Ici c’est Paris !

Course : 20 km de Paris 
Lieu : Paris (France)
Date : 08 octobre 2017
Résultat : 990ème/25.523(3,9%)
Temps : 1h24'33" 
Taux d’auto-satisfaction : 80%

Dire que j’avais une envie folle de courir les 20 km de Paris serait quelque peu mensonger. En effet, je ne suis pas dingue de ce parcours fait de longues lignes droites et j’ai perdu le goût de ces courses qui rameutent plus de 25.000 personnes. Ajoutez à cela le fait que je vais louper la Cormaris Odyssée de mon pote Chuong et vous comprendrez que j’étais bien loin de l’euphorie au moment d’agrafer mon dossard.

Cécile, qui elle adore cette course, m’a néanmoins convaincu d’y participer avec nos amis Anne (première expérience sur la distance) et Phil (sportif du dimanche et spécialiste mondial du slip) que nous avons mis au fractionné lors du dernier mois de préparation.

Dimanche, 8h15 départ de Chaville, 8h30 dans le metro avec mon poncho en plastoc, 8h50 arrivée dans le sas des Préf 2, comprenez « bons mais pas tant que ça », quand Cécile est en Pref 1 alias « bons et qui sont pas là pour rigoler ». Quand les Préf 1 ont plein de place pour trottiner et s’échauffer dans les règles de l’art, les Pref 2 n’ont d’autre alternative que de faire de l’aérobic, sous les ordres de 2 bombasses hyper toniques qui s’agitent sur fond de musique techno. Derrière, les nullos, comprenez tous les autres, s’échauffent en chantant l’excellente chanson « Les sardines » de Patrick Sébastien.

10h, départ des élites (je les avais oubliés ceux la mais c’est un peu comme les nullos, ils ne servent à rien), suivis par les Perf 1.

3′ plus tard, je pars avec les Perf 2, des mecs commencent à me pousser et goûtent de mes coudes, c’est marrant comme ça calme les coudes… Un gus se glisse à ma hauteur et commence à me parler. C’est Thomas, l’ancien trésorier du Stade qui constate à la vue de mon maillot mon retour chez les rouge & bleu. Moins médiatique que le transfert de Neymar, mon retour au Stade rappelle celui de Riquelme à Boca Juniors, un moment de grâce, chargé d’émotion. Après avoir échangé avec Thomas sur nos ambitions respectives, – d’1h30 pour nous deux, nos chemins se séparent. La première et dernière côte est au début du parcours, elle passe donc facilement. Rapidement, Je constate que je suis en avance sur mon rythme prévu et même en dessous des 4’15 au kilo. Je vérifie à chaque kilomètre, au passage du 10ème en 41’32, désormais l’objectif est clair, ce n’est plus sous 1h30 mais sous 1h25.

Mon avance fond lentement au fur et à mesure que les kilomètres défilent, la stratégie de course est claire, facile jusqu’au 17ème et après, plus de calcul. Le problème, c’est qu’au 17ème, il n’y a plus grand chose à donner. Je serre les dents, cherche à allonger la foulée, ignore les photographes et passe la ligne sous les 1h25. Good Job !

Cécile m’attend, elle a aussi réalisé une bonne course en 1h25, sans se faire trop mal. Thomas atteint son objectif en 1h29, Phil boucle la distance en 1h36 et Anne est super fière juste au dessus des 2h. Elle a adoré cette première et est motivée comme jamais, prête à aller tâter de la piste tous les dimanche matin !!!

 

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Viva Portugal !

Course : Ironman 70.3 Cascais 
Lieu : Cascais (Portugal)
Date : 03 septembre 2017
Résultat : 305ème/1627 (18,7%) 
Temps : 5h09'32" (33'/2h43'/1h42')
Taux d’auto-satisfaction : 99%

Il aura fallu attendre la fin de la saison pour qu’enfin, je livre une course pleine et maîtrisée, il était temps !

