Triathlon M du plan d’eau du Canada

Date :3 juillet 2022
Epreuve :Triathlon M
Classement :74ème/348 (21,26%)
Temps :2h34’22 »
Taux d’autosatisfaction99,5%

Pour se rendre à ce magnifique triathlon, pas besoin de réserver un vol sur Air Canada, il suffit de prendre sa voiture et en 1h15, vous voilà arrivé à Beauvais.

Il est donc 11h15 lorsque je gare mon char à proximité du dit plan d’eau. 15’ de marche pour récupérer mon dossard et prendre connaissance des lieux et dernières consignes.

A retenir :

  • Natation : 1 rectangle qui se termine avec un virage à 180 degrés dont je ne perçois que moyennement l’intérêt. La combi est autorisée.
  • Vélo : No drafting, 3 boucles avec 1 bosse sur 500m, pas de danger à signaler mais un petit vent de face sur la première partie.
  • Cap : 2 tours du plan d’eau sur chemin de terre, avec des petits « vire-vire », pas beaucoup d’ombre mais la chaleur devrait être supportable.

Retour au parking pour m’installer sous un érable et ingurgiter une délicieuse salade de riz confectionnée par mes soins. J’ai longtemps hésité avec une poutine (rien à voir avec le méchant Monsieur russe…) mais finalement la raison l’a emporté.

13h00, je rentre dans le parc à vélo. Je suis à quelques emplacements d’Igor, le stadiste qui a remporté le S de Versailles il y a quelques semaines, certainement un signe… Bizarrement, je ne ressens pas de stress, je suis même plutôt serein.

13h50, échauffement express dans l’eau, à température parfaite (autour de 21 degrés) puis retour sur la terre ferme pour un départ Mass Start comme je les aime !!! Aux avants postes avec Christophe (qui sortira 8ème de l’eau et me collera plus de 5’ pour la blague), je pars comme un dératé dés le coup de pistolet tiré.

Dans l’eau, pas de présence de baleines, tout se passe formidablement bien, je ne suis jamais gêné, je vais même chercher le contact pour profiter de l’aspiration d’autres nageurs, j’ai de bonnes sensations, je rattrape rapidement les dernières féminines parties 5’ avant, bref les 1500m passent à vitesse grand V et je sors de l’eau frais comme un gardon en 29’, 81ème.

Transition expresse en 1’16 et c’est parti pour 40km de vélo. C’est ici que les choses sérieuses commencent ! Depuis ma mésaventure vendômoise où je m’étais fait littéralement EXPLOSER j’ai fait quelques ajustements.

  1. Changement de vélo et reprise de mon bon vieux Cervélo P3
  2. Achat de nouvelles roues Campagnolo Bora (une tuerie !)
  3. Entraînement vélo avec respect strict des consignes du coach
  4. Grosse, grosse, motivation pour remettre les pendules à l’heure

Je galère un peu à enfiler mes chaussures sur le vélo, la faute à mon coup de pied de footballeur qui peine à rentrer dans ces ballerines. Sabine en profite pour me doubler et m’encourage au passage. Chaussures au pied, je rentre dans le game, en position aéro, je retrouve Sabine, l’encourage à mon tour et file vers mon destin : « Tous les bouffer ! ».

Je rattrape pas mal de monde, ce qui est bon signe, sachant que j’ai plutôt bien nagé, la silhouette de Coumba se profile, échange d’encouragements et ça continue.

Je double des mecs qui quelques instants plus tard reviennent au gré d’un drafting pas joli, joli. Ca me gave mais je n’en fais pas une affaire d’état. Dans le 2nd tour, ça bouchonne un peu et il devient difficile de s’extirper d’un groupe d’une petite dizaine de coureurs. Je veille à bien me détacher pour ne pas me faire cartonner, ce serait vraiment débile.

Le 3ème passage de la côte fait son effet et je me retrouve esseulé, je termine donc sans stress la partie vélo que je boucle en 1h16, à plus de 33km/h, 16 places de gagnées, 76ème temps. Tout est dit !

C’est bien beau de faire le mariolle à vélo mais maintenant, il va falloir courir. Transition en moins de 2’ et roule ma poule ! Je me cale autour de 4’40 au kilo, c’est une allure qui me va bien et que je pense être en capacité de tenir sur la distance. Toujours pas de traces de caribous. Je croise Damien à la fin de la première boucle, il n’est pas loin et sa foulée n’est pas aussi aérienne qu’à l’habitude (il sort d’une opération du genou…). Je me dis que j’aimerais bien le rattraper mais la priorité est surtout de bien se gérer, pas question de se mettre en sur-régime avec le risque d’exploser par la suite. Je sais qu’il n’est pas loin mais je ne l’ai jamais en ligne de mire, je me dis qu’il ne doit pas faiblir et je reste concentré sur ma course. Au 9ème kilomètre, tabernacle, j’aperçois mon Damien, j’ai repris du terrain mais pas suffisamment, c’est désormais trop tard, je serai 4ème stadiste à 30 secondes de l’intéressé.

Je passe la ligne après 2h34 d’effort, en 74ème position, j’ai perdu 9 places en cap malgré une bonne gestion. Je suis très content de ma course et de l’homogénéité de mes performances qui reflètent bien mon niveau actuel.

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Un commentaire pour Triathlon M du plan d’eau du Canada

  1. Damien Lebas dit :

    Très sympa ton récit Antone, comme d’habitude 👍

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