Ironman 70.3 World Championship Las Vegas, 2013 September 08

Velo  Voilà, nous y sommes, presqu’un an après avoir décroché notre qualification à Cozumel (Mexique), nous avons le privilège de pouvoir participer à « l’Hawaï du pauvre”, le championnat du monde Half Ironman à Las Vegas.

Pierre, président de la section, fraîchement qualifié à Wiesbaden est également du voyage.

Mercredi 4 septembre, après une escale à Salt Lake City, nous arrivons à Vegas. Perception du Suv Nissan, on dépose mes parents à l’hôtel Louxor sur le Strip (ils ne feront pas fortune mais ne perdront pas non plus leurs économies) puis direction Lake Las Vegas, où se trouve notre hôtel et le point de départ de la course. Sans plan et sans GPS, la route est longue, vers 21h30, arrivée à l’hôtel, c’est calme, très calme, pas l’ombre d’un triathlète à part Pierre qui fait le job et part se coucher.

Jeudi 5, repérage des premiers kilomètres du parcours vélo, j’en profite pour perdre mon boyau de secours, Pierre est en Flip car son Vittoria perd de l’air et Cécile enrage sur son dérailleur qui fait un bruit de crécelle courtialienne.

Vendredi 6 avant-veille de course, les triathlètes commencent à débouler. On respecte les conseils du coach, relâche complète, dépôt du vélo de Cécile et de la roue de Pierre à l’atelier du parc 2 puis visite du parc national du Lake Mead et du barrage de Dam Hoover. C’est beau mais Chaud!!!

Samedi 7, la secte Ironman est en ébullition, chacun exhibe son plus beau T-shirt de finisher, je joue mon snob et me balade incognito. Même si je suis à fond dans le système, j’ai quand même un peu de mal avec ces comportements marketo-pompeux. Repérage du parcours natation, ou plutôt 15′ de barbotage dans une eau vaseuse. Un petit tour par le parc 2 pour déposer le sac T2, récupérer le vélo de Cécile et la roue de Pierre. Le vélociste les allège de quelques dollars, la chaîne de Cécile frotte toujours autant, on patiente puis un mécano lui accorde quelques minutes pour « parfaire » les réglages. C’est mieux mais pas Top, ça frotte toujours quand elle est tout à droite. J’achète un kit porte boyau et porte bidon ainsi qu’un second bidon isotherme.  Retour à l’hôtel où on retrouve Jean-Yves, un français d’Aix les bains qui vient faire un dernier petit tour de Bike avec nous. J’installe porte boyau et second porte bidon, me voilà rassuré, si je crève, j’aurais de quoi réparer, de la à ce que j’y arrive, c’est une autre histoire. Direction le parc à vélos où l’on dépose nos montures ainsi que les sacs T1 etT3. Un coup d’œil sur la start list des pros, il y a du lourd avec entre autres Craig Alexander, Ritchie Nicholls (vainqueur à l’Alpe et à Wiesbaden), Ian Frodeno et Sebastian Kienle. Côté Francais, seul Bertrand Billard, rien à voir avec notre Superman stadiste, est de la fête.

