La Baule 2022

Objectif dépouillage

Date :18 septembre 2022
Epreuve :Triathlon M
Classement :104ème/901 (11,54%)
Temps :2h18’51 »
Taux d’autosatisfaction99,5%
Indice de Performance T2 Area90 (the best ever)

Pour cette course de clôture de la saison 2022, les objectifs partagés avec coach Xa étaient clairs, faire moins de 2h20 et courir les 10k en 42′.

Perso, j’avais aussi 2 autres objectifs : me tirer la bourre avec mes copains stadistes et rattraper le plus vite possible José après la natation pour qu’il perde tout espoir de finir devant moi.

Un morceau de brioche et une banane, collation idéale d’avant course et c’est parti pour le show ! Sur la plage tout le monde se place sur la gauche en regardant l’océan (ou plutôt les magnifiques éoliennes). Je ne comprends pas bien cette stratégie et décide de me placer sur la droite, non pas par conviction politique mais plutôt mathématique, partant du principe que le plus court chemin pour aller d’un point A (en l’occurence la plage) à un point B (la 2nde bouée au large) est la droite. Pas d’autre choix que de se positionner en première ligne, il faut se donner les moyens de ses ambitions.

Le coup de pistolet retentit, je cours vers l’eau comme si celle-ci allait brutalement se retirer, je plonge une première fois, me redresse et remet ça. Il y a du monde, c’est plutôt viril mais ça reste correct, pas de mauvais gestes à déplorer. Le cerveau est en mode off, les bras tournent tels les ailes d’un moulin, les jambes font de la figuration. La première bouée ne sert à rien, bouchon à la seconde, ça passe, idem à la troisième. Il y a plus d’espace, je constate que les nageurs qui m’entourent ont un niveau comparable au mien, je suis à ma place, j’ai plutôt bien négocié le départ mass-start, ça ne devrait pas être trop mal au niveau du chrono. Un peu plus de 26′ pour boucler les 1500m, soit 1’44 au 100, c’est bien. Sensation confirmée lorsque je retrouve Fabrice dans le parc, je le double en T1 mais il repasse devant car je galère à rentrer mes gros pieds de fouteu dans mes escarpins de cyclo. Je rattrape Lyse-Anne sur les premiers mètres du vélo et reviens sur Fabrice.

Je m’installe dans un petit groupe de 4 avec Fabrice, un rennais et un prénommé Arthur. Le rennais est plutôt costaud et emmène la troupe. Rapidement, nous reprenons des concurrents et le groupe s’étoffe pour passer en mode peloton. Dés lors, il y a deux écoles (spéciale dédicace !), ceux qui veulent jouer les héros et les autres. Toute tentative d’échappée serait vouée à l’échec, je reste au chaud dans les roues en attendant que ça se passe et en restant concentré pour éviter écarts et chutes. José s’est fait une place dans le wagon mais malheureusement (pour lui), il ne tient pas l’allure et lâche le train. Les 40km sont avalés en 1h05 à 37,5km/h de moyenne, vive le drafting et les copains !

Il y a du monde à T2 d’autant que je suis en fin de peloton. Je vois Fabrice s’éloigner mais pas de panique, je sais que les jambes sont au rendez-vous ces dernières semaines. Premier kilomètre maitrisé en 4’05, je sens que ça va bien se passer. Je remonte Fabrice au niveau du 3ème kilomètre, une petite tape sur les fesses et je continue mon périple. La prochaine cible n’est plus très loin, il s’agit de Renaud, le coach du Stade Français. Je grapille des mètres mais je n’aurais pas suffisamment de temps pour combler mon retard. Je lui évite donc cet affront, il pourra sereinement poursuivre ses activités de coaching pour la saison à venir. J’ai complètement merdé dans la gestion de mon électronique, montre + compteur vélo, trop dur à gérer pour un benêt comme moi. Du coup, je n’ai aucune idée de mon temps total. Lorsque je passe la ligne et vois 2h18’51 », je suis ravi et lâche un cri de satisfaction. Mon temps CAP est également conforme à mes attentes puisque je fais les 10 bornes en 41’25, soit largement sous les 42′.

Fabrice termine 113ème en 2h20 (la guerre psychologique d’avant course a bien fonctionnée), José 271ème en 2h31, Chuong qui aura cumulé Relai Entreprise, S et M 878ème en 3h52 et Renaud qui sauve sa peau 85ème en 2h17.

Quand mon père m’apprend que je suis 3ème de ma catégorie (les 20-25 ans), je n’en reviens pas et je me vois déjà sur le podium avec la marseillaise qui retentit à fond les ballons. José est au fond du gouffre, il imagine le gonflage de melon qui va s’en suivre et n’assume pas de devoir vivre un tel évènement. Malheureusement (pour moi), les organisateurs ont décidé de ne récompenser que les 3 premiers vétérans toutes catégories confondues (et oui, on est vite vétéran dans ce sport…) je suis donc privé de ce moment de gloire. Peu importe, l’essentiel est ailleurs, encore un bon moment de partage, un beau dépassement de soi et de beaux souvenirs pour les années à venir.

La reine est morte, vive le roi !

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