Ce vendredi 1er septembre, j’arrête de bosser à 12h et nous filons à Roissy, direction Lisbonne. Après quelques perturbations et un atterrissage venté, nous arrivons à bon port. Le conducteur du taxi se croit au volant d’une F1, il alterne brutales accélérations et freinages d’urgence (apparement un virus local). Bon gré, mal gré, nous arrivons au superbe hotel Quinta da Marina Resort. Dîner dans le centre de Cascais avec au menu un excellent poulpe à la Lagareiro. Dehors, il y a un vent a décorner les bœufs qui incitera les organisateurs à décaler le bike checking au matin de la course. La journée du samedi est dédiée aux derniers réglages et à l’administratif. Les pinpins (terme péjoratif désignant les triathlètes bling-bling qui se pavanent avec leurs vélos de compet et leurs T-shirts de finisher (Ironman bien sûr…)) ont envahi la ville.

Dimanche matin, 4h45, c’est l’heure, petit dej comme d’hab et direction le parc à vélo qui se trouve à environ 5km. Les pinpins y vont en camion, nous préférons prendre les vélos, même si le jour n’est pas encore levé. Dans les sas natation, nous retrouvons Nicolas, ancien triathlète du Stade Français, expatrié depuis 4 ans au Portugal. Depuis, il a troqué la trifonction pour les planches de surf mais aujourd’hui, la proximité de l’évènement l’a motivé à être parmi nous.

7h12, le départ est donné au son du canon. Les pros partent devant, suivi des groupes d’âges (comprendre les amateurs comme nous), en mode rolling-start. C’est mon premier départ de ce type (nous partons 6 par 6, toutes les 5 secondes) et je dois avouer que ça apporte un confort et une tranquillité énorme. Néanmoins, je préfère l’adrénaline des départs groupés, attention à ne pas trop aseptiser les triathlons… Bonne natation en 32′ avec une sortie à l’australienne, juste pour le fun !

Transition en douceur et c’est parti pour 90 bornes de vélo. Les 50 premiers sont plats en bord de mer, je me cale à 35 km/h sur les prolongateurs et profite des paysages. Un tour du circuit F1 d’Estoril puis on attaque l’ascension constituée de successions de petites montées qui se passent aisément sur la plaque en relançant comme il faut. Je décide néanmoins de passer sur le petit plateau face à une pente un peu plus raide que les autres et ça ne manque pas, je déraille… Résolution expresse de l’incident et c’est reparti, les doigts plein de camboui. Après les côtes, en général, ça descend et bien cette fois encore ça ne manque pas, descente facile et rapide avec une vue sur la magnifique plage de Guincho, mondialement connue par  les amateurs de surf et windsurf (mes premiers amours…). Le vent se fait également sentir, d’abord de 3/4 face puis nous poussant vers la T2 à Cascais.

Je me suis bien alimenté, j’ai bu à raison, la température est idéale, j’attaque le semi confiant et peu entamé. Je me rappelle des conseils d’Audric, gestion, gestion, gestion. Un mec me double avec une foulée de ouf. Je le laisse partir et le cueille à la première montée. À la fin des 10km, je me fais doubler par la première femme qui termine sa course sous les ovations du public nombreux. Je profite du spectacle, ce n’est pas tous les jours qu’on peut vivre un tel événement de l’intérieur. La seconde boucle passe également bien, je suis régulier, calé légèrement au dessus de 12km/h. Hier avec Cécile, nous étions prêts à signer pour un semi sous les 1h45, la Target est claire. Je m’accroche sur les derniers kilomètres et boucle le semi en 1h42. Objectif atteint.

Au final, une bonne natation à mon niveau, un vélo un peu en dedans et un semi à la hauteur de mes ambitions. Il faut remonter à mai 2012, lors de ma prépa pour Nice pour trouver un temps similaire, autant dire que je suis très satisfait et que j’ai bien mérité ma cervesa, ma bacalhau lagareiro et mes pasteis de nata.

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Cécile fait un bon semi (1h40) et une bonne natation mais perd trop de temps à vélo sur un circuit qui ne lui convient absolument pas. Au final, elle termine en 5h30 mais se fait disqualifier pour avoir franchi une ligne blanche, afin de ménager son poignet sur une route déformée, trop injuste au regard des nombreux concurrents qui draftaient et de ceux qui ont coupé le parcours, volontairement ou pas… Nicolas termine sur mes talons et Germain de Versailles tri (que j’ai aperçu de loin dans le parc, au départ) atteint son objectif sub 5h.

