La Baule 2022

Objectif dépouillage

Date :18 septembre 2022
Epreuve :Triathlon M
Classement :104ème/901 (11,54%)
Temps :2h18’51 »
Taux d’autosatisfaction99,5%
Indice de Performance T2 Area90 (the best ever)

Pour cette course de clôture de la saison 2022, les objectifs partagés avec coach Xa étaient clairs, faire moins de 2h20 et courir les 10k en 42′.

Perso, j’avais aussi 2 autres objectifs : me tirer la bourre avec mes copains stadistes et rattraper le plus vite possible José après la natation pour qu’il perde tout espoir de finir devant moi.

Un morceau de brioche et une banane, collation idéale d’avant course et c’est parti pour le show ! Sur la plage tout le monde se place sur la gauche en regardant l’océan (ou plutôt les magnifiques éoliennes). Je ne comprends pas bien cette stratégie et décide de me placer sur la droite, non pas par conviction politique mais plutôt mathématique, partant du principe que le plus court chemin pour aller d’un point A (en l’occurence la plage) à un point B (la 2nde bouée au large) est la droite. Pas d’autre choix que de se positionner en première ligne, il faut se donner les moyens de ses ambitions.

Le coup de pistolet retentit, je cours vers l’eau comme si celle-ci allait brutalement se retirer, je plonge une première fois, me redresse et remet ça. Il y a du monde, c’est plutôt viril mais ça reste correct, pas de mauvais gestes à déplorer. Le cerveau est en mode off, les bras tournent tels les ailes d’un moulin, les jambes font de la figuration. La première bouée ne sert à rien, bouchon à la seconde, ça passe, idem à la troisième. Il y a plus d’espace, je constate que les nageurs qui m’entourent ont un niveau comparable au mien, je suis à ma place, j’ai plutôt bien négocié le départ mass-start, ça ne devrait pas être trop mal au niveau du chrono. Un peu plus de 26′ pour boucler les 1500m, soit 1’44 au 100, c’est bien. Sensation confirmée lorsque je retrouve Fabrice dans le parc, je le double en T1 mais il repasse devant car je galère à rentrer mes gros pieds de fouteu dans mes escarpins de cyclo. Je rattrape Lyse-Anne sur les premiers mètres du vélo et reviens sur Fabrice.

Je m’installe dans un petit groupe de 4 avec Fabrice, un rennais et un prénommé Arthur. Le rennais est plutôt costaud et emmène la troupe. Rapidement, nous reprenons des concurrents et le groupe s’étoffe pour passer en mode peloton. Dés lors, il y a deux écoles (spéciale dédicace !), ceux qui veulent jouer les héros et les autres. Toute tentative d’échappée serait vouée à l’échec, je reste au chaud dans les roues en attendant que ça se passe et en restant concentré pour éviter écarts et chutes. José s’est fait une place dans le wagon mais malheureusement (pour lui), il ne tient pas l’allure et lâche le train. Les 40km sont avalés en 1h05 à 37,5km/h de moyenne, vive le drafting et les copains !

Il y a du monde à T2 d’autant que je suis en fin de peloton. Je vois Fabrice s’éloigner mais pas de panique, je sais que les jambes sont au rendez-vous ces dernières semaines. Premier kilomètre maitrisé en 4’05, je sens que ça va bien se passer. Je remonte Fabrice au niveau du 3ème kilomètre, une petite tape sur les fesses et je continue mon périple. La prochaine cible n’est plus très loin, il s’agit de Renaud, le coach du Stade Français. Je grapille des mètres mais je n’aurais pas suffisamment de temps pour combler mon retard. Je lui évite donc cet affront, il pourra sereinement poursuivre ses activités de coaching pour la saison à venir. J’ai complètement merdé dans la gestion de mon électronique, montre + compteur vélo, trop dur à gérer pour un benêt comme moi. Du coup, je n’ai aucune idée de mon temps total. Lorsque je passe la ligne et vois 2h18’51 », je suis ravi et lâche un cri de satisfaction. Mon temps CAP est également conforme à mes attentes puisque je fais les 10 bornes en 41’25, soit largement sous les 42′.

Fabrice termine 113ème en 2h20 (la guerre psychologique d’avant course a bien fonctionnée), José 271ème en 2h31, Chuong qui aura cumulé Relai Entreprise, S et M 878ème en 3h52 et Renaud qui sauve sa peau 85ème en 2h17.

Quand mon père m’apprend que je suis 3ème de ma catégorie (les 20-25 ans), je n’en reviens pas et je me vois déjà sur le podium avec la marseillaise qui retentit à fond les ballons. José est au fond du gouffre, il imagine le gonflage de melon qui va s’en suivre et n’assume pas de devoir vivre un tel évènement. Malheureusement (pour moi), les organisateurs ont décidé de ne récompenser que les 3 premiers vétérans toutes catégories confondues (et oui, on est vite vétéran dans ce sport…) je suis donc privé de ce moment de gloire. Peu importe, l’essentiel est ailleurs, encore un bon moment de partage, un beau dépassement de soi et de beaux souvenirs pour les années à venir.

