Half Iron du Mont-Blanc, une première édition qui décoiffe !

Course : Half Ironman
Lieu : Passy (74)
Date : 23 août 2015
Résultat : 62ème / 270 (22,96%)
Temps : 6h01’56 »
Taux d’auto-satisfaction : 90%

Après m’être aligné trois années de suite sur le format M, c’est avec beaucoup d’envie que je me suis inscrit à cette première édition du Half Iron Mont-Blanc. Sur ce type de course, pas de chrono à viser, je sais que ce sera dur et qu’ici plus qu’ailleurs, la gestion de l’effort est primordiale.

La veille, Clément, transféré du Stade français au CRV Lyon a frappé fort sur le format S, arrachant une belle 22ème place. Sur le M, Cécile remporte la catégorie vétéran et se classe 104ème au scratch. Audrey termine son 1er M (et par n’importe lequel !) et est 208ème en 3h35. Mathieu quant à lui boucle son premier triathlon (un peu dur comme baptême du feu) à la 235ème place en 3h41 .

Samedi soir, une tartiflette en guise de dernier repas et je file au lit vers 23h. Dimanche, réveil matinal, comme souvent cet été, coup d’oeil par la fenêtre, le temps est gris, très gris. Le stress d’avant course est bien présent, boule au ventre, hauts le coeur et autres petits problèmes intestinaux dont je vous passe les détails. Arrivée au lac de Passy, installation dans le parc, Cécile est à ma droite, elle était initialement inscrite sur cette course mais vu son état de fatigue actuel, elle s’est rabattue sur le M et ne fera que la natation et le vélo à l’envie. A ma gauche, un ancien, licencié à Carpentras, qui s’est installé tranquillement squattant allègrement tout l’espace autour de son vélo. Il daigne me faire une petite place, je ne dis rien mais je bous intérieurement (faut pas trop me chauffer le matin des courses…). Ligne de départ natation, je suis au premier rang, rubalise au torse, arbitre à mes côtés et drône droit devant. 10-9-8-7-6-5-4-3-2-1- Feu !!! Tirer de l’eau, pousser avec les jambes, tête baissée, tenir pour s’extraire du pack. Je lève la tête, la direction est bonne, j’envoie. Parcours sans encombre, un passage seul suite à une prise de direction en bordure de lac puis retour dans les pieds au sein d’un petit groupe de 4 à 5 nageurs. Je sors de l’eau, j’entre dans le parc, il y a beaucoup de vélos, j’aperçois un des organisateurs du Natureman qui pour moi a un très bon niveau et j’entends le speaker annoncer la sortie de l’eau de Froelich une des favorites de la course féminine. Ces petites indications me laissent à penser que j’ai plutôt bien nagé. Mon chrono ne s’est pas déclenché et je n’ai donc pas connaissance de mon temps natation.

Antoine 8J’enfile mon dossard, je me casque, je me chausse et me rends compte que j’ai oublié mes lunettes de soleil. Pas le choix, je ferai sans, de toutes façons, ce n’est pas la luminosité qui va me gêner car au moment où je pars, il pleut légèrement. Le parcours vélo est difficile, plus de 2000m de dénivelé positif au programme. Les kilomètres passent et en même temps, un certain nombre de concurrents. Je commence un peu à m’inquiéter après une heure de course, j’interroge un mec sur le bord de la route : « Tu sais combien il y en a devant ? ». Le mec me répond : « Tu es entre la 35ème et la 50ème place, les 10 premiers sont intouchables mais derrière, ça reste jouable ! ». Je comprends alors que j’ai dû vraiment bien nager, moi qui pensais être autour de la 100ème place, c’est normal que je me fasse doubler, je vais poursuivre à mon rythme sans essayer de suivre les mecs mais sans trop me relâcher non plus. Au pied de la dernière ascension, un mec m’annonce 58ème. C’est bon ça ! Je reste sur ma dynamique. Quelques kilomètres à fort pourcentage puis la pente s’ adoucie, demi-tour au sommet puis descente appliquée sur une route qui a eu le temps de sécher. J’entre dans le parc à vélo en ayant calculé être en 63ème position.

Antoine 6Place à la course à pied, advienne que pourra, ça va se jouer au mental, c’est dur mais je me dis que si c’est dur pour moi, ça l’est également pour les autres. Quelques concurrents sont suivis par des supporters ou coachs à VTT, ce n’est pas trop autorisé mais je ne m’en formalise pas. Je passe un bon moment à jouer à « je te passe, tu me passes » avec la cinquième féminine, Claire Callone (c’est marqué sur sa trifonction) du CRV. Elle a un gros mental mais finit par lâcher. Cécile m’attend à 300m de l’arrivée, elle m’encourage vivement. Je passe la ligne en 6h01’56’’ avec la sensation d’être véritablement allé au bout de mes forces. La première photo en atteste, non ?

Lundi, les résultats sont publiés sur le net, je découvre mon classement natation, j’ai fait le 32ème temps en 32’06. C’est de loin ma meilleure performance sur Half. Le gros entraînement estival commence à payer, c’est encourageant d’autant plus que je reste persuadé que la natation conditionne véritablement la suite de la course.

Un grand merci à Didier et Pascal de Mont-Blanc Triathlon qui ont organisé ces deux jours dédiés au triple effort, de main de maître. Bravo aussi aux bénévoles qui étaient en nombre et qui ont tout mis en oeuvre pour préserver notre intégrité physique face à des automobilistes pas toujours très tolérants…

Résultats complets ici

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