anne-Laure pour sa victoire méritée et à Nathalie qui monte sur le podium du M. 

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Comme un nageur (et non comme ces bourrins de triathlètes)

Course : Traversée du lac (2.4km)
Lieu : Annecy (74)
Date : 15 août 2018
Résultat : 365ème/874(41,7%)
Temps : 51'05'' 
Taux d’auto-satisfaction : 75%

Après un début de saison bien chargé (Half de Barcelone + X-Terra Belgique, Suisse et France), je suis arrivé épuisé début juillet. Fatigue physique mais aussi fatigue mentale qui a atteint son apogée le 15 juillet où, en préambule de la finale de la coupe du monde ( et bim 2ème étoile !), je suis allé reconnaitre la première partie du parcours vélo du Graveman. A partir de cette date, je me suis rendu compte de la difficulté de cette épreuve et j’ai commencé à douter dans ma tête sur ma capacité à y participer. Les 15 derniers jours de juillet, j’ai choppé un gros virus qui m’a empêché de m’entrainer et qui a définitivement mis fin à mes doutes, je n’étais pas en mesure de participer à cette épreuve. 

Le jour J, je me suis néanmoins rendu à Arêches-Beaufort pour encourager les copains et j’ai pu constater à travers les performances de Matthieu, Quentin, Xavier, Florent et Guillaume que je n’avais aucun regret à avoir tant cette épreuve est exigeante.

A la suite de cet échec, j’ai voulu avant tout retrouver le plaisir du sport, plus que l’esprit de compétition. La traversée du lac d’Annecy est un de mes rendez-vous incontournables annuels. C’est une course car nous sommes classés et chronométrés mais c’est avant tout l’occasion de prendre du plaisir à nager dans ce superbe lac, c’est également un excellent alibi qui me permet de ne pas me poser la question de participer à l’Embrunman.

Mercredi 15 août, temps magnifique, température de l’eau annoncée autour de 24 degrés, nous prenons un café à quelques mètres du départ. C’est à ce moment là que je prends ma décision d’abandonner la combinaison et de nager en slip. Si ça, c’est pas de la grosse décision bien impactante !!! Je renonce ainsi à briller en termes de performance mais je privilégie les sensations et le plaisir du sport, exactement ce qu’il me faut actuellement ! Je suis dans la vague 3, en première ligne, comme d’habitude. Le parcours est simple, une bouée à environ 400m puis virage à 90 degrés et 2km tout droit, suivre l’axe du château, jusqu’à l’arrivée. 

Ca part fort, trop fort pour moi car rapidement je peine à trouver mon souffle, je ralentis essaye de m’écarter un peu de la masse asphyxiante et reprends ainsi un rythme mieux adapté. Au passage de LA bouée, je suis encore au contact d’un bon nombre de nageurs puis soudain, plus rien, je suis seul. Régulièrement je croise un bedonnant et une nageuse appliquée (je suis toujours effaré par le fait qu’un mec à l’allure et au style improbables puisse nager aussi bien que quelqu’un d’athlétique au style académique) mais ils ne vont pas plus vite que moi et je n’ai donc aucun intérêt à aller accrocher leurs pieds. Je savoure donc l’instant, je m’applique, je vais chercher loin devant, j’essaye de tirer de l’eau et d’accélérer mon mouvement sous l’eau, tout en soignant ma rotation des épaules et mon relâchement hors de l’eau (pas mal ce petit cours de technique en une seule phrase, non ?).

Dans les derniers mètres, il n’y a plus beaucoup d’eau, je crois d’ailleurs que je n’ai jamais vu le lac à un niveau aussi bas, je mets donc en pratique la méthode « Dauphin », enseignée lors du dernier stage aux Issambres, qui consiste à multiplier les plongeons avec ondulations, stylé mais moyennement efficace à mon niveau. Je franchis la ligne en 365ème position, en 51’05, satisfait de ce moment. 

Cécile termine en 49’30 (avec la combinaison), elle est contente de sa traversée et nous pouvons donc nous rendre au stand Arena pour acheter nos traditionnels maillots de bain. La collection 2018 est parfaitement réussie et nos partenaires de club auront prochainement l’occasion de nous admirer dans nos nouvelles tenues de Gala. La chance !