La reine est morte, vive le roi !

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Ironman 70.3 Vichy 2022

Faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux

Date :20 août 2022
Epreuve :Triathlon L
Classement :605ème/2076 (29,14%)
Temps :4h31’47 »
Taux d’autosatisfaction92,5%

Après 3 semaines de vacances/bootcamp à Noirmoutier, j’arrive en pleine forme sur cette course et avec la ferme volonté de réussir une TRES grosse perf.

Vendredi midi, je débarque à Vichy après 6 h de route. Il va me falloir près de 3h pour déposer mon vélo, récupérer mon dossard et les fameux sacs de transitions tueurs de dauphins.

Un triathlon label Ironman c’est un triathlon comme un autre, sauf que ça n’a rien à voir ! Ici tu es un héros, tu es exceptionnel, tu payes cher ton inscription (parce qu’ être un héros, ça se paye CQFD), tu peux acheter plein de trucs utiles ou pas mais siglés Ironman et surtout tu respectes les règles Ironman qui sont au-dessus de tous les règlements fédéraux, directives ministérielles, lois et autres jurisprudences. C’est ainsi que depuis hier une épée de Damoclès plane sur l’épreuve de natation, la qualité de l’eau serait mise à défaut à la suite des orages qui se sont abattus sur la région. Je suis donc l’évolution de la situation sur le seul organe de communication dont la fiabilité et l’indépendance est incontestable : Facebook. J’ai déjà supplié le grand gourou Ironman de ne pas transformer l’épreuve en duathlon en osant un commentaire sur la page Ironman France. Finalement, la sanction tombe, la natation est annulée. Les sujets triathlètes se déchainent sur Facebook mais les hautes instances de la secte ne daignent pas réagir à cette fronde populaire. La natation est annulée et sera remplacée par … rien. Nous partirons directement à vélo, 4 par 4, toutes les 7 secondes, dans l’ordre chronologique des dossards conformément à la décision unilatérale du comité de course.

Une courte nuit dans une chambre réservée sur Airbnb (autre organisation à but non lucratif) très sympathique et c’est parti pour un duathlon de folie.

J’ai le dossard 1907 donc autant vous dire que je ne suis pas prêt de voir la ligne de départ. Je profite de mon temps d’attente pour échanger avec les bénévoles vichyssois et quelques participants. Je croise ainsi Edouard (ex collègue de boulot qui m’a mis la misère lors du dernier semi de Paris, 1h25, ça cavale !) et à qui j’ai bien l’intention de mettre une rouste. Laurent, un partenaire du Stade Français dont j’ai fait la connaissance hier vient à ma rencontre et me demande si « par hasard », je n’aurai pas une deuxième paire de chaussures de vélo car il a oublié les siennes. Partagé entre le dédain (mon trait de caractère principal parait-il) et l’envie d’éclater de rire, je reste stoïque et lui répond que là, maintenant, tout de suite, ben non… Ca ne le bouleverse pas, il est totalement zen et va donc parcourir les 90km de vélo avec de magnifiques snickers Nike (ce qui ne l’empêchera pas de me coller 4′ dans la face).

8h15, c’est enfin mon tour de partir, ma stratégie de course a été établie hier avec mon coach chéri, les consignes sont claires :

Coach Xa : Bon, sur le vélo, tu fais ce que tu peux dans ce beau merdier mais derrière tu essayes de faire un beau semi. Tu pars entre 4’20 et 4’30 au kilo et tu vois combien de temps ça tient. 

Antoine : Et après ?

Coach Xa : Ben tu te démerdes ! 

Antoine : Ah, ok !

Ce qui est bien en partant si tard c’est que tu doubles à max et donc c’est plutôt bon pour ton moral. Ce qui est moins bien c’est que tu ne peux te fier qu’à toi car il n’y a absolument aucune homogénéité dans les niveaux. Bref, j’alterne les dépassements et les coups de vent quand des mecs me doublent avec leurs avions de chasse parfois équipés de roues lenticulaires.

Le parcours n’est pas spécialement roulant, il y a quand même un peu plus de 1000m de D+ mais ça passe plutôt bien. J’essaye de prendre la position aéro chaque fois que le terrain s’y prête. Au bout de 2h47, je vois le bout des 87km.

Ma T2 est « posée », j’ai fait le choix de garder mes runnings habituelles plutôt que celles équipées de freelace, il n’y a pas le feu au lac et ce temps de laçage est aussi un temps de récupération.

