Run (with Bike) & Run de Noirmoutier – 3 avril 2016

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Course : Bike & Run Noirmoutier - 18km
 Lieu : L'Epine (85)
 Date : 3 avril 2016
 Résultat : 16ème / 26 (61,5%) - 2ème Mixte
 Temps : 1h11’29"
 Taux d’auto-satisfaction : 50%

Au lendemain de l’Ecotrail, mon petit footing de récupération n’est que souffrance, les jambes sont très courbaturées et je me sens faible. L’après-midi se passe sous la couverture et annonce une période de maladie et d’inactivité longue de 12 jours.

Samedi 2 avril, état grippal en voie de résolution, je rechausse les runnings et le matos de bain. Il faut remettre la machine en route car demain il faudra se bouger les fesses sur le Bike and Run de Noirmoutier. Ma partenaire n’est pas en meilleur état, elle sort à peine de son traitement antibiotique (qui a contaminé qui ? Je vous laisse deviner…) et a en plus décidé de lancer sa carrière de reine de l’Aérobic. Vous êtes désormais autorisés à l’appeler Véronique ou Davina selon votre humeur.

L’île de beauté vendéenne nous accueille sous un temps automnal, la mer est grise, le ciel aussi, vent et crachin sont également de la partie. L’affluence n’est pas au top, nous sommes seulement une trentaine d’équipes engagées sur le format S de 18km. Le podium mixte est jouable car nous ne sommes que 5 hommes à avoir eu le courage de courir en compagnie du sexe faible (HUMOUR !!!).

Cécile a choisi le nom de notre équipe, nous serons les « ROYAL LOVERS ». Des années à essayer de garder un minimum de classe et de dignité en course, à assortir sa trifonction à ses runnings, à ajuster sa visière 1cm au dessus de la bordure supérieure des lunettes, à choisir pendant des heures la couleur de ses lacets élastiques, à ravaler le filet de bave qui ne demande qu’à couler lorsque la fatigue se fait trop grande, tout ça, pour tout foutre en l’air à cause d’un nom ridicule d’équipe de Bike & Run…

Les coureurs se rassemblent sur la ligne de départ et le speaker annonce que deux touristes versaillais sont venus se mesurer à l’élite vendéenne. Les chouans ne sont pas très réceptifs, pressés qu’ils sont d’en découdre. Dans ma tête je pense : «  Touristes versaillais, je t’en foutrais ! Ca fait plus de 30 ans que je viens en vacances sur cette île que j’ai sillonnée dans tous les sens et que je connais certainement mieux que la plupart des gars qui m’entourent ! ».

Le départ est donné à la corne de brume (normal). Les coureurs du XS (9km) se joignent à nous. Après une centaine de mètres, nous rejoignons nos cyclistes. Cécile me confie le Bike, nous démarrons notre petit balai du « passe à ton voisin toutes les 30’’ quand se présente le premier obstacle. Il ne s’agit pas d’une montagne, ni même d’un col, pas plus d’une bosse mais simplement d’un banc de sable long d’environ 2 kilomètres. Cécile n’apprécie pas la plaisanterie et hurle mon prénom, telle une groupie bruellique au début des années 90 (nostalgie de quadra avancé). Je stoppe ma course et attend ma belle que je récupère passablement énervée. Je me tape le reste du sable, par galanterie, nous avons perdu quelques places mais restons au contact d’une équipe mixte que nous ne tardons pas à distancer. (ils ne nous reverront jamais !). La balade dans les marais salants est pour le reste assez monotone, ça ne renvoie rien, le sol est boueux et le parcours sinueux. Lors de la 2nde boucle, je prends les choses en main dans le sable, Cécile court et je gère le vélo (gérer, ça veut dire chercher quelques centimètres de sable dur et pour le reste courir à côté du vélo et ça, c’est DUR !). Nous supposons qu’un des 2 T-shirts oranges qui nous précèdent est habité par une personne de sexe féminin, ce qui signifie que nous ne sommes que second. Malgré tous nos efforts, nous ne pouvons revenir et terminons à 1’ de cette équipe, incontestablement plus forte. Notre manque de combativité sur les derniers mètres nous fait même abandonner la 15ème place à 2 mecs, pas du tout sympathiques, pour 4 petites secondes.
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La remise des prix se fait attendre d’autant plus que les organisateurs décident de ne récompenser que la première équipe mixte et que la première équipe féminine. Pas très fair-play et pas très dans l’esprit FFTRi et développement de la pratique féminine tout ça… Mais le plus grave est ailleurs, pas de podium égal pas de bourriche d’huitres et ça pour le coup, ce n’est vraiment pas drôle.

Je m’en tape, Martine et Alain iront m’en pêcher des tonnes, avec des palourdes, des bigorneaux, des berniques, des bars, des tourteaux, des araignées et même des homards ! L’année prochaine, nous reviendrons et il ne sera plus question de Royal Lovers mais de Doryphores alors planquez vos patates les Noirmoutrins !

Pendant ce temps, du côté de l’Aber Wrach, de la Malaisie, de Malte ou de Paris, tout mon petit microcosme d’amis sportifs nage, roule et court après sa quête du plaisir !

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