Engadin, Swim and Run, quand tu peux…

Engadin 1Course : Engadin
Lieu : Silvaplana (Suisse)
Date : 10 juillet 2016
Résultat : 107ème / 200 (53,5%)
Temps : 9h21’47 »
Taux de satisfaction de ma Chérie : 100%

Dernière semaine avant mon premier Swimrun, l’Engadin, une course en binôme longue de 53km incluant 47km de Trail, 1700m de dénivelé positif et 6km de natation. J’ai choisi pour partenaire Cécile, une athlète au palmarès bien fourni et accessoirement ma meuf.

Mercredi, nous récupérons à droite et à gauche les derniers accessoires nécessaires à ce type d’épreuves (cagoules, sifflets, corde, bandage…).

Jeudi soir, Cécile ne trouve rien de mieux à faire lors de notre dernière sortie à pied que de se vautrer de tout son long. Résultat, des plaies et hématomes sur tout le côté gauche.

Vendredi midi, elle a vraiment mal, nous nous renseignons sur les modalités d’annulation de l’hôtel, pas possible… Ça tergiverse et je prends la décision qui s’impose, en accord avec moi même, on y va ! 6h de route et pause dodo dans un campanile près de Belfort. Appréhension + tension = prise de tête.

Samedi matin, de nouveau 5h de route et nous arrivons à Silvaplana, petit village à proximité de St Moritz. La région est magnifique, pas comme notre appart hôtel qui est aux normes de 1970 au niveau chauffe-eau et électricité avec des plaques et un frigo de la même époque. A 150€ la nuit, ça fait mal où je pense. On récupère les dossards et la puce, on claque la bise aux POULOU, un peu tendus du string après leur relatif échec de l’an passé où ils avaient été arrêtés au 2ème Time Cut-off ( barrière horaire pour nos parents et amis non scolarisés ;O) ). 21h30, je file au lit pour une très bonne nuit de sommeil.

Engadin 3Dimanche 10 juillet, jour J, 6h00, le réveil sonne, je suis bien. Petit-déjeuner puis bus jusqu’au départ. A 8h, 160 équipes (hommes, femmes ou mixtes) s’élancent. Nous sommes dans le 1er tiers, Cécile est tout feu tout flamme, elle a son allure de cabri et je me dis que je vais passer la journée à lui courir après. Première natation, froide mais courte, Cécile reste à proximité, ça passe bien. On repart à pied puis de nouveau plouf (ce sera un peu le thème du jour). Troisième cap, on rattrape des personnes rencontrées la veille et aguerries au Swimrun, ma partenaire commence à décrocher, une bonne dizaine de mètres nous sépare, c’est le début de la fin… Mise à l’eau suivante, nous arrivons 12ème mixte mais de nombreuses équipes nous passent à la transition. Cécile commence à vraiment être dans le dur, nous courrons de moins en moins. Nous arrivons au premier cut-off avec 30′ d’avance, Cécile m’annonce qu’elle accepte d’aller jusqu’au prochain mais qu’après, elle jettera l’éponge. La natation suivante fait 1500m, c’est long… Petit tour à pied et c’est reparti pour 1300m de natation. Cécile est en larmes, une bénévole lui dit qu’il est encore temps d’abandonner. Je la coupe direct et lui lance un magnifique :  » Ça va aller, c’est dans la tête ! ». Cette natation est un vrai cauchemar, un bateau nous suit et propose à mon poussin nageur de monter à bord, elle résiste à la tentation. Cécile sort de l’eau et un membre du staff se jette sur elle avec une couverture de survie. J’essaye de boire une soupe mais je tremble tellement que je renverse la moitié du verre. Cécile s’en envoie 2 avant de me faire un petit vomito très sexy.

Engadin 2Le plus dur est passé, nous arrivons au cut-off 2 puis 3, toujours avec nos 30′ d’avance. Michael, le Boss d’Otillo nous félicite et nous indique le chemin à suivre pour boucler les 8 km restants. Premier bonheur, nous savons que nous serons finishers. Nous alternons marche et course, je sympathise avec des allemands et des français venus se tester avant l’Utmb (il vous reste du boulot les gars !!!). Une belle ascension se présente, proche du sommet, nous croisons d’autres concurrents qui rebroussent chemin. Un petit malin ( sûrement un fourbe de Portugais ;O) ) a déplacé un panneau pour nous emmener vers une fausse piste. Peu importe, nous ne sommes pas à ça près, 10mn de perdues au maximum. Je remets le panneau en place ( geste de fair-play absolu que je tiens à souligner ! ). Dernière natation puis 2,5km pour atteindre la ligne d’arrivée après 9h21 de course, en 107ème position. Mille bravos à ma Chérie qui a fait preuve d’une volonté et d’un courage énormes. Malgré la souffrance, nous ne nous sommes pas engueulés, nous avons su parfaitement gérer la difficulté et en ressortons encore plus unis.

Lundi 11 juillet, sur le chemin du retour, Cécile consulte les résultats et le site d’Otillö. Après quelques minutes elle me lance :  » On ne peut pas en rester là, l’an prochain on refait l’Engadin ou une autre course du circuit ? « . Place à la réflexion mais je peux vous dire que si on revient, ce sera avec un autre état d’esprit et d’autres ambitions : Machines de Guerre !

En conclusion, une belle expérience mais une « Tough Race » que nous avions clairement sous-évaluée et qui nécessite une bien meilleure préparation que celle réalisée.

Bravo à Armelle et Philippe, les POULOU, qui décrochent sur le fil leur place de finisher de l’Engadin 2016 et atteignent ainsi leur objectif ! A noter que 40 équipes (20%) ont renoncé à prendre le départ et que 37 (18,5%) ont abandonné ou ont été stoppées aux Time cut-off. En tête de course, Daniel et Kristin, un couple mixte suédois remporte l’épreuve en 6h14 et établissent un nouveau record.

Pour compléter ce Race Report, je vous invite à cliquer ici pour mettre des images sur les mots !!!

Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s