C’est maintenant que ça se joue, je m’élance à un rythme soutenu et repars dans ma quête du grattage de places. Au bip du premier kilomètre, je suis en 4’17, je suis dans la mise en œuvre de la stratégie définie, advienne que pourra. Je ne me fais quasiment pas doubler, je suis à l’aise même si je sais que ça ne va pas durer jusqu’à la ligne d’arrivée. Je puise dans mon mental pour trouver des images positives capables de booster mon envie, ça marche plutôt bien. Ma course à pied se décompose en 3 étapes : le départ en fanfare pour le premier tiers, la lutte pour rester sous les 5’ dans le second et la limitation des dégâts dans le 3ème. Je cours mon semi en 1h41, soit en 4’49 au kilo, ça fait longtemps que je n’ai pas couru aussi vite, l’objectif est atteint, je peux savourer mon plaisir. Temps final, 4h31 et une 605ème place qui me classe dans le premier 1/3. Et Edouard ? Je lui ai mis 14’ dans les dents au total et surtout 30’’ en cap, ça lui apprendra à respecter les anciens !

A peine arrivé à la voiture Xa m’appelle pour me féliciter. L’atteinte de cet objectif est le fruit d’une confiance totale et d’une excellente collaboration dans un esprit on ne peut plus amical. Merci mec pour tes conseils et ton professionnalisme, c’est un travail d’équipe qui paye ! Faire les choses sérieusement, sans se prendre au sérieux, c’est une philosophie partagée et c’est un vrai plaisir de réaliser sa passion dans ces conditions.   

Prochain rendez-vous le 18 septembre à la Baule pour une course « à la maison » avec la famille, les potos, des stadistes, l’océan et du triathlon à gogo, bref, que du plaisir !  

Je serai prêt !

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Triatbreizh 2022

Date :24 juillet 2022
Epreuve :Triathlon L
Classement :140ème/341 (41,05%)
Temps :5h16’02 »
Taux d’autosatisfaction80%

Départ de Chaville vendredi aprem, pause à Nantes et départ samedi midi pour Inzinzac Lochrist ( ça ne s’invente pas). L’ambiance est champêtre, quelques vélos sont déjà dans le parc et une charmante petite rivière nous invite à la baignade. Je réalise les formalités administratives, dépose mon bike (on inclue des anglicismes dans notre langage quand on est un Triathlete branché) et je me mets à l’ombre pour attendre Karine et Chuong. Les cordemaisiens ne tardent pas à me rejoindre et rapidement nous organisons notre soirée.

Celle-ci n’est pas des plus dingos, nous dînons au Tohu-bohu, la fameuse pizzeria d’Hennebont avant de nous rendre au magnifique Ibis budget de la même commune. La chambre est d’une grande sobriété et me rappelle celle de la caserne de l’Ecole d’Application du Train de Tours que j’ai occupée dans les années 90.

Dimanche 24 juillet, réveil à l’aube, petit déjeuner dans le hall de l’hôtel puis direction le site de départ. Nous sommes près de 350 inscrits, les filles partent 10’ avant, la calme rivière se transforme en eaux vives, les fauves sont lâchés ! Comme d’habitude, je pars devant, c’est le grand luxe, pas une gêne, j’ai l’impression d’être seul dans ma ligne d’eau, que du bonheur. Difficile de se perdre, c’est tout droit pendant 1km puis demi-tour avant de revenir à la case départ. Les plus scientifiques d’entre-vous auront remarqué que 1+1+0,5 tour ne peut pas faire 1,9. Tout juste Auguste, il y avait 2,2km de nat. CQFD.

Après 40’ d’échauffement, il est temps d’entamer le plat de résistance, le vélo est donné pour 90km et environ 1000m de D+ ( dénivelé positif pour les béotiens). Je prends mon temps à T1, j’enfile des chaussettes et embarque un kit de réparation et c’est parti mon Kiki. Pour vous représenter le parcours, c’est assez simple, pensez aux montagnes russes également appelées grand huit il me semble (amis forains n’hésitez pas à me contredire si je me trompe). Le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas monotone, je trouve encore le moyen de jouer au justicier avec des mecs qui draftent a tout va : « Hey les gars, c’est pas une cyclo ! ». Certainement ce besoin refoulé de faire régner la loi et le fait que je n’ai jamais eu la chance d’intégrer une milice de quartier chargée de faire régner ordre et silence pour le bien-être de mon voisinage reconnaissant (rêve américain, quand tu nous tiens !). Passé cet épisode Bronsonien, je continue à appuyer sur les pédales. Au kilomètre 70, je me retrouve seul dans une belle descente, au pied de celle-ci, une nationale et un virage à 90 degrés, j’aperçois des voitures sur la nationale et cherche le bénévole qui va les arrêter. En un fragment de seconde, je comprends qu’il n’y a pas de bénévole, j’enclenche le freinage d’urgence mais trop tard, je suis déjà au croisement. Heureusement, le véhicule m’a vu arriver pleine balle et à également freiné. Je passe sans encombre mais avec une belle frayeur. Le résultat du vélo est plutôt bon car je termine les 87km et 1113m de D+ en 2h44 avec une vitesse de croisière de 31,7km/h.

