Ironman 70.3 Pays d’Aix – 03 mai 2015

IMG_00804h45, le réveil sonne, une belle et longue journée s’annonce. Petit déjeuner classique (terminé le temps des Gatosport) et direction les navettes pour le lac de Peyrolles. Nous grattons la file d’attente et nous incrustons dans le premier bus ouvert. Nous ne prêtons pas attention au fait que le conducteur est en fait une conductrice : Erreur ! (Un peu de misogynie ne fait jamais de mal !).

Premiers mètres parcourus et déjà le bus n’arrive pas à passer un passe câbles d’une hauteur d’environ 3cm. Quelques tours de roues supplémentaires et nous frôlons un autre bus, le rétroviseur échappe miraculeusement à la collision. Première montée, ça ne fait pas l’ombre d’un doute, la conductrice n’a pas passé le bon rapport, le bus est à la peine et une forte odeur d’embrayage cramé envahit l’habitacle. Nous prenons l’autoroute pour en ressortir quelques kilomètres plus loin. Nous sommes à 5km du départ quand se présente un rond point. Le bus s’arrête mais ne repart pas. Il ne veut plus, il est à bout de souffle, l’embrayage est mort, nous descendons et attendons le renfort d’un autre bus. Prémonitoire ?

Parc à vélos, on a largement le temps, je gonfle les vélos de ces dames et c’est parti pour la baignade des pros et des bonnets roses (les filles évidemment). 45’ plus tard, c’est à mon tour d’aller me rafraichir. Mes lunettes laissent passer l’eau et à 2 reprises, je dois les réajuster, c’est vraisemblablement ici que je perds la course. Finalement, je sors en 35’ de ce bon moment, résultat à la hauteur de mes espérances.

A dada sur ma bicyclette, je me lance à l’assaut des 90km et 1000m de dénivelés qui nous attendent. J’ai opté pour le vélo classique contrairement à l’an passé. Dans les premiers kilos, je laisse passer les rois de l’aéro en me disant que je les retrouverai plus tard quand la route s’élèvera. Je roule tranquille, à mon train, sans grande motivation, plus sur un mode sortie soutenue que course. Je suis sur la réserve car je sais qu’en termes de volume, je suis light en ce moment. 3h03, près de 29 de moyenne, c’est bon, je garde.

Je pose le bike et j’enfile les baskets, 3 kilomètres de folie à presque 12km/h puis ça se complique… Plus d’envie, plus de force, plus d’oxygène, bref plus rien. Les 17,5 km qui suivent sont un long chemin de croix pour aller chercher la médaille et le T-shirt de finisher. Au passage, un chassé croisé avec Mélanie, un (tout) petit bout de chemin avec ma Chérie qui me colle 30’ dans les dents, les encouragements des 2 Alex (Merdeux !) et enfin, les retrouvailles avec Fred façon Natureman. Je vais même jusqu’à lui proposer de finir ensemble, un tel fairplay démontre vraiment à quel point je suis démotivé…

Arrivée en 6h03 après une Cap catastrophique, une course à vite oublier…

4,5 heures pour rejoindre la Savoie sur une autroute archi blindée, la coupe est pleine, les canaris peuvent bien se faire bouffer par le Psg, je suis anesthésié.

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