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XTERRA France, les années se suivent et ne se ressemblent pas !

Course : XTerra France
Lieu : Xonrupt (Vosges)
Date : 01 juillet 2018
Résultat : 335ème/717(46,7%)
Temps : 4h 25'53'' (27'/2h46/1h06)
Taux d’auto-satisfaction : 95%

Un an après ma grosse galère au XTerra France 2017, nous sommes de retour à Xonrupt. Pour ce week-end de 3 jours, nous sommes accompagnés de Matthieu, Julie et Fred. Cécile et Julie sont engagées sur la première édition du Swim Run, les Hommes sur le XTerra Classic.

Samedi, 15h30, alors que toute la France est scotchée devant sa télé pour suivre France-Argentine, les filles entament leur course. Elles prennent la tête de l’épreuve dés le départ pour ne pas la lâcher. Nous suivons le show Mbappé sur nos téléphones (ok parfois la technologie a du bon) et encourageons les gazelles en vrac comme des tifosis enragés. Interview, podium, coupe, les filles sont à l’honneur et affichent fièrement les couleurs du Stade.

Le temps d’admirer El Matador renvoyer CR7 à la maison et c’est l’heure du dodo. Dimanche matin, je suis dans ma bulle puis direction le lac de Xonrupt.

13h30, départ de la course, je porte le dossard 109, le même qu’en Suisse, hasard ou perfection de l’organisation ? Je pars aux avant-postes mais le positionnement de la première bouée à 200m du départ joue parfaitement son rôle de goulot d’étranglement. Résultat, ça bastonne et je dois passer en 2 temps pour reprendre mon souffle. Ça commence fort, la mise sous pression est immédiate. Je sors de l’eau en 27’, comme d’habitude…

Transition pépère et c’est parti pour 2 boucles de 20 kilomètres. Le dénivelé est au début du parcours, pas le temps de se mettre en jambes, ça attaque direct. C’est dense, le moindre concurrent qui déchausse et c’est toute la chenille qui s’arrête. Matthieu me dépasse rapidement, je le laisse filer, pas question de me cramer, je suis dans la gestion de l’effort. Ça se passe plutôt bien, je suis prudent mais dans le rythme. J’attaque la dernière descente vers la fin de la première boucle quand un hurluberlu m’accroche le guidon et m’entraîne au sol. Le temps de lui expliquer la vie et je reprends ma course avec une aile droite bien éraflée. Passage sur les rampes caractéristiques de Xonrupt, ça passe sans problème. Un petit single avec poussée obligatoire et on remet ça pour un tour. Les concurrents se sont répartis, il y a beaucoup plus d’espace et au final, ce second tour passe mieux même si au chrono le temps est strictement identique.

Dépose du vélo avec un énorme soulagement et je me lance à l’assaut des 2 boucles de 5km de Cap. Ça monte encore dur mais ça reste globalement « courable ». Je marche néanmoins quand la pente devient trop raide. Les derniers kilomètres sont roulants, je me cale sur le rythme d’un triathlète de la Flèche que je rattrape sur les derniers mètres, nous franchirons la ligne ensemble dans un bel élan de fraternité. Je retrouve également Fred qui part pour son second tour, bravo à lui qui sera finisher du Xterra France une semaine après avoir réalisé son premier triathlon classique. Matthieu est toujours costaud puisqu’il me colle 30 minutes et se classe 144ème. Pour ma part, je continue ma progression et j’intègre la première moitié du classement malgré un vélo encore un peu timoré. La malédiction de Xonrupt est conjurée, place à la récupération  avant de se relancer pour être au Top le 28 juillet.

J’ai passé un Excellent week-end sous le soleil des Vosges, en compagnie de personnes fort agréables, encore merci et bravo à Julie, Cécile, Matthieu et Fred !

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XTERRA Switzerland, que la montagne est belle !