C’est maintenant l’heure des braves, il va falloir s’envoyer un semi. Les organisateurs à la tête desquels on retrouve un certain Sylvain Sudrie, ex-star du triathlon LD a eu la bonne idée de tracer un circuit en bord de rivière et à l’ombre, sous forme d’aller-retour. Je suis bridé à 12km/h, pas la force d’aller plus vite, je m’en contente et me focalise sur le fait de rester régulier et de maintenir ma motivation. Je croise régulièrement Lou qui va chercher une place sur le podium et son papa qui tel un zombie file vers sa destinée. Julie que j’avais sermonnée sur le vélo car elle grimpait en 53-11 et manquait quelque peu de vélocité (humour cycliste !) est également dans cette grande farandole des coureurs à pied. Après 1h43, les 20km sont derrière moi, je boucle l’épreuve totale en 5h16, soit une 140ème position sur une course où le niveau moyen me paraît plutôt très élevé. On remet ça dans 4 semaines mais dans de nouveaux paysages. D’ici là, place aux vacances !

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Triathlon M du plan d’eau du Canada

Date :3 juillet 2022
Epreuve :Triathlon M
Classement :74ème/348 (21,26%)
Temps :2h34’22 »
Taux d’autosatisfaction99,5%

Pour se rendre à ce magnifique triathlon, pas besoin de réserver un vol sur Air Canada, il suffit de prendre sa voiture et en 1h15, vous voilà arrivé à Beauvais.

Il est donc 11h15 lorsque je gare mon char à proximité du dit plan d’eau. 15’ de marche pour récupérer mon dossard et prendre connaissance des lieux et dernières consignes.

A retenir :

  • Natation : 1 rectangle qui se termine avec un virage à 180 degrés dont je ne perçois que moyennement l’intérêt. La combi est autorisée.
  • Vélo : No drafting, 3 boucles avec 1 bosse sur 500m, pas de danger à signaler mais un petit vent de face sur la première partie.
  • Cap : 2 tours du plan d’eau sur chemin de terre, avec des petits « vire-vire », pas beaucoup d’ombre mais la chaleur devrait être supportable.

Retour au parking pour m’installer sous un érable et ingurgiter une délicieuse salade de riz confectionnée par mes soins. J’ai longtemps hésité avec une poutine (rien à voir avec le méchant Monsieur russe…) mais finalement la raison l’a emporté.

13h00, je rentre dans le parc à vélo. Je suis à quelques emplacements d’Igor, le stadiste qui a remporté le S de Versailles il y a quelques semaines, certainement un signe… Bizarrement, je ne ressens pas de stress, je suis même plutôt serein.

13h50, échauffement express dans l’eau, à température parfaite (autour de 21 degrés) puis retour sur la terre ferme pour un départ Mass Start comme je les aime !!! Aux avants postes avec Christophe (qui sortira 8ème de l’eau et me collera plus de 5’ pour la blague), je pars comme un dératé dés le coup de pistolet tiré.

Dans l’eau, pas de présence de baleines, tout se passe formidablement bien, je ne suis jamais gêné, je vais même chercher le contact pour profiter de l’aspiration d’autres nageurs, j’ai de bonnes sensations, je rattrape rapidement les dernières féminines parties 5’ avant, bref les 1500m passent à vitesse grand V et je sors de l’eau frais comme un gardon en 29’, 81ème.

Transition expresse en 1’16 et c’est parti pour 40km de vélo. C’est ici que les choses sérieuses commencent ! Depuis ma mésaventure vendômoise où je m’étais fait littéralement EXPLOSER j’ai fait quelques ajustements.

  1. Changement de vélo et reprise de mon bon vieux Cervélo P3
  2. Achat de nouvelles roues Campagnolo Bora (une tuerie !)
  3. Entraînement vélo avec respect strict des consignes du coach
  4. Grosse, grosse, motivation pour remettre les pendules à l’heure

Je galère un peu à enfiler mes chaussures sur le vélo, la faute à mon coup de pied de footballeur qui peine à rentrer dans ces ballerines. Sabine en profite pour me doubler et m’encourage au passage. Chaussures au pied, je rentre dans le game, en position aéro, je retrouve Sabine, l’encourage à mon tour et file vers mon destin : « Tous les bouffer ! ».

Je rattrape pas mal de monde, ce qui est bon signe, sachant que j’ai plutôt bien nagé, la silhouette de Coumba se profile, échange d’encouragements et ça continue.

Je double des mecs qui quelques instants plus tard reviennent au gré d’un drafting pas joli, joli. Ca me gave mais je n’en fais pas une affaire d’état. Dans le 2nd tour, ça bouchonne un peu et il devient difficile de s’extirper d’un groupe d’une petite dizaine de coureurs. Je veille à bien me détacher pour ne pas me faire cartonner, ce serait vraiment débile.

Le 3ème passage de la côte fait son effet et je me retrouve esseulé, je termine donc sans stress la partie vélo que je boucle en 1h16, à plus de 33km/h, 16 places de gagnées, 76ème temps. Tout est dit !