Dimanche 8, 5h00 du matin, la fourmilière est déjà en action, il fait nuit noire et … il pleut sans discontinuer. De la chambre de l’hôtel, j’admire le triste spectacle et je me dis : « Putain, mais qu’est ce que c’est que ce bordel, on est aux portes du désert et il pleut!!! Je vais encore devoir serrer les fesses dans les descentes avec mes boyaux de blaireau!!! ».
Petit déjeuner as usual (Ben ouhais, on est aux States!) puis on descend au parc regonfler les fichus boyaux. Ambiance camp de réfugiés, des mecs assis par terre avec des sacs plastiques sur la tête, on ne s’éternise pas, on retourne dans la chambre pour regoûter 20′ à la chaleur de la couette.
6:30, Cécile part dans 30′, on y va pour de bon, l’hymne américain retentit, ils feront moins les malins quand je ferai triompher la Marseillaise dans quelques heures!!! Les premières vagues s’élancent, Pierre est dans celles-ci. On croise Mélanie d’Issy qui n’en mène pas large mais garde son inaltérable bonne humeur. Séance photos entre potos!
7:00, Cécile rejoint sa vague, les bonnets jaunes sont dans les startings blocks. Je les regarde partir mais suis incapable de la distinguer.
7:20, c’est mon tour, je ne fais pas le malin et me positionne en second rideau, rapidement le verdict tombe, globalement ça va vite et sans combi, les écarts entre très bons et bons nageurs ;O) se creusent. A mi-parcours, les premiers de la vague suivante me rattrapent, dans les derniers mètres le premier de la vague d’après ma rattrape également. Je boucle mes 1900m en 40′, normal. Velo desert
J’enfourche le vélo, il pleut encore et toujours, il y a du monde sur la route, ça roule fort, je suis concentré sur moi et uniquement sur moi. Nous sommes dans le désert, au milieu de nul part et c’est alors que j’entends »Allez Stade Français, Allez! » (Et oui, en ce jour de gloire, je porte la tenue du club!). Je suis en train de me faire doubler par Juliette, une jeunette d’Issy qui truste tous les podiums « de part chez nous »!
Je me cale à 7m car même si il n’y a pas le moindre arbitre sur la course (à cause de la pluie?), ce serait con de se prendre un carton. Après quelques instants, je la rattrape et lui lance « On se croirait à Longchamp » (on ne se refait pas, comique quand tu nous tiens!), elle me répond d’un sourire et d’un « C’est clair! » avant de filer au loin.
La pluie cesse de tomber, la fin du parcours vélo est sans intérêt, j’arrive à T2 et j’entame ce qui sera un long footing caniculaire. La quête des ravitos est lancée, le parcours est vallonné, je m’obstine à courir car malgré la difficulté, tout le monde court. Seuls les ravitos sont destinés à la récupération. La saison a été longue, la fatigue physique et mentale est là,  je croise un mec de Nogent que j’encourage ainsi que Cécile que je croise à intervalles réguliers, elle est en souffrance mais garde une belle foulée. Pierre est aussi costaud, il est fort dans sa tête le bougre, il ira au bout de lui même, comme toujours. Mes parents m’encouragent, je « félicite » mon père qui essaye de me prendre en photo objectif fermé, pas de problème, je ne suis pas un fils de Geek…

CapJe termine ma course, on me remet la plus grosse médaille que je n’ai jamais reçue, je croise Juliette qui me livre ses impressions d’après course, ma Chérie m’attend dans la zone d’arrivée, elle a souffert, moi aussi!
L’an prochain, les championnats du Monde auront lieu à Mont Tremblant au Canada, je n’y serai certainement pas, j’espère néanmoins qu’Ironman aura retrouvé des arbitres et peaufiné l’organisation de cet événement. Il y a beaucoup de choses à améliorer (gestion des sacs, signalisation de la tête de course, mise en avant des pros, qualité des parcours, qualité et gratuité de l’atelier vélo…), les athlètes et leurs dollars le méritent.

Lundi 9, soirée Casino, Cécile affole les machines à sous, je perds 50$ au black-jack, bye-bye Vegas, direction Los Angeles et San Francisco pour découvrir une Amérique beaucoup plus attachante.

Les résultats des principaux protagonistes :

Sebastian Kienle : 1er en 3h54
Craig Alexander : 20ème en 4h06
Juliette : 515ème en 4h59
Cécile : 1017ème en 5h23
Antoine : 1307ème en 5h39
Jean-Yves : 1416ème en 5h45
Le mec de Nogent :
Pierre : 1702ème en 6h12
Ritchie Nicchols : Did Not Finish
Bertrand Billard : Did Not Finish

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