Vélo gagnant chez les Catalans !

Course : Ironman 70.3
Lieu : Barcelone (Espagne)
Date : 20 mai 2018
Résultat : 466ème/2238(20,8%)
Temps : 5h 22'51'' (33'/2h53/1h48)
Taux d’auto-satisfaction : 80%

Début de la saison de Triathlon avec cet Ironman 70.3 à Barcelone, Cécile qui accumule les bobos n’est pas en mesure de nager avec son épaule fracturée, elle reste donc à la maison et suivra mes exploits à distance. Anthony qui m’accompagne depuis le début de mes aventures triathletiques fait le voyage avec moi. Nous parcourons les 950km en 2 temps, faisant étape à Clermont Ferrand.

L’Hotel Balmes de Calella est plutôt agréable et situé à proximité du départ, seule l’isolation laisse à désirer. Nous prenons possesion des lieux.

Veille de course, nous attaquons par un petit footing souple de 20’ enchaîné par 30’ de bike plus soutenu. À vélo, les sensations sont bonnes et je commence à réfléchir à ma stratégie de course. J’ai beaucoup roulé depuis quelques temps après un hiver dédié au VTT et je décide donc de miser d’avantage  que d’habitude sur cette discipline, même si j’ai fait le choix du vélo classique quand beaucoup de compétiteurs sont en vélo de chrono, certains ayant même opté pour la roue pleine.

Dimanche matin, 5h, le réveil est difficile mais pas plus que ça, nous avons mis à profit les derniers jours pour bien dormir. Petit déjeuner « comme d’habitude » et nous nous dirigeons vers le départ. Anthony retrouve la section « bébés nageurs » et j’opte pour le sas 30’. Nicholas KB est surpris de mon choix mais après discussion décide de me rejoindre. ACDC scande « Thunder » dans la sono et les pros partent dans cette ambiance infernale (Spéciale dédicace à Orion, lancez la vidéo ci-après pour une expérience utilisateur vraiment exceptionnelle !).

Notre tour arrive rapidement, le circuit est parfaitement balisé avec une multitude de bouées, seul le soleil rasant est un peu perturbant, je ne force pas mon talent et sors de l’eau en 33’. Dans la tente de transition, je me retrouve à côté de Lucas que je chambre allègrement : « C’est quoi ce bordel ? Vas falloir apprendre à nager ! ».

Premiers pas à côté du vélo et je reconnais les fesses d’Olivier, le fils de notre président vénéré (je parle de Pierre, pas de Manu), quelques coups de pédales puis je le dépasse et l’encourage. Je suis tout de suite dans une bonne dynamique, je veux en faire plus que d’habitude sans pour autant me carboniser. Au sommet du Col Sacreu, je retrouve Nicholas, on échange sur nos temps natation et il m’apprend que je viens de lui reprendre 3’. Le mec n’est pas un perdreau de 6 semaines et ça confirme que je suis dans le bon tempo. Après la descente, j’abandonne Nicholas et vois passer Ben. Dans la montée vers Montseny, Matthieu pointe le bout de son nez. Un poil taquin, je lui demande si il a nagé en dos car c’est un bon rouleur (40ème temps vélo) et nous sommes déjà à plus d’1h30 de course. Il me répond qu’il a alterné Pap et brasse, j’aime cette ambiance d’éternels gamins ! La descente dans le parc naturel est dangereuse, pas mal de gars sont au tas, les bénévoles nombreux s’activent. Un mec derrière moi fait siffler ses freins sur les jantes carbone, c’est assez stressant genre crissement de craie sur le tableau, vous voyez ? J’arrive au parc à vélo, descente expresse et direction la tente pour chausser les running. J’ai à peine le temps de prendre mon sac rouge que Lucas ramène sa fraise, seconde couche : « Ben alors Lucas, qu’est ce que tu fout ? Vas falloir apprendre à faire du vélo ! ». Passé le temps des blagues, je l’encourage et lui confirme qu’il peux passer sous les 5h (pour moi ce sera plus dur…).

Après 500m, Lucas me dépose, je ne le reverrai pas. Javier Gomez se dirige vers une nouvelle victoire, en 4h01, c’est énorme, j’ai la chance de le croiser, ce qui n’est pas toujours le cas tellement il est costaud. Je cours à 13km/h mais je sens que ça va être compliqué, je fais le plein de fraîcheur aux ravitaillements mais ça ne suffit pas. Après 7km, je suis contraint de réduire mon allure pour ne pas exploser, je tourne plus autour de 11,5 km/h. Il fait chaud, trop chaud, j’en bave. Le parcours est ainsi fait que l’on se croise régulièrement, je vois Anthony qui est 3’ derrière mais court comme un lapin, l’écart n’est pas suffisant, il me reprend à 1,5km de l’arrivée. Anthony m’attend sur la ligne, on immortalise le moment, il me colle 11’ au global du fait de son départ plus tardif en natation. Je suis à ma place dans le classement et globalement satisfait de ma course, je pense que ma stratégie était la bonne compte tenu de ma forme du moment à pied et de la météo.

Nous assistons à la remise des prix et à l’attribution des slots. 4 stadistes sont slotables mais seul Julien s’envolera vers l’Afrique du Sud, lui et son amie sont aux anges, nous partageons avec eux cet excellent moment. Le Stade Français et sa trentaine de participants remporte le titre de Vice Champion d’Europe (EMEA), nous avons l’honneur de représenter le club et essayons de nous faire entendre. En conclusion, un bon week-end, une bonne et belle course et un seul regret, l’absence de ma moitié qui m’a néanmoins soutenu a distance. 

Tous les résultats des stadistes disponibles ici.

 

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