C’est bien beau de faire le mariolle à vélo mais maintenant, il va falloir courir. Transition en moins de 2’ et roule ma poule ! Je me cale autour de 4’40 au kilo, c’est une allure qui me va bien et que je pense être en capacité de tenir sur la distance. Toujours pas de traces de caribous. Je croise Damien à la fin de la première boucle, il n’est pas loin et sa foulée n’est pas aussi aérienne qu’à l’habitude (il sort d’une opération du genou…). Je me dis que j’aimerais bien le rattraper mais la priorité est surtout de bien se gérer, pas question de se mettre en sur-régime avec le risque d’exploser par la suite. Je sais qu’il n’est pas loin mais je ne l’ai jamais en ligne de mire, je me dis qu’il ne doit pas faiblir et je reste concentré sur ma course. Au 9ème kilomètre, tabernacle, j’aperçois mon Damien, j’ai repris du terrain mais pas suffisamment, c’est désormais trop tard, je serai 4ème stadiste à 30 secondes de l’intéressé.

Je passe la ligne après 2h34 d’effort, en 74ème position, j’ai perdu 9 places en cap malgré une bonne gestion. Je suis très content de ma course et de l’homogénéité de mes performances qui reflètent bien mon niveau actuel.

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Les copains d’abord !

Trail les gendarmes et les voleurs de temps – Ambazac (87)

Date :5 juin 2022
Epreuve :Trail 32km – 1200m D+
Classement :223ème/1326 (16,82%)
Temps :3h26’17 »
Taux d’autosatisfaction98%

Début 2020, lorsque Chuong a lancé l’idée de participer au trail Les gendarmes et les voleurs de temps, je n’ai pas vraiment adhéré au projet et j’ai préféré rester sur mon choix de faire le Half de Deauville. 2 ans plus tard, le Covid est passé par là et aucune des 2 courses n’a eu lieu. N’ayant pas d’engagement ce dimanche 5 juin, j’ai donc décidé de rejoindre l’aventure et de retrouver une bonne partie de la bande des nantais pour ce qui s’annonce comme un grand moment de chambrâge et de concours de quéquette.

Prenons un court instant pour que je vous présente les principaux protagonistes de cette sympathique aventure :

CHUONG

Il se faisait surnommer Fox sur les terrains de foot mais quand on parle business, le mec se transforme en loup. Il a créé l’Equipe du Dimanche et l’AS Cormaris Triathlon, il est de la trempe des Tapie, Aulas et autres Borrelli. Finisher de l’Iron Breizh, il a un palmarès long comme le bras. Avec lui, jamais le terme endurance n’a été autant magnifié.

JOJO

Mélange de voileux et de pêcheur sous-marin, il a aussi un joli palmarès de traileur avec plusieurs Sainté-lyon à son actif et de Triathlete avec notamment l’Ironman de Nice. Trouvant le climat nantais trop clément, il s’est exilé au Guilvinec où il sévit toute l’année pour pêcher bars et homards à la barbe des phoques et autres congres apeurés.

KA

Outre le fait qu’elle a épousé Chuong et qu’elle lui a fait 4 beaux enfants, c’est une sportive avertie formée pour partie dans la chaleur réunionnaise et pour partie dans la rigueur jurassienne, un mélange détonnant ! Diététicienne, elle scanne le contenu de votre assiette en 10 secondes et peut déterminer votre performance du lendemain.

MARCO

Ancien champion de tennis, comme Pierre Barthes, il a également eu une belle carrière de footballeur. Malheureusement, ses chevilles trop fragiles lui ont barré les portes du haut niveau. Lyonnais d’adoption, il s’est reconverti dans le trail où il compte plusieurs Sainté-Lyon et une CCC à son tableau de chasse.

RENO

Le mec a du sang jaune et vert qui coule dans les veines, il a des statues de Michel, Touré et Loko dans son jardin, il vit dans le vignoble nantais et à remplacé l’eau par le muscadet. Sa religion c’est le foot mais depuis quelques années, c’est aussi la course à pied, marathonien et traileur averti, il travaille pour une entreprise spécialisée dans la nutrition sportive, dont il porte fièrement les couleurs jaunes, autant vous dire qu’il a les bons produits…

C’est vers 16h que je retrouve mes 5 lascars au retrait des dossards. Les formalités administratives accomplies, nous filons à l’hôtel où Karine reste se reposer pendant que nous partons vaillamment à la découverte de Limoges. Apéro Soft puis direction le restaurant San Marco où nous retrouvons Karine et deux amis de Chuong.

Vient l’heure des pronostics, le ton monte un peu et le serveur nous demande de baisser d’un ton. C’est bon signe, nous sommes toujours des petits cons mais pas encore des vieux cons !

6h30, réveil des vedettes, 2h plus tard, nous sommes alignés dans un champs avec face à nous 3 gendarmes de la garde montée en tenues napoléoniennes. L’un d’eux se fait éjecter par son cheval, le spectacle est total. 8h30, la charge est sonnée, plus de 2000 fantassins s’élancent (les courses 32 et 52 partent ensemble). On a l’impression que des boulets de canons vont nous cueillir mais il n’en ai rien, sortie de champs sans encombre et direction les chemins forestiers pour 32km de bonheur.

