Une belle leçon d’humilité ou plutôt une grande claque dans la gueule !

Course : X-Terra France (1.5/40/10)
Lieu : Xonrupt (Vosges) 
Date : 2 juillet 2017 
Résultat : DNF 
Temps : 4h52'51" (26'17/4h22'54"/DNF)
Taux d’auto-satisfaction : 05%

Je ne sais pas ce qui m’a pris de nous inscrire à cette course. Grisé par une saison hivernale sous le signe du VTT, j’ai pensé, moi, petit Nanto-Chavillois, qui n’ai jamais vu de montagne de ma vie que je pourrais m’attaquer au X-Terra France Xonrupt. Mal m’en a pris et j’ai été violemment rappelé à la réalité ce mémorable dimanche 2 juillet 2017.

Arrivés vendredi soir dans notre Air B&B, tout s’annonce bien, mis à part une météo pluvieuse, le restaurant « Au Chalet Gourmand » nous propose une escalope de volaille gratinée de très bonne qualité. Samedi matin, c’est parti pour une reconnaissance du parcours VTT avec Julia (rencontrée sur le X-Terra Grèce de triste mémoire) et Nico, son copain, VTTiste accompli. Le parcours est physiquement dur mais techniquement ça passe pratiquement partout. Je fais la boucle en 1h50, sans forcer. Deux saucisses et des frites afin de recharger les batteries et ne reste plus qu’à patienter jusu’au lendemain. Après-midi du samedi sous la pluie, une pizza en guise de diner et une excellente nuit pour couronner le tout.

Dimanche matin, je me réveille avec La boule au ventre, la pluie qui est tombée en masse associée à la course S du matin qui a dû encore assouplir le terrain laisse présager d’un terrain des plus boueux. Je suis équipé de pneus secs et pas en tubeless, il me sera donc difficile d’être sous les 2 bars, l’adhérence dans la boue sera donc  très approximative… Le stress ne descend pas, je ne la sens pas cette course, hier, j’ai crevé comme Cécile en Grèce, ça ne présage rien de bon…

13h30, j’y suis, départ du X-Terra France, l’eau est bonne, rapidement je trouve mon rythme, je passe au ras des bouées, je maîtrise ma trajectoire, tout va bien, je sors 282ème en 26′, je suis dans la course.

Transition pépère, camelbak, chaussettes et gants, je pars pour minimum 3h30 de vélo donc je privilégie le confort à la vitesse. Dés la première côte, ça bouchonne et on pousse le bike, le terrain est très glissant, ce qui ne facilite rien. Après les côtes, le plat puis la descente et c’est là que ça se gâte, je ne maîtrise pas mon vélo et j’accumule les chutes. Mon appréhension augmente au fil des kilomètres, d’autant plus qu’autour de moi, les cascades s’enchaînent plus spectaculaires les unes que les autres. Je me demande ce que je fais là et songe à abandonner. J’approche de la fin du 1er tour et Julia m’annonce qu’il est 15h51, je suis donc à 1h51 de vélo mais je calcule mal et pense être en 1h21, je me suis basé sur un départ à 14h… Je me dis que c’est plutôt bien, que je suis large pour le cut-off Time et que ce serait bête d’abandonner. Je pars donc pour mon 2ème tour après avoir fait un refus d’obstacle devant la 2nde rampe en bois. J’enchaîne les coups de pédales et les chutes, je suis hyper crispé, la fatigue me rend de moins en moins lucide, je ne prends aucun plaisir et je laisse passer les concurrents les uns après les autres, ils seront plus de 300 à me dépasser. Je ne fais plus la course, je veux juste finir entier. Nous approchons de la fin quand un compagnon de galère m’annonce que nous sommes à 5′ du cut-off Time. Je peine à le croire, un autre me dit que de toutes façons, vu les conditions, ils vont étendre les délais. Plus que les 2 rampes à passer et c’en est fini, je m’élance sur la première et j’ai le malheur de freiner de l’avant. L’effet est immédiat, ma roue avant glisse et moi avec, chute sur la rampe puis chute de la rampe. Je termine dans l’herbe avec mon vélo, l’ensemble du package étant dans un sale état.  Je me relève et pars boitillant, vélo à la main, en finir avec mon chemin de croix.

J’arrive au parc encore sous le choc et là, on me fait signe que c’est terminé et on me retire ma puce.  Aucune protestation de ma part, même si Cécile m’annonce qu’à 2mn près c’était bon. Je n’aurai pas le droit de m’élancer sur les 10km de Cap, c’est peut-être mieux ainsi et je me sens presque soulagé. L’analyse est simple, aucune excuse à se chercher, je n’étais pas à la hauteur de cette course et je ne l’avais pas préparée comme il se doit (technique et matériel). Je ne méritais donc pas d’aller plus loin, le règlement est le règlement.

En réalité, j’échoue à près de 8′ de la barriere horaire, je fais donc partie des 400 inscrits qui ne passeront pas la ligne (40% de perte, c’est pire que l’armée ce truc !). Je retrouve Cécile qui est gelée, j’ai des hématomes plein le corps, mon vélo est bien amoché aussi, on charge la voiture direction Paris, demain la vie reprend son cours il faut aller bosser.

Mille mercis à Julia, Nico, Charline et Jean-Marc (que je n’ai pas vu mais que j’ai entendu) pour les encouragements ainsi qu’à ma Chérie qui a passé une journée bien stressante et caillante sur le bord du parcours.

Bravo à Romaric qui joue définitivement dans une autre catégorie et qui termine 34ème malgré une embrassade appuyée avec un arbre.

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