 

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Le Triathlon de la Madeleine, c’est pas du gâteau !

Course : Triathlon de la Madeleine M 
Lieu : St François Longchamp (Savoie) 
Date : 27 août 2017 
Résultat : 76ème/166 (46%) 
Temps : 4h29'05"
Taux d’auto-satisfaction : 70%

Pour conclure un mois d’août sportif, ce Triathlon de la Madeleine est juste parfait.

La natation se déroule dans le charmant petit plan d’eau de St Remy de Maurienne. A quelques secondes du départ, peu de participants sont dans l’eau, préférant le confort de la berge. Je n’ai donc aucune difficulté à partir en première ligne. Je n’avais pas anticipé le danger Kayak et je me prends donc un bon coup dans la tronche qui me fait abandonner une partie du peu de neurones qu’il me reste. Nous ne sommes que 166 au départ et les savoyards craignent un peu l’eau, je ne suis donc pas gêné et prends les bonnes trajectoires. Je sors 35ème, très satisfait, ayant parcouru les 1300m en 20′.

Je grimpe (terme parfaitement adapté à ce qui nous attend) sur mon vélo et me lance à l’assaut des 53 km ou plutôt 2500m de dénivelé positif. Après 13km de plat en aérobie, j’aborde l’ascension du col de Chaussy par les lacets de Montvernier rendus célèbres par le tour de France. Je suis prévenu, qui veut aller loin ménage sa monture, je laisse les concurrents plus audacieux me dépasser et grimpe à mon rythme de sénateur. Arrivé au sommet, je ne suis pas entamé et je me lance dans la descente que je sais dangereuse et technique pour l’avoir déjà empruntée à plusieurs reprises. Sur le dernier tiers, je me trouve coincé derrière un monospace. Je zigzague pour qu’il me repère espérant qu’il va me laisser passer mais rien à faire, à plusieurs reprises, il me ferme la porte. Nouvelle tentative, un peu en force et je vois son pare-chocs a quelques centimètres de mon cadre #grosfrisson. J’ai également le droit à un commentaire élogieux sur le fait que je vienne d’un club d’île de France. Ne comptez pas sur moi pour répondre à cette provocation, je respecte trop les habitants de l’Orne pour avoir séjourné près d’un an à Alençon (2nd degré ?). Après cette longue descente, devinez quoi, ça remonte sur 12 bornes sur le col de la Madeleine, par Montgellafray. Comprenez par le versant le plus dur avec des pourcentages qui dépassent régulièrement les 15%. Plus de possibilités de gérer, il faut tout donner sinon tu recules… Après 3h20, cul posé sur la selle, sous un cagnard qui n’arrange rien, il est temps de posé la bicyclette et de chausser les baskets.

Les jambes sont lourdes, l’énergie me manque, je suis écœuré par tout ce sucre ingurgité. Les premiers mètres en descente me permettent de faire illusion et de partir en courant. La suite ne sera qu’alternance de course et de marche. Je termine à une honorable 76ème place, en 4h29. Pour un parisien, noyé au milieu des savoyards, ce n’est pas si mal.

Nathalie remporte l’épreuve féminine comme pronostiqué par les bookmakers, me collant 50′ dans la face. Hervé, le cow-boy savoyard licencié à USA Triathlon fait un podium vétéran et 10ème au scratch, 11 jours après l’Embrunman… une Machine !!! Enfin, Cécile surclasse ces adversaires sur le format S et remporte son premier Triathlon toutes catégories confondues et une superbe 31ème place au scratch. Elle gagne également le trophée de meilleure grimpeuse venant ainsi enrichir sa collection de plexiglass.

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Annecy spot de natation absolu !