Lorsque je me retourne pour la première fois, seul Marco est dans mes traces, les autres ont déjà jeté l’éponge. Rapidement, je n’entends plus son souffle et je me dis que le titre de champion va être facile à obtenir. Au 7ème kilomètre, je déchante quand j’entends une petite voix stridente me dire « Tonio, je suis encore là », l’effronté a même l’audace de me doubler et me lâche un truc du genre « je vais ralentir parceque je sais qu’à la fin tu vas finir fort ». Je ne le laisse pas savourer ce moment et repasse immédiatement devant. Les kilomètres défilent et je suis certain de l’avoir largué quand approche la mi-parcours et qu’on me crie « Tonio, je suis toujours là ». Soit je craque et je serai la risée de la bande pendant de longues années, soit j’accélère et tente de me débarrasser définitivement du morpion…

Je choisis cette seconde option et passe en mode Maxi Compet. J’ignore les ravitaillements, je repousse systématiquement le passage à la marche à l’approche des bosses et je double tout ce qui se présente. Les derniers kilomètres sont interminables mais je ne lâche rien. Solide ! Je franchis la ligne en solo, profitant pleinement du joli tapis rouge, personne ne vient me disputer au sprint une merveilleuse 223 ème place. Marco arrive 10’ plus tard, José 30’ après avec Reno sur ses talons (4ème c’est la place du con, non ?). Karine est 5ème et rappelle qui porte la culotte à la maison, Chuong ferme le bal.

Après course de gala au Mc Do de Limoges, qui clôture un excellent week-end avec ces potes en or qui continuent à me laisser gagner pour que je continue à croire que je suis leur champion. Merci les amis, votre bonté vous honore !!!

Merci aussi à Xa qui m’a bien préparé sur cette première partie de saison. On va recharger les batteries et s’attaquer à la phase 2 !

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Triathlon L des coteaux du Vendômois

( 2.4 nat / 96 vélo / 22 cap )

Date :22 mai 2022
Classement :211ème/394 (53,55%)
Temps :6h32′
Taux d’autosatisfaction48%

Reprise de la saison de tri avec au programme le L de Vendome que je vais faire pour la première fois. J’arrive sur site le samedi, une petite nat de 15’ pour apprivoiser le plan d’eau et mesurer la température du bain. On est à 24 degrés, la question de l’autorisation de la combinaison va se poser. Il fait beau et chaud, de nombreux stadistes sont en course sur le M. Laurine et Augustin brillent mais les autres stadistes sont également très méritants car les conditions sont difficiles.

Je m’éclipse pour aller dîner dans le centre de Vendôme. Un bon plat de pâtes et direction l’hôtel pour vivre la dernière journée de L1. Killian reste à Paris, Di Maria part avec une grande émotion, Bordeaux file au purgatoire. Je m’endors mais un crétin a la bonne idée de venir fumer et téléphoner sous ma fenêtre au milieu de la nuit. Je reste zen et j’attends que ça se passe, technique mass start.

Réveil à 7h45, petit déjeuner et direction le plan d’eau de Villiers sur Loir. Tous les stadistes sont rassemblés dans le parc, j’échange avec Bertrand, Patrick et Guillaume, je croise Augustin, Nicolas et Henry. Je rencontre également d’autres têtes connues : Juju et son magnifique sweat Rocky, Sophie et Mathilde, les David, Romaric, Olivier et j’en oublie. Le RMA est venu en nombre, je reconnais de nombreux nageurs matinaux.

8h30, je suis en première ligne pour le lâchage des fauves, la combinaison est autorisée. Ça frotte mais pas de mauvais gestes, ça reste très supportable. Je suis dans le flow et profite de l’aspiration. A la fin du premier tour, un écart s’est creusé et je suis un peu esseulé, je garde le cap et essaye de recoller, c’est chose faite à l’approche de la bouée. Je termine sur les bras histoire de m’économiser les guiboles. Je sors 93ème de l’eau en 43’, soit une moyenne de 1’44 au 100. Bonne nat !

J’ai bien préparé ma transition et j’expédie le sujet gagnant au passage 9 places, je suis désormais 84ème.

Dés le début du vélo, je sens que je ne suis pas dans un grand jour. Les concurrents me passent un à un, ils sont quasiment tous en vélo de contre la montre mais ce n’est pas une excuse, je suis totalement en incapacité de réagir. Je suis pourtant dans ma tranche cible de watts, je recherche l’aérodynamisme mais ça ne fonctionne pas, le vent et le revêtement de sol granuleux ne m’aident pas, je suis scotché comme une limace agrippée au bitume. Je repense à l’accroche sur le site de l’organisateur :  » Nous avons choisi des routes 100% chlorophylle, les amoureux des parcours très roulants  peuvent être déçus », tu m’étonnes, John… Au fil des 96km, je perds la motivation, ça me semble interminable, je suis sur les cocottes et j’ai le moral en berne. Je perds 117 places sur la partie vélo, incompréhensible.

En T2, je grappille 4 places et essaye de retrouver un semblant de motivation, les encouragements de Flore et de quelques stadistes m’y aident.

