Même sans cannes, à Cannes, pas question de finir avec une canne ou pire de caner !

Bisous, bisous
  • Course : Triathlon International de Cannes – 2/106/16
  • Lieu : Cannes (06)
  • Résultat : 365ème /1074 (33,98%)
  • Temps : 6h08’
  • Taux d’auto-satisfaction : 70%

Pour ce premier triathlon de la saison, Cécile et moi savions que nous ne serions pas dans les meilleures dispositions. Je travaillais ce vendredi et nous ne pouvions pas déposer Iron chez la dog sitter avant 22h, ce qui impliquait de faire le voyage Paris-Cannes d’une traite ce premier samedi des vacances de Pâques. Après un lever à 6h, un départ à 7, nous avons eu le droit à 11h de voiture à allure parfois très réduite.

Pour occuper le temps, rien de mieux que les réseaux sociaux et les infos des potes déjà sur place. Je vous en glisse quelques unes :

  • Ils annoncent beaucoup de vent pour demain
  • La mer est très froide
  • Ça va être le bordel dans le parc, il n’y aura pas de sacs Swim, Bike & Run
  • Le vent se lève, la mer est agitée
  • La température de l’eau ne cesse de descendre
  • Un tsunami est prévu entre 8h et 9h
  • Des icebergs seraient en formation…

Toutes ces nouvelles, d’une grande fiabilité ne font que faire monter le stress qui est déjà assez élevé du fait de la circulation plus que chaotique.

18h, nous arrivons enfin sur la croisette, Orion a gentiment récupéré nos dossards et nous procédons au Bike Check in. 

Grosse platée de grosses pâtes (j’aime pas les grosses pâtes !) et au lit pour un sommeil plus qu’agité. Réveil 5h30 (si l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, en ce moment nous sommes promis à un avenir radieux…) et direction le site du départ. La température de l’eau est annoncée à 15°, le ciel est gris, la température extérieure ne dépasse pas les 19°, bref on se sent plus en Normandie qu’en PACA…

Avant même le départ, Cécile est gelée, je vais goûter l’eau, elle est effectivement fraîche mais pour un Breton comme moi, ça devrait passer.

Départ natation en première ligne, ça bastone fort, les gars n’ont pas compris que ce n’était pas un sprint mais un L qui nous attendait. Je ne cherche pas la bagarre, j’essaye plutôt d’esquiver, c’est assez frustrant, la densité est telle que je n’arrive pas à poser ma nage, je subis et sur la fin de la seconde boucle, je commence vraiment à avoir froid. Je sors en 32’44 en 365ème position, « peut mieux faire ». 

Transition où je prends le temps d’enfiler mon coupe-vent et c’est parti pour 106 kilomètres de vélo. Je suis en mode tranquille, je n’est pas la « niaque » habituelle, je remonte bien lors des ascensions mais perds autant de place dans les descentes (techniques et dangereuses) et sur le plat (je vais monter un prolongateur sur mon R5, c’est une certitude). J’ai souvent trop chaud mais j’attends le 70ème kilomètre pour enlever mon coupe-vent. Au 80ème, Orion me rattrape, je lui demande ce qu’il a foutu, je commençais à me demander si il ne s’était pas noyé… Il m’informe que Cécile est sortie de l’eau, ce que je prends comme une bonne nouvelle (pas si bonne que ça en réalité car après sa sortie, elle était tellement frigorifiée que plutôt que de la laisser partir à vélo, les bénévoles l’ont emmenée sous la tente médicale pour se réchauffer). Je termine le vélo comme je peux avec un vent de face assez terrible et me fait doubler par un pack d’une bonne quinzaine de zozos en mode Tour de France. Je les chambre au passage ce qui les fait rigoler. Ce qu’ils ne savent pas c’est que j’ai noté tous les numéros de dossards et qu’ils figureront en bonne place sur mon prochain site « Balance ton drafteur ! ».

Quand je double un vélo !

T2, je prends le temps d’enfiler des chaussettes, important le confort sur la Cap et je pars sur un rythme tranquille autour de 12 km/h. J’arrive à maintenir ce rythme sur les 4 tours, grâce notamment aux encouragements nourris de Cécile et je boucle la distance à pied en 1h16 sans me mettre dans le rouge, plutôt satisfait de cette dernière partie.

J’échoue à 2’ d’Orion, en 365ème position, comme après la natation, tout ça pour ça… Je retrouve Cécile sur la ligne, elle est forcément très déçue mais elle a eu le courage de prendre le départ dans des conditions qui ne lui sont vraiment pas favorables et rien que ça c’est très courageux.

Bravo à tous les concurrents de ce difficile triathlon et plus particulièrement aux copains de My Tribe et du Stade Français.

Place à un peu de repos avant de reprendre l’entrainement vers d’autres objectifs aussi motivants.

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