Course : Arena Cup - 5km
Lieu : Annecy (Haute Savoie) 
Date : 15 août 2017 
Résultat : 136ème/313 (43%) 
Temps : 1h31
Taux d’auto-satisfaction : 90%

9h15, plage de la Brune à Veyrier du lac, départ du 5km de la traditionnelle traversée du lac d’Annecy, je suis en combi, au milieu des 313 participants à cette 86ème édition. Le lac est toujours aussi beau, l’eau est excellente autour de 23°, bref que du bonheur. Dés le coup de corne de brume, je fais tourner les bras, direction la bouée de dégagement. Virage large, j’attrape les pieds d’une concurrente en combi de nat, je ne les lâcherai qu’à quelques mètres de l’arrivée. Merci Madame pour cette balade d’1h30 et bravo pour votre excellent sens de l’orientation.

Sortie de l’eau, les bras un peu fatigués, je discute avec François, un ancien Stadiste désormais installé à Lyon. Cécile boucle ses 2400m en 49′, un maillot de bain de plus dans l’armoire et on file faire la photo souvenir avec Axel Reymond récent champion du monde du 25km en eau libre.

Encore une très belle édition de cette traversée du lac d’Annecy, merci aux organisateurs et vraisemblablement à l’année prochaine !

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A quoi ça sert ?

Course : Triathlon M de l’Alpe d’Huez
Lieu : L'Alpe d'Huez (Isère) 
Date : 29 juillet 2017 
Résultat : 476ème/1300 (36,6%) 
Temps : 2h53 (22’/1h47/40’)
Taux d’auto-satisfaction : 10%

Après un week-end du 14 juillet où nous avions pas mal chargé la mule, un méchant petit virus est venu maltraiter mon organisme. Résultat, 10 jours sans sport, mal de gorge, petite fièvre, frissons et courbatures persistants et pour couronner le tout, une bonne vielle sinusite des familles encore bien présente à ce jour. Ce n’est donc pas au Top de ma forme que je vais m’attaquer au triathlon M de l’Alpe d’Huez, course que j’avais bouclé en 2h30 lors de ma dernière participation, c’était il y a 7 ans. Cécile en fin de convalescence participe à son premier triathlon depuis son accident du 1er mai.

Nous résidons au magnifique hôtel « Le Chamois d’Or », que je vous recommande grandement, autant pour sa décoration que pour la qualité de ses prestations (accueil, petit-déjeuner, spa…). Le repas de veille de course est composé d’une crêpe bretonne visiblement confectionnée par un cuistot savovard qui n’a jamais vu la pointe du raz ou le château des ducs de Bretagne !!!

Vendredi 29 juillet, grand soleil, température idéale, nous déposons nos runnings en P2 et descendons à bourg d’oisan pour rejoindre P1. La température de l’eau est annoncée à 17.5°C, ce qui est beaucoup pour le lac du Vernet. 2 versaillais se joignent à Cécile et moi, Christophe et son épaule douloureuse ainsi que François que nous rencontrons pour la première fois. Nous retrouvons aussi Romaric toujours en quête d’identité avec sa trifonction porte-bonheur d’Aubenas.

13h50, il est temps de se mettre à l’eau, ça ne caille pas trop et mes sinus semblent même trouver ça plutôt sympa. Je suis devant, comme d’habitude, à quelques mètres de Marcel Zamora. Le départ est donné pour le seul handisport, visiblement certains athlètes même s’ils n’ont pas de handicap physique ont quelques petits problèmes neurologiques puisqu’ils partent comme des balles avant d’être rattrapés par le bateau de course… Le VRAI départ est donné, ça part fort, nous sommes quand même 1300 dans le bouillon. Rapidement, l’oxygène me manque, je passe en 2 temps mais rien n’y fait, je n’y arrive pas, je passe en brasse, il ne me manque plus que la charlotte sur la tête et c’est mamie à la plage !!! Je reprends mes esprits, rattaque en 2 temps, passe à côté d’un groupe de nageurs qui portent secours à un désespéré de mon espèce… Première bouée, seconde et sortie de l’eau en 22’45 après ce qui restera comme une bonne vieille nat de merde !

Je sors de l’eau et suis pris dans les embouteillages, manque de motivation évident, je suis le troupeau et me dirige tranquillement vers mon emplacement. Je commence ma transition et suis rapidement rejoins par Cécile et Christophe.