Malheureusement, après un kilomètre, le moral flanche, plus d’envie, j’arrête de courir, je marche puis alterne marche/course. La crise existentielle va durer environ 5km puis la raison reprend le dessus et je me mets à courir pour ne plus m’arrêter. Il fait chaud et je ne fais l’impasse sur aucun ravito, autant pour me rafraîchir que pour m’alimenter. Je retrouve Patrick qui pour son premier L semble un peu dans le dur même s’il court toujours, au mental. Au final, je perds de nouveau 14 places sur la cap que je cours en 2h22, pas vraiment terrible pour « seulement » 22km.

Je termine 211ème en 6h31, pas beaucoup de satisfactions sur cette course, si ce n’est celle de ne pas avoir abandonné malgré le forte tentation. Pour info, 47 DSQ ou DNF, soit 12% des partants ne sont pas classés..

Au delà de la performance individuelle, cette course est très sympathique, l’organisation parfaite et je pense que je reviendrai pour corriger le tir. Bravo à Augustin encore très fort sur cette distance et qui gagne le Vendoman, Mathilde, 2ème féminine pour son 1er long, Juju et Ben respectivement 4ème et 9ème, vous êtes mes idoles les potos et d’un point de vue plus général bravo à tous les participants !

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Marathon Paris 2022

Date :3 avril 2022
Classement :3307ème/41351 (7,99%)
Temps :3h19’34
Taux d’autosatisfaction97,8%

Pourquoi 12 ans après mon dernier marathon sec, je me retrouve ce dimanche 3 avril sur les Champs Elysées avec 44.999 copines et copains ?

L’influence de Cécile archi motivée par les courses sur route ? Les collègues de boulot qui se sont mobilisés pour le semi et donc il fallait finir le projet ? L’approche des JO de 2024 à Paris ?

Toujours est-il qu’après avoir bien stressé et ingurgité de la maltodextrine pendant 3 jours, à m’en faire exploser la vessie, je suis là et bien là. Le timing a été parfait, bus, métro, consigne, tout s’enchaîne. Je suis dans le sas des 3h15 et dans la première vague. Je n’ai pas l’intention de me laisser griser par l’ambiance, l’important est de ne pas se griller sans pour autant se transformer en escargot.

Concorde, Vendôme, Opéra, Bastille, que Paris est beau ! Dominique et Philippe ont repéré mes gants jaune fluo et m’encouragent, merci les gars. Le bois de Vincennes est là puis déjà le semi. Un œil à ma montre, j’ai 1’30 de retard pour un objectif en 3h15 et 1’ d’avance pour 3h20. Mes jambes m’aident a définir mon objectif, ce sera l’option 2. Sur les quais, les sorties de tunnels sont difficiles mais le Djay dans le second tunnel me boost au max, je m’encourage et me motive en me hurlant : « mais bien sûr que je vais y arriver ! ». Cette poussée de motivation me porte, les quadris commencent à se charger, ça devient dur musculairement mais rien d’insurmontable. Le mont Exelmans me fait perdre quelques secondes mais l’objectif est clair, ne pas dépasser les 5’ au kilo. Je suis concentré sur mes sensations et mon objectif, je ramasse de nombreux concurrents qui se sont vus trop beaux et m’accroche à un meneur d’allure parti dans les vagues suivantes de 3h15.

Je passe la ligne en 3h19’34’’ avec la sensation du devoir accompli. Les jambes sont endolories mais je peux encore marcher à peu près convenablement, place à la récupération et aux nouveaux objectifs.

Comme dirait le poète, ce qui compte ce n’est pas l’arrivée, c’est la quête (enfin un peu l’arrivée aussi, quand même…).

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Semi-Marathon Paris 2022

Date :6 mars 2022
Classement :3307ème/41351 (7,99%)
Temps :1h31’02 »
Taux d’autosatisfaction97,8%

Dimanche matin, réveil 6h, température extérieure proche de zéro, que du bonheur… Nous avons choisi l’option scooter, il s’avérera que ce n’était pas la bonne option…

Arrivée Gare d’Austerlitz, 8h20, Cécile ne sent plus ses pieds, je ne sens plus mes mains, tout va bien. Le timing est finalement assez court, je trottine un peu et file dans mon sas moins de 1h35. Les masques sont tombés, l’attente est courte, l’organisation est toujours aussi bonne, je pars dans la 3ème vague soit plutôt vite.

Les sensations sont bonnes, après 3 kilomètres mes mains se réchauffent et je retrouve ma sensibilité. Je croise Arthur toujours aussi sympathique, on échange sur le « que deviens-tu ? » et sur nos objectifs de temps puis il file vers son graal.

Je jette un œil à ma montre à chaque kilomètre, la tendance est bonne, le plan se déroule sans accroc.

Le faux plat montant de Daumesnil se profile, je redoute cette « difficulté » que j’avais mal gérée il y a 6 mois, ça passe nickel, les bosses sur les quais sont indolores, musculairement tout va bien, j’allonge la foulée sur les derniers kilomètres.