Course : XTerra Switzerland
Lieu : Vallée de Joux (Suisse)
Date : 23 juin 2018
Résultat : 155ème/310(50%)
Temps : 3h 03'21'' (27'/1h32/1h00)
Taux d’auto-satisfaction : 90%

Aujourd’hui, c’est en Suisse et plus exactement dans la vallée de Joux (à seulement 17km de Mouthe, le village le plus froid de France) que je vous propose de suivre mes aventures de sportif amateur. Nous arrivons dans notre Air BnB le jeudi soir après 5h de route, Antoinette nous accueille et nous donne quelques infos pratiques (transports, restaurants…).

Vendredi, c’est jour de reconnaissance des parcours, nous rejoignons le village des Charbonnières et entamons la boucle VTT. Au bout d’un km, ça se gâte, le sol est rocailleux et une côte bien raide se présente à nous, nous obligeant à pousser. Cécile est en stress, voire en colère, le XTerra Suisse est censé être facile mais ce début de parcours ne laisse rien présager de bon… Par la suite, le circuit s’avère plus simple et surtout très varié (caillasse, pré à vaches, racines, descente, montée en lacets, rampe…). Bref, un parcours varié, roulant et agréable sur lequel il y a moyen de se faire plaisir sans prendre trop de risques et sans puiser dans ses ressources (de l’avis de plusieurs participants, la version 2018 est plus difficile que les éditions antérieures). Après réflexion, Cécile prend la sage décision de basculer du format Classic au Light. Les organisateurs effectuent la modification sans broncher, une certaine  grosse structure internationale dans le triathlon classique devrait s’inspirer de cette philosophie, suivez mon regard… En soirée, nous faisons la boucle de 5km de course à pied, c’est à 90% du Trail, plutôt roulant à l’exception d’une ascension où seule la marche est envisageable. 

Samedi, jour de course, Cécile part à 9h30, elle fait une nat correcte, une T1 pourrie, un VTT audacieux, une T2 encore pourrie avec un AR pour récupérer sa ceinture porte dossard et une course à pied monstrueuse (1er temps féminin et 11ème au scratch). Elle se classe 36ème au scratch, 5ème féminine et 1ère Vétéran. Pas mal pour une revenante.

Je suis encore bien stressé, le temps me semble long, vivement que ça parte que toute cette pression disparaisse et que je débranche enfin le cerveau !!! 14h, une trentaine de coureurs Élite se jette à l’eau, 310 amateurs de lancent à leur poursuite 1’ derrière. Je prends quelques petites tapes derrière la tête mais c’est très gerable. J’ai du mal à voir ma position, je nage avec application, en cherchant la meilleure glisse et la meilleure orientation possible. Je sors en 27’, comme souvent… La T1 sera trop longue, chaussettes + gants = 2’15 et le 241ème temps overall, il y a une grosse marge de progrès ici… À VTT, je suis dans la course, mon vélo Disco flambant neuf y est peut-être pour quelque chose. Je me fais peu doubler et j’accroche les roues des rares concurrents qui me rattrapent. Une petite chute pour le plaisir, une frayeur en bord de ravin mais sinon tout va bien. Cécile court partout et m’encourage à de multiples endroits du parcours, j’apprécie. Après un jeu de passe-passe avec un italien (pas le temps de parler foot, dommage…), je le double dans le parc, en T2.

J’attaque la Cap pas trop entamé et je me dis que je peux même prendre du plaisir sur les 10km qui m’attendent. C’est bien le cas, je remonte 13 places, Jean-Marc me met un tour dans la redoutable ascension, on s’encourage. Dans le dernier kilomètre, je suis à la lutte avec un mec qui me rend bien 20 ans, je perd mon duel à regret. Je passe la ligne en 155ème position, 10ème de ma catégorie, de très loin mon meilleur classement sur XTerra, 38’’ derrière Thibaut, mon ex-président à Versailles et juste devant une petite jeune très prometteuse, Anne-Claire Defix qui jouera bientôt les premiers rôles sur le circuit.

Je peux donner plus sur les 3 disciplines mais je dois surtout optimiser mes transitions comme je le fais sur Triathlon classique. La marge de progrès est bien là mais cette course est encourageante pour la suite de la saison. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir, dans un environnement paradisiaque et sous un temps splendide. Rendez-vous à Xonrupt dans une semaine pour de nouvelles aventures.

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