Début du vélo, 15 km de plat, rapidement un premier peloton se pointe. Ok les gars, c’est le tour de France, ne comptez pas sur moi pour être le con de l’histoire, je ne pousse pas le vice jusqu’à me mettre bien au chaud dans le peloton mais je reste quelques mètres derrière à profiter quand même de l’aspiration. Montée de l’Alpe, je passe tout à gauche dès les premiers mètres. Vu mon état de forme, le 36/28 est trop ambitieux, je monte avec un rythme régulier mais tranquille, il fait chaud et je n’ai pas capacité à relancer. Cécile me double au 11ème des 21 virages, il n’y a pas photo sur la cadence de pédalage, je l’encourage et lui confirme qu’elle est bien. Dans les derniers virages, je me demande vraiment à quoi ça sert de faire une course aussi diminué, j’aurais mieux fait de renoncer et de me soigner mais non, je suis trop présomptueux pour ça et je croyais certainement qu’un miracle allait se produire. Les 28km prévus se transforment en 30, pour une fois que je porte ma montre cardio, ce n’est pas ça qui me remonte le moral. Au passage devant les photographes, je me mets en danseuse et souris, quel imposteur !!!

Dépôt du vélo, Jacques, le juge arbitre Albertvillois fait régner l’ordre dans le parc, je pars à pied, plutôt sur un bon rythme. Passage en mode Trail, je repousse au maximum le moment où je vais marcher puis cède à la tentation. Je vais reproduire ce moment de faiblesse 4 ou 5 fois mais quand je cours, la foulée est plutôt correcte sans être pour autant aérienne.

Je m’offre un dernier baroud d’honneur qui me permet de gagner 4 places assez facilement. Je termine 475ème en 2h53, soit 23 minutes de plus qu’il y a 7 ans. Plusieurs façons de voir les choses, soit la déchéance est inévitable et perdre 3 minutes par an est une fatalité, soit il s’agit juste d’une mauvaise passe et le meilleur est à venir. Prochain gros objectif, l’Half Ironman de Cascais, à moi de me soigner, de me préparer correctement et d’enfin réussir une bonne course sur cette saison 2017 quelque peu chaotique. Retour gagnant pour Cécile qui me colle 14’ et signe une 2ème place en vétéran.

Je ne vous embrasse pas, j’ai la crève mais le cœur y est !

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Une belle leçon d’humilité ou plutôt une grande claque dans la gueule !

Course : X-Terra France (1.5/40/10)
Lieu : Xonrupt (Vosges) 
Date : 2 juillet 2017 
Résultat : DNF 
Temps : 4h52'51" (26'17/4h22'54"/DNF)
Taux d’auto-satisfaction : 05%

Je ne sais pas ce qui m’a pris de nous inscrire à cette course. Grisé par une saison hivernale sous le signe du VTT, j’ai pensé, moi, petit Nanto-Chavillois, qui n’ai jamais vu de montagne de ma vie que je pourrais m’attaquer au X-Terra France Xonrupt. Mal m’en a pris et j’ai été violemment rappelé à la réalité ce mémorable dimanche 2 juillet 2017.

Arrivés vendredi soir dans notre Air B&B, tout s’annonce bien, mis à part une météo pluvieuse, le restaurant « Au Chalet Gourmand » nous propose une escalope de volaille gratinée de très bonne qualité. Samedi matin, c’est parti pour une reconnaissance du parcours VTT avec Julia (rencontrée sur le X-Terra Grèce de triste mémoire) et Nico, son copain, VTTiste accompli. Le parcours est physiquement dur mais techniquement ça passe pratiquement partout. Je fais la boucle en 1h50, sans forcer. Deux saucisses et des frites afin de recharger les batteries et ne reste plus qu’à patienter jusu’au lendemain. Après-midi du samedi sous la pluie, une pizza en guise de diner et une excellente nuit pour couronner le tout.

