Versailles Triathlon Festival pas une Révolution mais une épreuve ROYALE !

Course : Triathlon Sprint (750/20/5)
Lieu : Versailles (78) 
Date : 21 mai 2017
Temps : 1h11'40'' 
Résultat : 94ème/461 (20,39%) 
Taux d’auto-satisfaction : 95%

6ème participation au Triathlon du Roi et toujours le même plaisir.

Tout d’abord, un grand merci aux organisateurs et bénévoles qui ont organisé un Versailles Triathlon Festival de très grande qualité.

Même lorsqu’il s’agit d’une course format Sprint, c’est étrange cette espèce de stress d’avant course qui m’envahi. Une fois de plus, je suis dans cet état si particulier, de forte concentration comme si j’allais jouer un moment essentiel de ma vie, voire ma vie.

Après le briefing du Duc Germain, les athlètes, tous licenciés, décident de zapper celui de la juge arbitre et se précipitent vers le plan d’eau des Suisses. Il faut dire que pour une fois, la température de l’eau est fort agréable, avoisinant les 20°C. Direction la première ligne comme à l’accoutumée, les kayaks essayent de contenir les fauves, en l’occurence plutôt des squales et quelques rares cétacés.

Le coup de pistolet est donné par le Marquis de Combaluzier, je plonge dans la lessiveuse et c’est parti pour 750m de bonheur. J’enchaine les coups de bras, vérifie très rarement mon orientation, je suis aimanté par les bouées, je sais que j’ai la bonne trajectoire, je suis dans la course.

Fin de la baignade, des bénévoles nous sortent du lagon, le Cardinal Pampa filme les chevaliers et me félicite pour ma nat, merci mon seigneur ! La foule est amassée, putain c’est bon de jouer à la maison, Tifos, Olas, c’est du délire, ne manque plus que les fumigènes et on se croirait au Parc des Princes, d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Je double Pierre Gallon dans le parc (à vélos), une petite main aux fesses et c’est parti, pieds nus et vélo à la main.

Saut de cabri sur mon destrier, enfilage de pompes comme les grands, élastique qui résiste et à l’assaut du premier faux plat montant. C’est à ce moment que se produit l’inconcevable ! Yann P. (Je pense qu’il me sera reconnaissant de préserver son anonymat) me double. Son regard est attiré par ma trifonction aux couleurs de Versailles, il me regarde à 3 reprises et n’en croit pas ses yeux. Cet homme gérant d’Endurance Shop Versailles, finisher du Norseman, au palmarès plus long que le bras est sorti après moi de l’eau !!! Je ne réfléchis pas plus d’un centième de seconde et j’attrape la roue du lascar. Il m’a vendu 2 paires de pompes la veille donc si il a l’intention de me soutirer encore quelques écus, il n’a pas intérêt à me faire péter. Un groupe se forme avec Vincent Tardieu également de Versailles Tri, je ne bronche pas et reste planqué dans les roues. On passe le pétard (comprendre coup de cul pour les non initiés), je m’accroche comme un dingue mais reste au contact. Yann P. qui a essayé de me balancer son bidon dans les roues est puni par les dieux, il crève et nous abandonne à nos activités cyclistes, il n’aura même pas l’occasion de me punir à pied… La bosse se présente pour la seconde fois, j’ai beau anticiper, serrer les dents, je me fais piéger au milieu des retardataires à qui nous venons de mettre un tour. Pas question de baisser les bras, je roule seul façon boulet de canon, l’écart se stabilise, j’aborde la descente avec environ 200m de retard. Je sais que ça va boucher à la transition, je fais une descente de vélo des familles et rentre dans le parc en queue de peloton. J’ai laissé pas mal de forces dans la bataille mais je suis revenu et mentalement ça fait du bien.

Il va falloir gérer la cap maintenant, je ne m’enflamme pas, je m’efforce d’être régulier, je perds quelques places mais rien de grave, l’essentiel du travail à été réalisé. Au moment du sprint final, je n’ai pas la force de lutter, je perd 3 places et passe la ligne en 94ème position à 10′ du vainqueur de l’épreuve, Léon Chevalier (ce n’est pas une blague !) qui s’empare de la couronne. C’est de loin ma meilleure perf ici, grosse satisfaction d’avoir donné le meilleur de moi et mille pensées pour ma Reine, privée de course à cause d’un poignet qui a frôlé la guillotine.

Le roi est mort, vive le roi !!!

 

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