A quoi ça sert ?

Course : Triathlon M de l’Alpe d’Huez
Lieu : L'Alpe d'Huez (Isère) 
Date : 29 juillet 2017 
Résultat : 476ème/1300 (36,6%) 
Temps : 2h53 (22’/1h47/40’)
Taux d’auto-satisfaction : 10%

Après un week-end du 14 juillet où nous avions pas mal chargé la mule, un méchant petit virus est venu maltraiter mon organisme. Résultat, 10 jours sans sport, mal de gorge, petite fièvre, frissons et courbatures persistants et pour couronner le tout, une bonne vielle sinusite des familles encore bien présente à ce jour. Ce n’est donc pas au Top de ma forme que je vais m’attaquer au triathlon M de l’Alpe d’Huez, course que j’avais bouclé en 2h30 lors de ma dernière participation, c’était il y a 7 ans. Cécile en fin de convalescence participe à son premier triathlon depuis son accident du 1er mai.

Nous résidons au magnifique hôtel « Le Chamois d’Or », que je vous recommande grandement, autant pour sa décoration que pour la qualité de ses prestations (accueil, petit-déjeuner, spa…). Le repas de veille de course est composé d’une crêpe bretonne visiblement confectionnée par un cuistot savovard qui n’a jamais vu la pointe du raz ou le château des ducs de Bretagne !!!

Vendredi 29 juillet, grand soleil, température idéale, nous déposons nos runnings en P2 et descendons à bourg d’oisan pour rejoindre P1. La température de l’eau est annoncée à 17.5°C, ce qui est beaucoup pour le lac du Vernet. 2 versaillais se joignent à Cécile et moi, Christophe et son épaule douloureuse ainsi que François que nous rencontrons pour la première fois. Nous retrouvons aussi Romaric toujours en quête d’identité avec sa trifonction porte-bonheur d’Aubenas.

13h50, il est temps de se mettre à l’eau, ça ne caille pas trop et mes sinus semblent même trouver ça plutôt sympa. Je suis devant, comme d’habitude, à quelques mètres de Marcel Zamora. Le départ est donné pour le seul handisport, visiblement certains athlètes même s’ils n’ont pas de handicap physique ont quelques petits problèmes neurologiques puisqu’ils partent comme des balles avant d’être rattrapés par le bateau de course… Le VRAI départ est donné, ça part fort, nous sommes quand même 1300 dans le bouillon. Rapidement, l’oxygène me manque, je passe en 2 temps mais rien n’y fait, je n’y arrive pas, je passe en brasse, il ne me manque plus que la charlotte sur la tête et c’est mamie à la plage !!! Je reprends mes esprits, rattaque en 2 temps, passe à côté d’un groupe de nageurs qui portent secours à un désespéré de mon espèce… Première bouée, seconde et sortie de l’eau en 22’45 après ce qui restera comme une bonne vieille nat de merde !

Je sors de l’eau et suis pris dans les embouteillages, manque de motivation évident, je suis le troupeau et me dirige tranquillement vers mon emplacement. Je commence ma transition et suis rapidement rejoins par Cécile et Christophe.

Début du vélo, 15 km de plat, rapidement un premier peloton se pointe. Ok les gars, c’est le tour de France, ne comptez pas sur moi pour être le con de l’histoire, je ne pousse pas le vice jusqu’à me mettre bien au chaud dans le peloton mais je reste quelques mètres derrière à profiter quand même de l’aspiration. Montée de l’Alpe, je passe tout à gauche dès les premiers mètres. Vu mon état de forme, le 36/28 est trop ambitieux, je monte avec un rythme régulier mais tranquille, il fait chaud et je n’ai pas capacité à relancer. Cécile me double au 11ème des 21 virages, il n’y a pas photo sur la cadence de pédalage, je l’encourage et lui confirme qu’elle est bien. Dans les derniers virages, je me demande vraiment à quoi ça sert de faire une course aussi diminué, j’aurais mieux fait de renoncer et de me soigner mais non, je suis trop présomptueux pour ça et je croyais certainement qu’un miracle allait se produire. Les 28km prévus se transforment en 30, pour une fois que je porte ma montre cardio, ce n’est pas ça qui me remonte le moral. Au passage devant les photographes, je me mets en danseuse et souris, quel imposteur !!!

Dépôt du vélo, Jacques, le juge arbitre Albertvillois fait régner l’ordre dans le parc, je pars à pied, plutôt sur un bon rythme. Passage en mode Trail, je repousse au maximum le moment où je vais marcher puis cède à la tentation. Je vais reproduire ce moment de faiblesse 4 ou 5 fois mais quand je cours, la foulée est plutôt correcte sans être pour autant aérienne.

Je m’offre un dernier baroud d’honneur qui me permet de gagner 4 places assez facilement. Je termine 475ème en 2h53, soit 23 minutes de plus qu’il y a 7 ans. Plusieurs façons de voir les choses, soit la déchéance est inévitable et perdre 3 minutes par an est une fatalité, soit il s’agit juste d’une mauvaise passe et le meilleur est à venir. Prochain gros objectif, l’Half Ironman de Cascais, à moi de me soigner, de me préparer correctement et d’enfin réussir une bonne course sur cette saison 2017 quelque peu chaotique. Retour gagnant pour Cécile qui me colle 14’ et signe une 2ème place en vétéran.

Je ne vous embrasse pas, j’ai la crève mais le cœur y est !

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