Dimanche matin, je me réveille avec La boule au ventre, la pluie qui est tombée en masse associée à la course S du matin qui a dû encore assouplir le terrain laisse présager d’un terrain des plus boueux. Je suis équipé de pneus secs et pas en tubeless, il me sera donc difficile d’être sous les 2 bars, l’adhérence dans la boue sera donc  très approximative… Le stress ne descend pas, je ne la sens pas cette course, hier, j’ai crevé comme Cécile en Grèce, ça ne présage rien de bon…

13h30, j’y suis, départ du X-Terra France, l’eau est bonne, rapidement je trouve mon rythme, je passe au ras des bouées, je maîtrise ma trajectoire, tout va bien, je sors 282ème en 26′, je suis dans la course.

Transition pépère, camelbak, chaussettes et gants, je pars pour minimum 3h30 de vélo donc je privilégie le confort à la vitesse. Dés la première côte, ça bouchonne et on pousse le bike, le terrain est très glissant, ce qui ne facilite rien. Après les côtes, le plat puis la descente et c’est là que ça se gâte, je ne maîtrise pas mon vélo et j’accumule les chutes. Mon appréhension augmente au fil des kilomètres, d’autant plus qu’autour de moi, les cascades s’enchaînent plus spectaculaires les unes que les autres. Je me demande ce que je fais là et songe à abandonner. J’approche de la fin du 1er tour et Julia m’annonce qu’il est 15h51, je suis donc à 1h51 de vélo mais je calcule mal et pense être en 1h21, je me suis basé sur un départ à 14h… Je me dis que c’est plutôt bien, que je suis large pour le cut-off Time et que ce serait bête d’abandonner. Je pars donc pour mon 2ème tour après avoir fait un refus d’obstacle devant la 2nde rampe en bois. J’enchaîne les coups de pédales et les chutes, je suis hyper crispé, la fatigue me rend de moins en moins lucide, je ne prends aucun plaisir et je laisse passer les concurrents les uns après les autres, ils seront plus de 300 à me dépasser. Je ne fais plus la course, je veux juste finir entier. Nous approchons de la fin quand un compagnon de galère m’annonce que nous sommes à 5′ du cut-off Time. Je peine à le croire, un autre me dit que de toutes façons, vu les conditions, ils vont étendre les délais. Plus que les 2 rampes à passer et c’en est fini, je m’élance sur la première et j’ai le malheur de freiner de l’avant. L’effet est immédiat, ma roue avant glisse et moi avec, chute sur la rampe puis chute de la rampe. Je termine dans l’herbe avec mon vélo, l’ensemble du package étant dans un sale état.  Je me relève et pars boitillant, vélo à la main, en finir avec mon chemin de croix.

J’arrive au parc encore sous le choc et là, on me fait signe que c’est terminé et on me retire ma puce.  Aucune protestation de ma part, même si Cécile m’annonce qu’à 2mn près c’était bon. Je n’aurai pas le droit de m’élancer sur les 10km de Cap, c’est peut-être mieux ainsi et je me sens presque soulagé. L’analyse est simple, aucune excuse à se chercher, je n’étais pas à la hauteur de cette course et je ne l’avais pas préparée comme il se doit (technique et matériel). Je ne méritais donc pas d’aller plus loin, le règlement est le règlement.

En réalité, j’échoue à près de 8′ de la barriere horaire, je fais donc partie des 400 inscrits qui ne passeront pas la ligne (40% de perte, c’est pire que l’armée ce truc !). Je retrouve Cécile qui est gelée, j’ai des hématomes plein le corps, mon vélo est bien amoché aussi, on charge la voiture direction Paris, demain la vie reprend son cours il faut aller bosser.

Mille mercis à Julia, Nico, Charline et Jean-Marc (que je n’ai pas vu mais que j’ai entendu) pour les encouragements ainsi qu’à ma Chérie qui a passé une journée bien stressante et caillante sur le bord du parcours.

Bravo à Romaric qui joue définitivement dans une autre catégorie et qui termine 34ème malgré une embrassade appuyée avec un arbre.

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Une première à Annecy, pleine de péripéties…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Course : Triathlon d'Annecy (1.5/40/10)
Lieu : Annecy 
Date : 25 juin 2017 
Résultat : 416ème sur 1000 (41,6%)
Temps : 2h58 (28'31/1h40/45')
Taux d’auto-satisfaction : 80%

Pour sa trentième édition, les organisateurs du Triathlon d’Annecy ont décidé d’innover : Pas de labellisation FFTRI et un maillot vélo en guise de cadeau pour tous les participants. C’est ma première sur cette épreuve qui est très prisée dans la région (elle affiche complet 3h après l’ouverture des inscriptions). Hier, j’ai testé la température du lac, elle flirte avec les 24 degrés, l’autorisation de la combi est donc fortement compromise.