La rue de Rivoli constate ma forme éblouissante, j’essaye de courir propre, je lance mon sprint à l’entrée de la place de la Bastille et passe la ligne en 1h31’02’’.

C’est mon meilleur temps depuis 10 ans et j’ai gagné 4’ en 6 mois, sur le même parcours, de bon augure pour la suite.

Prochain rendez-vous : le marathon de Paris, le 3 avril 2022.

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Cormaris Trail V6-12km-2022

Date :6 février 2022
Classement :20ème/216 (9,26%)
Temps :0h58’20
Taux d’autosatisfaction95%

Retour à la maison, pour cette 6ème édition du traditionnel Cormaris Trail de février. Cette année, j’ai choisi de m’aligner sur la version courte, histoire de m’en mettre plein la tronche et d’essayer de garder un peu de vitesse malgré mon âge avancé. L’ami Renaud a fait le choix de la balade des gens heureux sur le 30km. Chuong est aux manettes côté organisation, comme toujours, les autres potes nantais sont sous leurs couettes.

Bon, ben la stratégie de course est assez simple, à fond, à fond, à fond, quand je commence à faiblir, le Monsieur que vous voyez sur la photo me botte les fesses et me dit « allez, allez, tu ne vas quand même pas te faire doubler par un vieux ». Du coup, ben je continue…

A l’approche du dernier kilomètre il me dit « T’inquiète, à la fin, tu seras devant », au lieu de me rassurer, ça me met la pression et je ne lâche rien jusqu’à la ligne.

Mon classement est flatteur, je termine 2ème de ma catégorie et rate la victoire et le podium pour 29 », mon compagnon de course est 3″derrière, si je suis encore à ce niveau dans 10 ans, ce sera beau…

Je sais que Renaud a l’intention de profiter de la campagne cordemaisienne donc je ne l’attends pas et file me mettre au chaud.

Prochain rendez-vous : le semi-marathon de Paris, le 6 mars 2022.

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Marseille-Cassis ou les aventures d’un parigot à Marseille

Date :31 octobre 2021
Classement :1065ème/18000 (5,92%)
Temps :1h34’49
Taux d’autosatisfaction95%

Il y a quelques semaines, jailli l’idée de participer pour la première fois à ce monument des courses sur route françaises (dans le top 50 mondial des plus belles courses selon le speaker de l’épreuve). Lâché par ma binôme préférée qui fit le choix de courir le semi de Saint-Denis (dans le 93, pas à la réunion…), me voilà samedi midi, Gare de Lyon, à destination de MARSEILLE !

En laissant traîner mes oreilles dans le wagon, j’entends 2 concurrents échanger sur la course : « c’est pas compliqué, ça monte pendant 10 bornes et après ça descend avec un petit coup de cul sur la fin ». Ok, c’est noté !

3h30 plus tard, je débarque sur cette terre hostile si on s’en réfère à Bac Nord ou au dernier témoignage des ultras du Kop d’Auteuil. Passage à l’hôtel puis direction le parc Chanot pour retirer le dossard. Les contrôles sont drastiques, pass sanitaire X2, bon de retrait, carte d’identité, ici on ne plaisante pas avec la loi. Dossard en poche, impossible de ne pas faire la photo souvenir devant le stade Vélodrome et d’aller enrichir ma collection de maillots à la boutique de l’OM. Je ne sais pas si il verra un jour la lumière celui-là mais il mérite bien sa place dans mon armoire au vu du dernier Classico non-perdu face au plus grand club du monde. Ma soirée est agrémentée d’une délicieuse pizza à la saucisse piquante à l’Osteria du Prado que je vous recommande grandement.

Après une très bonne nuit de sommeil créditée d’une heure supplémentaire (non payée mais toujours bonne à prendre), je déjeune et file vers le départ. Je suis dans le sas -1h30, ce qui me permet un échauffement et un départ facilités. Je pars vite, la pente s’accentue progressivement et mon allure prend l’orientation inverse, le métrage des kilomètres n’est pas aligné sur mon GPS, plus j’avance plus l’écart se creuse pour s’achever sur 400m de plus à ma montre.

Ça monte bien, régulier, jusqu’au 10ème, je gère mon effort n’étant pas certain de ce qui m’attend derrière. On m’avait promis une vue magnifique sur les calanques, je ne vois rien, concentré sur mon effort. La deuxième partie de course est effectivement plus roulante mais ce n’est pas la méga bamboche, il faut quand même faire tourner les guiboles. La météo est plutôt clémente au regard de ce qui nous était prédit. La température est parfaite, il ne pleut pas et seul le mistral aurait pu s’abstenir de souffler si fort. J’utilise les autres concurrents pour me protéger du vent et me relancer, à partir du 15ème, je lâche les chevaux ou plutôt les poneys !

Un petit sprint et je signe un magnifique 1h34’49’’ soit le même temps que sur les semi-marathons de Paris et des Sables.

Pas de doute, ici est mon niveau, j’ai pris beaucoup de plaisir à refaire des courses sur route, maintenant place aux objectifs 2022 et notamment à un marathon CAPITALE en avril prochain.

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