Viva Portugal !

Course : Ironman 70.3 Cascais 
Lieu : Cascais (Portugal)
Date : 03 septembre 2017
Résultat : 305ème/1627 (18,7%) 
Temps : 5h09'32" (33'/2h43'/1h42')
Taux d’auto-satisfaction : 99%

Il aura fallu attendre la fin de la saison pour qu’enfin, je livre une course pleine et maîtrisée, il était temps !

Ce vendredi 1er septembre, j’arrête de bosser à 12h et nous filons à Roissy, direction Lisbonne. Après quelques perturbations et un atterrissage venté, nous arrivons à bon port. Le conducteur du taxi se croit au volant d’une F1, il alterne brutales accélérations et freinages d’urgence (apparement un virus local). Bon gré, mal gré, nous arrivons au superbe hotel Quinta da Marina Resort. Dîner dans le centre de Cascais avec au menu un excellent poulpe à la Lagareiro. Dehors, il y a un vent a décorner les bœufs qui incitera les organisateurs à décaler le bike checking au matin de la course. La journée du samedi est dédiée aux derniers réglages et à l’administratif. Les pinpins (terme péjoratif désignant les triathlètes bling-bling qui se pavanent avec leurs vélos de compet et leurs T-shirts de finisher (Ironman bien sûr…)) ont envahi la ville.

Dimanche matin, 4h45, c’est l’heure, petit dej comme d’hab et direction le parc à vélo qui se trouve à environ 5km. Les pinpins y vont en camion, nous préférons prendre les vélos, même si le jour n’est pas encore levé. Dans les sas natation, nous retrouvons Nicolas, ancien triathlète du Stade Français, expatrié depuis 4 ans au Portugal. Depuis, il a troqué la trifonction pour les planches de surf mais aujourd’hui, la proximité de l’évènement l’a motivé à être parmi nous.

7h12, le départ est donné au son du canon. Les pros partent devant, suivi des groupes d’âges (comprendre les amateurs comme nous), en mode rolling-start. C’est mon premier départ de ce type (nous partons 6 par 6, toutes les 5 secondes) et je dois avouer que ça apporte un confort et une tranquillité énorme. Néanmoins, je préfère l’adrénaline des départs groupés, attention à ne pas trop aseptiser les triathlons… Bonne natation en 32′ avec une sortie à l’australienne, juste pour le fun !

Transition en douceur et c’est parti pour 90 bornes de vélo. Les 50 premiers sont plats en bord de mer, je me cale à 35 km/h sur les prolongateurs et profite des paysages. Un tour du circuit F1 d’Estoril puis on attaque l’ascension constituée de successions de petites montées qui se passent aisément sur la plaque en relançant comme il faut. Je décide néanmoins de passer sur le petit plateau face à une pente un peu plus raide que les autres et ça ne manque pas, je déraille… Résolution expresse de l’incident et c’est reparti, les doigts plein de camboui. Après les côtes, en général, ça descend et bien cette fois encore ça ne manque pas, descente facile et rapide avec une vue sur la magnifique plage de Guincho, mondialement connue par  les amateurs de surf et windsurf (mes premiers amours…). Le vent se fait également sentir, d’abord de 3/4 face puis nous poussant vers la T2 à Cascais.

Je me suis bien alimenté, j’ai bu à raison, la température est idéale, j’attaque le semi confiant et peu entamé. Je me rappelle des conseils d’Audric, gestion, gestion, gestion. Un mec me double avec une foulée de ouf. Je le laisse partir et le cueille à la première montée. À la fin des 10km, je me fais doubler par la première femme qui termine sa course sous les ovations du public nombreux. Je profite du spectacle, ce n’est pas tous les jours qu’on peut vivre un tel événement de l’intérieur. La seconde boucle passe également bien, je suis régulier, calé légèrement au dessus de 12km/h. Hier avec Cécile, nous étions prêts à signer pour un semi sous les 1h45, la Target est claire. Je m’accroche sur les derniers kilomètres et boucle le semi en 1h42. Objectif atteint.

Au final, une bonne natation à mon niveau, un vélo un peu en dedans et un semi à la hauteur de mes ambitions. Il faut remonter à mai 2012, lors de ma prépa pour Nice pour trouver un temps similaire, autant dire que je suis très satisfait et que j’ai bien mérité ma cervesa, ma bacalhau lagareiro et mes pasteis de nata.

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Cécile fait un bon semi (1h40) et une bonne natation mais perd trop de temps à vélo sur un circuit qui ne lui convient absolument pas. Au final, elle termine en 5h30 mais se fait disqualifier pour avoir franchi une ligne blanche, afin de ménager son poignet sur une route déformée, trop injuste au regard des nombreux concurrents qui draftaient et de ceux qui ont coupé le parcours, volontairement ou pas… Nicolas termine sur mes talons et Germain de Versailles tri (que j’ai aperçu de loin dans le parc, au départ) atteint son objectif sub 5h.

 

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