Une première édition de l’Ironman 70.3 de Nice bien éprouvante

Course : Ironman 70.3 Nice 
Lieu : Nice (06)
Date : 16 septembre 2018
Résultat : 778ème/2400 (32,41%)
Temps : 5h57'39'' 
Taux d’auto-satisfaction : 80%

Jeudi après-midi, départ de Paris, arrivée dans la nuit à Mandelieu la Napoule, dodo et réveil tranquille.

Vendredi, nous allons nager, la Méditerranée est très chaude, nous ne devons pas être loin des 26 degrés, natation sans combi en perspective ? J’oublie lunettes et bonnet de bain sous le parasol, je retrouverai les lunettes pas le bonnet, souvenir de mon dernier 70.3 à Barcelone…

Samedi matin, nous arrivons à Nice. La grande kermesse Ironman est en place, nous faisons quelques emplettes à la boutique histoire de faire prospérer nos amis chinois et récupérons les dossards. Déjeuner dans le vieux Nice, aussi touristique que le quartier latin de Paris, puis nous allons à l’hôtel pour récupérer la chambre. Nous l’obtenons avec près de 2h de retard, enchaînons avec 45’ de vélo et filons déposer nos montures au parc. Dîner et au lit, nous n’avons pas vu passer la journée.

Dimanche matin, réveil à 5h15, pas de grasse matinée pour les triathlètes, nous traversons le vieux Nice et croisons des jeunes filles encore à la bière, nous arrivons à l’entrée du parc, … qui n’est plus l’entrée du parc… Pour des raisons de sécurité évidentes, tout est archi baricadé, nous devons donc faire une longue boucle pour regagner nos vélos. Nous entrons dans le parc quand le speaker annonce sa fermeture dans 5’ (large…). Nous croisons Amir (you ouh ouh ouh ouh) et Cécile lui dit qu’elle veut l’entendre chanter sur le vélo, ça n’arrivera pas vu qu’elle va lui coller 1h18 sur le vélo… (pédaler ou chanter, il faut choisir).

Direction la plage pour le départ en mode rolling start, la combinaison est autorisée. Nous nous plaçons dans le sas 34-36, surestimant légèrement mon niveau, autour de 37. Nous apercevons Bibi, Benjamin et Carole qui partirons légèrement avant nous. La natation est TOP, l’eau est superbe, les poissons au rendez-vous, la température idéale, un peu de houle, juste comme il faut pour perturber les bons nageurs, bref je prends mon pied. Sortie en 39’, avec 200m de plus au GPS, je suis à mon niveau. 

Transition où j’inverse les sacs Cap et Vélo (-10 secondes, pas une catastrophe), j’enfile mes chaussettes et pars casqué, au petit trot.

Superbe montée sautée sur le vélo et c’est parti pour le périple à bicyclette. Une première côte bien raide puis la montée du col de Vence. Le pourcentage moyen est autour de 7%, autrement dit, ça grimpe mais ça reste roulant. Je suis dans

une bonne dynamique et grappille des places. A quelques mètres du sommet, Cécile revient à ma hauteur, m’encourage et me laisse sur place. J’attaque la descente, j’ai préféré un vélo classique à mon contre la montre et je me dis que je vais mieux gérer cette partie que je n’affectionne pas particulièrement. Ce n’est pas du tout le cas, je me fais énormément doubler, j’ai l’impression que tous mes efforts dans la montée sont anéantis et je commence à baisser les bras. Au niveau de St Laurent du Var, le terrain est plat, je me remets dans la course et appuie de nouveau sur les pédales. A la descente de vélo, un concurrent scotché sur la ligne m’envoie son pied dans la cuisse, petit stress mais pas de bobo.

Dés les premiers kilomètres de course à pied, je me dis que ça va être dur, je n’ai pas un gros moral, envie de marcher, de tout arrêter. J’ai chaud, trop chaud, je ne cours que pour atteindre les ravitaillements où je m’arrose abondamment et ingurgite ce qui me passe sous le nez. Ce parcours semble interminable, l’aéroport tellement loin, le Negresco tellement loin… Je croise Cécile mais aussi Nicholas, Benjamin et Fred, tous aux couleurs du Stade. Avec ces histoires de Rolling Start, difficile de connaître les écarts, ça enlève beaucoup au charme de la course, on a plus l’impression d’être en mode contre la montre individuel et en plus, fini la grosse montée d’adrénaline sur les départs en masse. 

Mon calvaire prend fin après 5h57 de course, Cécile m’a collé 23’ dont la quasi totalité sur le semi. Grâce à cette belle course, elle va chercher son slot pour le Mondial 2019 qui aura également lieu ici. C’est sa 4ème qualification, elle rejoint ainsi Diane déjà qualifiée à Vichy, bravo les filles !!!

Nicholas tient sa revanche de Calella et termine 6’ sous le par. Il fait le beau sur la photo d’arrivée mais la gazelle lui a quand même collé 17′ dans les dents alors calme le jeu bonhomme ;O).

Cette première édition est selon moi une réussite, la natation est superbe, le vélo exigeant (difficile d’être sous les 3h) et la course à pied toujours terrible avec cette vue dégagée et ce soleil omniprésent.

 

Publicités
Cet article a été publié dans Race report. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s