Une première à Annecy, pleine de péripéties…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Course : Triathlon d'Annecy (1.5/40/10)
Lieu : Annecy 
Date : 25 juin 2017 
Résultat : 416ème sur 1000 (41,6%)
Temps : 2h58 (28'31/1h40/45')
Taux d’auto-satisfaction : 80%

Pour sa trentième édition, les organisateurs du Triathlon d’Annecy ont décidé d’innover : Pas de labellisation FFTRI et un maillot vélo en guise de cadeau pour tous les participants. C’est ma première sur cette épreuve qui est très prisée dans la région (elle affiche complet 3h après l’ouverture des inscriptions). Hier, j’ai testé la température du lac, elle flirte avec les 24 degrés, l’autorisation de la combi est donc fortement compromise.

Je quitte Albertville vers 8h, la route est dégagée, je gare la voiture, grimpe sur mon vélo et arrive au retrait des dossards vers 9h15. Je décline mon identité et c’est là que le stress commence, le dossard 645 à déjà été remis. Rapide check des organisateurs pour se rendre compte que le 745 est toujours là alors qu’il ne devrait pas. Action-réaction, on m’attribue le 745 et je courrai donc avec un nom d’emprunt inscrit  sur mon dossard. J’entre dans le parc archi-bondé et je ne peine pas à trouver mon emplacement tellement il en reste peu d’inoccupés. Le temps de préparer mes affaires en écoutant le briefing et il est déjà temps de se mettre à l’eau… sans combi.

Je suis devant et ça bastone sévère. Je m’arrête un instant à la recherche d’un peu d’espace puis reprend ma nage chaotique. A l’approche de la première bouée, ça bouchonne, je choisis donc l’option au large. Cette option plus sereine m’aura néanmoins dévié de la trajectoire idéale et au final fait perdre quelques secondes. Je sors de l’eau en 202ème position, entre Dimitri et Mario. Transition expédiée, j’oublie d’enfiler ma ceinture et suis obligé de poser le bike au milieu de l’allée centrale pour corriger le tir, ridicule !

Je pars pleine balle sur les bords du lac quand très rapidement je sens comme un problème au niveau de ma roue arrière. Je suis en pneus, avec de nouvelles roues sur cette course et pour la première fois, je crève. J’ai bien souvenir d’avoir vu des débris de verre en me rendant au parc mais je pensais être passé au travers. Heureusement, j’ai de quoi réparer (ça aussi c’est une première…). Je m’énerve un peu puis essaye d’être méthodique, je m’applique pour ne pas pincer la chambre, croise bien fort les doigts et balance le gaz. Ça marche, en citoyen éco-responsable, je prends le temps de jeter ma chambre dans une poubelle, les automobilistes bloqués dans les bouchons qui ont assisté à la scène m’applaudissent. Maigre consolation. Plusieurs centaines de concurrents sont passés, je sais que je vais entamer une longue remontée qui me mènera à la ligne d’arrivée. Pas question de baisser les bras, je suis le premier à critiquer les athlètes qui renoncent à la moindre difficulté, ça fait partie de la course, il faut composer avec. Je double en permanence, seuls quelques relais viennent contrarier mon ascension, le pourcentage de la pente est faible, autour de 4%, mon terrain de prédilection. Après le col de l’Echaud, 2 petites bosses plus raides, une vue panoramique magnifique sur le lac et une descente dangereuse nous attendent. Je prends quelques instants pour m’enquérir de la santé d’un concurrent au cuissard déchiqueté et termine entre les voitures sur les bords du lac. Difficile de savoir le temps perdu à cause de la crevaison, je l’estime entre 5 et 10′. Dépôt du bike, je chausse les runnings, rassure Cécile qui commençait à s’impatienter et c’est parti pour le final.

Il fait chaud, je pars vite, je croise Dimitri suivi comme son ombre par Mario, j’arrive au demi-tour, on m’apprend qu’il y a 2 tours et je me dis que je suis vraiment venu en touriste… Je croise Nathalie P. que j’encourage mais qui ne m’entend pas, les supporters sont là, Cécile me dit de me préserver en vue de la prochaine course. Je passe donc de 100% à 95%. Guy vient à mes côtés pour les 2 derniers kilos, j’en termine juste sous les 3h, en étant resté digne jusqu’au bout. Dimitri et Mario sont loin devant, normal, ils sont plus forts. Serge qui m’a eu en ligne de mire a un moment n’est pas loin derrière. J’empoche donc la médaille d’argent du club dont nous n’étions que 3 représentants.

Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s