Je quitte Albertville vers 8h, la route est dégagée, je gare la voiture, grimpe sur mon vélo et arrive au retrait des dossards vers 9h15. Je décline mon identité et c’est là que le stress commence, le dossard 645 à déjà été remis. Rapide check des organisateurs pour se rendre compte que le 745 est toujours là alors qu’il ne devrait pas. Action-réaction, on m’attribue le 745 et je courrai donc avec un nom d’emprunt inscrit  sur mon dossard. J’entre dans le parc archi-bondé et je ne peine pas à trouver mon emplacement tellement il en reste peu d’inoccupés. Le temps de préparer mes affaires en écoutant le briefing et il est déjà temps de se mettre à l’eau… sans combi.

Je suis devant et ça bastone sévère. Je m’arrête un instant à la recherche d’un peu d’espace puis reprend ma nage chaotique. A l’approche de la première bouée, ça bouchonne, je choisis donc l’option au large. Cette option plus sereine m’aura néanmoins dévié de la trajectoire idéale et au final fait perdre quelques secondes. Je sors de l’eau en 202ème position, entre Dimitri et Mario. Transition expédiée, j’oublie d’enfiler ma ceinture et suis obligé de poser le bike au milieu de l’allée centrale pour corriger le tir, ridicule !

Je pars pleine balle sur les bords du lac quand très rapidement je sens comme un problème au niveau de ma roue arrière. Je suis en pneus, avec de nouvelles roues sur cette course et pour la première fois, je crève. J’ai bien souvenir d’avoir vu des débris de verre en me rendant au parc mais je pensais être passé au travers. Heureusement, j’ai de quoi réparer (ça aussi c’est une première…). Je m’énerve un peu puis essaye d’être méthodique, je m’applique pour ne pas pincer la chambre, croise bien fort les doigts et balance le gaz. Ça marche, en citoyen éco-responsable, je prends le temps de jeter ma chambre dans une poubelle, les automobilistes bloqués dans les bouchons qui ont assisté à la scène m’applaudissent. Maigre consolation. Plusieurs centaines de concurrents sont passés, je sais que je vais entamer une longue remontée qui me mènera à la ligne d’arrivée. Pas question de baisser les bras, je suis le premier à critiquer les athlètes qui renoncent à la moindre difficulté, ça fait partie de la course, il faut composer avec. Je double en permanence, seuls quelques relais viennent contrarier mon ascension, le pourcentage de la pente est faible, autour de 4%, mon terrain de prédilection. Après le col de l’Echaud, 2 petites bosses plus raides, une vue panoramique magnifique sur le lac et une descente dangereuse nous attendent. Je prends quelques instants pour m’enquérir de la santé d’un concurrent au cuissard déchiqueté et termine entre les voitures sur les bords du lac. Difficile de savoir le temps perdu à cause de la crevaison, je l’estime entre 5 et 10′. Dépôt du bike, je chausse les runnings, rassure Cécile qui commençait à s’impatienter et c’est parti pour le final.

Il fait chaud, je pars vite, je croise Dimitri suivi comme son ombre par Mario, j’arrive au demi-tour, on m’apprend qu’il y a 2 tours et je me dis que je suis vraiment venu en touriste… Je croise Nathalie P. que j’encourage mais qui ne m’entend pas, les supporters sont là, Cécile me dit de me préserver en vue de la prochaine course. Je passe donc de 100% à 95%. Guy vient à mes côtés pour les 2 derniers kilos, j’en termine juste sous les 3h, en étant resté digne jusqu’au bout. Dimitri et Mario sont loin devant, normal, ils sont plus forts. Serge qui m’a eu en ligne de mire a un moment n’est pas loin derrière. J’empoche donc la médaille d’argent du club dont nous n’étions que 3 représentants.

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